Immigration

Grèce : chronique d'un crime d'Etat

"j’ai amené ma famille pour la sauver des flammes de Syrie pour qu’elle brûle en Grèce ?". Référence à la mort de Lamis Abounahi et de ses deux enfants, Udaï, 3 ans, et Laïal, 9 mois, suite à un incendie dans les montagnes de l’île de Samos.

Pour les étrangers en Grèce, c'est la villa ... ou les camps

Le blogueur à l'humour cinglant Pitsirikos revient sur les différences de traitements que réserve la Grèce aux étrangers : "Les choses sont simples : vous êtes étranger, vous achetez une maison en Grèce pour plus de 250 000 €, et vous obtenez un permis de séjour. Si vous n’avez pas 250 000 € pour acheter une propriété, vous finissez à Amygdaleza."

"La Grèce devient un grand camp de concentration"

Dans cet article de 2011, Rebecca Omonira-Oyekanmi revenait sur le parcours du combattant que doivent effectuer les migrants pour obtenir le droit d'asile et espérer sortir de Grèce. Elle s'était rendue auprès de ces familles et avait interviewé l'avocat Spyros Rizakos, qui ne mâchait pas ses mots.

Plus de répression en réponse au soulèvement du camp d'Amygdaleza en Grèce

Les « invités » d’Amygdaleza sont privés de sortie et comptent déjà 48 heures enfermés dans leurs containers, courant le risque d’être affectés de coups de chaleur. La majorité des containers ont l’électricité coupée et la climatisation ne fonctionne pas. Certains sont même privés d’eau courante. La Grèce continue de se moquer éperdument des droits de l'homme.

Le SYRIZA demande une enquête et la fermeture des "centres de détentions infernaux"

Le SYRIZA demande l'ouverture d'une enquête, ainsi que la fermeture immédiate des camps de rétentions, et l'ouverture de centres d'accueil ouverts : "Mais avant tout, nous demandons la fermeture immédiate de ces centres de détentions infernaux, et à la place, l’ouverture de centres d’accueil et d’hospitalité qui puissent assurer des conditions de vie décentes et un jugement individuel pour les immigrants et les réfugiés ayant droit à une protection internationale."

Grèce : révolte des migrants du camp de rétention d'Amygdaleza

On ne peut même plus parler de « dérive », tant les derniers évènements du camp de rétention d’Amygdaleza sont inqualifiables. Inqualifiables au point que les journalistes grecs, pour représenter la réalité quotidienne de ces camps, n’ont rien trouvé de plus vrai que la formule « camps de l’enfer ». C’est violent, et ça renvoie aux heures noires de l’Histoire, où les mots manquaient pour qualifier l’abomination. On parlait jadis des « camps de l’horreur » d’un « enfer sur terre » ou plus pudiquement de « l’indicible ». Mais à Amygdaleza, ce n’est pas un projet d’extermination qui tue, mais l’indifférence. L’indifférence d’un Etat qui laisse ses forces de l’ordre malmener les populations incarcérées. L’indifférence d’un Etat qui reste sourd aux dénonciations de conditions de vie inhumaines.