Police

Plus de répression en réponse au soulèvement du camp d'Amygdaleza en Grèce

Les « invités » d’Amygdaleza sont privés de sortie et comptent déjà 48 heures enfermés dans leurs containers, courant le risque d’être affectés de coups de chaleur. La majorité des containers ont l’électricité coupée et la climatisation ne fonctionne pas. Certains sont même privés d’eau courante. La Grèce continue de se moquer éperdument des droits de l'homme.

Grèce : révolte des migrants du camp de rétention d'Amygdaleza

On ne peut même plus parler de « dérive », tant les derniers évènements du camp de rétention d’Amygdaleza sont inqualifiables. Inqualifiables au point que les journalistes grecs, pour représenter la réalité quotidienne de ces camps, n’ont rien trouvé de plus vrai que la formule « camps de l’enfer ». C’est violent, et ça renvoie aux heures noires de l’Histoire, où les mots manquaient pour qualifier l’abomination. On parlait jadis des « camps de l’horreur » d’un « enfer sur terre » ou plus pudiquement de « l’indicible ». Mais à Amygdaleza, ce n’est pas un projet d’extermination qui tue, mais l’indifférence. L’indifférence d’un Etat qui laisse ses forces de l’ordre malmener les populations incarcérées. L’indifférence d’un Etat qui reste sourd aux dénonciations de conditions de vie inhumaines.