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Le mur d'Evros de Samaras

14 janvier 2015

Politique Antonis Samaras Charlie Hebdo Evros Grèce

Les propos de Samaras utilisant la tragédie de Charlie Hebdo pour sa campagne électorale, vus par le blogueur grec Pitsirikos


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"Moi j'ai le mur" sur la pancarte tenue par Samaras

"Moi j'ai le mur" sur la pancarte tenue par Samaras

Le jour de l'attaque meurtrière dans les bureaux du journal satirique Charlie Hebdo à Paris, le premier ministre Antonis Samaras a dit: “Aujourd'hui à Paris nous avions un carnage avec 12 morts et pendant ce temps ici certains invitent des émigrés étrangers”.

C'est à dire qu'Antonis Samaras croit que les réfugiés syriens avec leurs familles, qui quittent la Syrie pour échapper aux fascistes islamistes, sont eux aussi djihadistes.

De plus, Antonis Samaras croit que le mur d'Evros – comme si notre pays n'avait pas d'innombrables autres passages en Egée – arrêtera tous les djihadistes qui veulent venir en Grèce.

Antonis Samaras croit encore que, si les djihadistes veulent attaquer la Grèce, ils passeront la douane avec les Kalachnikov.

Peut-être qu'Antonis Samaras croit que si devant les bureaux de Charlie Hebdo il y avait eu un mur, les assassins djihadistes n'auraient pas tué les 12 Français.

Mais les assassins étaient des citoyens français. Quel mur les arrêtera?

Naturellement, Antonis Samaras ne croit rien de ce qu'il dit. En outre, Antonis Samaras avait déclaré à Paris qu' “en Grèce, cependant, les immigrés sont comme des otages puisqu'en fait ils veulent aller ailleurs”.

Le jour de l'assassinat sauvage des 12 citoyens français, Antonis Samaras – comme un joyeux égorgeur - essaie d'effrayer les Grecs pour qu'ils votent pour lui aux élections.

Que c'est déprimant et misanthropique!

Antonis Samaras sait qu'il s'adresse à des retardés.

Alexis Tsipras le sait aussi. C'est pour cela qu'avant hier il lâchait des pigeons à Theofania.

La Grèce doit changer.

La Grèce ne changera pas par les politiciens.

La Grèce changera par les Grecs.

Bien-sûr, il faudra que les Grecs le veuillent aussi.