Mot clef "violence"

La seule réponse à la violence en Grèce, c'est la justice

"Il est ridicule de découvrir la violence parce qu’elle éclate sur un plateau télé, alors qu’on se tamponne du fait que chaque soir, dans les rues d’Athènes, des dizaines de nos concitoyens tombent sous les coups de cette violence qu’a subie Liana Kanelli de la part du député de l’Aube Dorée, mais de manière encore plus sauvage."

Grèce : révolte des migrants du camp de rétention d'Amygdaleza

On ne peut même plus parler de « dérive », tant les derniers évènements du camp de rétention d’Amygdaleza sont inqualifiables. Inqualifiables au point que les journalistes grecs, pour représenter la réalité quotidienne de ces camps, n’ont rien trouvé de plus vrai que la formule « camps de l’enfer ». C’est violent, et ça renvoie aux heures noires de l’Histoire, où les mots manquaient pour qualifier l’abomination. On parlait jadis des « camps de l’horreur » d’un « enfer sur terre » ou plus pudiquement de « l’indicible ». Mais à Amygdaleza, ce n’est pas un projet d’extermination qui tue, mais l’indifférence. L’indifférence d’un Etat qui laisse ses forces de l’ordre malmener les populations incarcérées. L’indifférence d’un Etat qui reste sourd aux dénonciations de conditions de vie inhumaines.

Grèce : témoignage d'une journaliste emprisonnée dans son propre corps depuis 7 ans

Angeliki Hatzidimitriou, victime de violences perpétrées par un agent de sécurité de la compagnie d’électricité grecque DEI, se retrouve tétraplégique. "Ils m’ont forcé à abandonner mes enfants, en CP et CE1 à l’époque. Ils m’ont obligé à les laisser à l’âge où ils avaient le moins de souvenirs. Je ne peux ni les toucher, ni leur parler, ni les aider".