Justice

Grèce : A. Georgiadis réins­taure une loi stigmatisant les séropositifs (abro­gée par déci­sion de la Cour en mars 2013)

Elles avaient été affichées dans tous les médias grecs. Détenues pendant plusieurs mois, humi­liées et stig­ma­ti­sées, les femmes incri­mi­nées pour séro­po­si­ti­vité avaient toutes été blan­chies de l’accusation de « ten­ta­tives de lésions cor­po­relles graves ». La loi qui avait permis l'opération de ratissage a été abrogée en mars 2013. Le nouveau ministre de la santé Adonis Georgiadis la réinstaure dès son arrivée au ministère. La chasse au sorcière va pouvoir continuer.

Justice et droits de l'homme en Grèce : la lettre de Kostas Sakkas

"Il est un fait que le système politique traverse la période la plus critique et la plus instable depuis la chute de la dictature des colonels, suite aux effets de la crise capitaliste mondiale. Il est également un fait que la répression et, en général, l’attitude autoritaire de l’état est la « dernière carte » que celui-ci peut jouer pour assurer la paix sociale soumise et pour éviter que la réaction généralisée ne s’exprime en adoptant des formes de soulèvement organisées et plus essentielles." Costas Sakkas, depuis sa cellule de Korydallos, dans la banlieue sud d'Athènes

Il y a deux ans, le gouvernement déclarait la guerre à ses citoyens en Grèce

2 ans après la répression des forces de l'ordre en Grèce. Nous n'oublions pas : "Et là, le nuage de fumée est arrivé. Impossible de respirer. Toutes les issues de la place étaient bouclées. Seule fuite possible : le métro, qui, déjà, rassemblait beaucoup de monde. Ils nous ont envoyé des gaz dans le métro ! J’ai vu une personne âgée s’évanouir. Un homme en sang. Mais rien n’a été expliqué dans les médias ! Ils nous ont déclaré la guerre !”.

Soulèvement turc : des racines du conflit à son essoufflement

Depuis Istanbul, Gregory Dziedzic revient sur le soulèvement turc et la répression incroyable d'Erdogan. Violences policières, produits chimiques dans les canons à eaux, arrestations des médecins et des avocats qui aident les manifestants : il y aurait encore entre 300 à 700 personnes arrêtées par la police et dont on est jusqu'à présent sans nouvelle