5 ans d'actualité indépendante sur les crises en Grèce

Podemos et Syriza : "Nous prenons d'abord Athènes, puis Madrid"

23 janvier 2015

Politique Alexis Tsipras élections Grèce Pablo Iglesias Podemos Syriza

Les leaders de Podemos et Syriza, Pablo Iglesias et Alexis Tsipras, main dans la main à quelques jours des élections en Grèce.


399 mots   2190       Comments

Pablo Iglesias sur la radio Sto Kokkino (photo Panagiotis Grigoriou)

Pablo Iglesias sur la radio Sto Kokkino (photo Panagiotis Grigoriou)

Le leader de Podemos, Pablo Iglesias était à Athènes aujourd'hui pour apporter son soutien à Alexis Tsipras dans des élections qui pourraient être historiques en cas de victoire de Syriza dimanche. Alexis Tsipras l'a d'ailleurs rappelé lors de son discours place Omonia à Athènes: "Dimanche, nous allons faire l'histoire".

Lors d'une interview à la radio Sto Kokkino, démarrée en musique avec le «Canto General» (*) et suivie depuis les studios par mon ami Panagiotis Grigoriou, Pablo Iglesias a déclaré : "pour nous, Samaras et Rajoy sont des piètres versions de Angela Merkel. Les politiques suivies ont aggravé le chômage, l'austérité et la dette. Pour inverser cette situation nous avons besoin de la réaction de la part des citoyens. Nous disons pour l’instant «oui» à l'euro puisqu’il est inévitable, mais pas à la manière dont fonctionne cette zone euro".

"Après les élections de dimanche, les Grecs auront enfin un premier ministre grec et non pas un valet de Merkel. SYRIZA, PODEMOS et le Sinn Féin en Irlande, sont la promesse d’avenir pour la majorité des peuples en Europe, et cette promesse doit être en même temps soutenue par un grand mouvement populaire", a-t-il ajouté.

Place Omonia pour le rassemblement de Syriza et le discours de Tsipras (photo @MakisSinodinos)

Place Omonia pour le rassemblement de Syriza et le discours de Tsipras (photo @MakisSinodinos)

Pablo Iglesias était également présent au discours d'Alexis Tsipras, qui a promis de "faire revenir la démocratie en Grèce".

Le leader de Syriza a mentionné la vision que son parti a de la Grèce : "la justice, une société ouverte et l'égalité des chances pour tous", rappelant que Syriza "ne fera pas de coalition avec des personnes qui soutiennent Merkel".

S'en prenant à Antonis Samaras, Tsipras a déclaré que "la seule faillite en Grèce sera celle de Samaras et de sa bande d'extrême-droite dès lundi".

Se terminant sur la chanson de Leonard Cohen "First we take Manhattan" (and we take Berlin), ce rapprochement des deux leaders des partis grecs et espagnols peut donner de l'espoir. Tsipras l'a d'ailleurs affirmé sur twitter : "L'espoir est là, en Grèce et en Europe" avant de conclure sa soirée par le tweet "Nous prenons d'abord Athènes, puis Madrid" :