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Un "Armateur grec bien connu" accusé d'être à la tête d'un racket criminel

22 juillet 2015

Justice armateur corruption criminalité Grèce

Un procureur d’Athènes accuse un armateur bien connu et l’un de ses associés d’être à la tête d’un racket qui a impliqué chantage et extorsion d’autres entrepreneurs.


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L'homme est bien connu en Grèce. En fait, il est devenu largement connu quand il a investi dans plusieurs médias il y a près d'une décennie. Avant cela, pratiquement aucun Grec ne connaissait le jeune armateur - en dehors de ses collègues armateurs, bien sûr.

Il y a deux ans, l'homme a passé 8 mois de prison pour un présumé cas de détournement de fonds. Il a été libéré en attendant son procès. L'armateur est maintenant à nouveau visé par les autorités judiciaires. Mardi, un procureur d'Athènes a porté une série d'accusations graves contre lui et l'un de ses proches collaborateurs.

Après une longue enquête menée par quatre procureurs, les autorités accusent maintenant l'"armateur bien connu" d'être à la tête d'un racket criminel. Les charges comprennent le chantage, l'extorsion, des menaces, des écoutes téléphoniques illégales, des passages à tabac et même une tentative d'homicide commis par l'associé de l'armateur.

Selon le rapport du procureur, les victimes se plaignaient de comportement violent du gang. Parmi eux se trouvait un avocat qui aurait été "brutalement" battus et des hommes d'affaires bien connus qui ont subit le comportement criminel de l'organisation et ont été exposés à de l'extorsion, à des menaces et à des dommages corporels.

L'homme d'affaires et son associé, identifié comme VR et AP dans le rapport, font face à des accusations d'être à la tête d'une organisation criminelle et d'avoir agit comme des complices moraux d'une série de crimes commis par les employés. Ces derniers font face à des accusations de tentative d'homicide pour avoir causé des lésions corporelles graves et de détention d'armes.

Les conclusions du procureur affirment également que la "task force" de l'organisation qui a commis des crimes de toutes sortes, a été créée par d'anciens policiers et "hommes de main" de nationalité étrangère.

Alors que les premières fuites sur l'affaire ne nommaient pas cet "armateur bien connu" et son associé, plus tard, les initiales ont été donnés à la presse. Certains sites comme The Toc et Zougla ont rendu les noms public immédiatement.

Ce mercredi, l'avocat de l'"armateur bien connu" a déclaré aux médias que son client Victor Restis n'a rien à voir avec l'affaire. Selon l'avocat, le rapport du procureur a été divulgué à la presse avant que son client et ses avocats n'aient été informés. "Le procès va confirmer que mon client n'a rien à voir avec les accusations," a dit l'avocat dans une déclaration.