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Les violences policières en Grèce « frappent le droit démocratique évident à l’information »

15 novembre 2014

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Participants
Christine
Okeanos

Si le CRS qui a agressé et blessé un photo-reporter lors de la manifestation du 13 novembre dernier à Athènes a été identifié, le président de l’Union des photo-reporters rappelle que ces violences en Grèce « frappent le droit démocratique évident à l’information ».


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La police antiémeute tabasse

La violence de la police antiémeute contre les étudiants le jeudi 13 novembre 2014

Le policier des forces anti-émeutes, âgé de 24 ans, qui a agressé un photo-reporter en le frappant à la tête avec sa matraque lors de la manifestation des étudiants de jeudi a été identifié et mis en disponibilité. Le dossier et le matériel de l'instruction préliminaire réunis grâce à l'enquête de la direction générale de la police de l'Attique sont déjà transmis au parquet compétent.

Hier, Marios Lolos, président de l'Union des photo-reporters, victime à plusieurs reprise de ces violences policières, à déclaré à left.gr qu'un contrôle abusif avait été fait sur un collègue par la police antiémeute. Alors que l'Union a demandé une enquête, Marios Lolos "ne comprend pas la violence démesurée de la police face aux étudiants qui voulaient entrer dans l'école polytechnique". Il termine en rappellant que "les photo-reporters sont les yeux des gens" et que "le droit à l"information appartient au citoyen" :

Hier également, le ministre de l'ordre public, Vasilis Kikilias, a eu un entretien téléphonique avec le photo-reporter blessé et lui a promis que le policier ayant enfreint les ordres du directeur général de la police de l'Attique serait rapidement identifié. Comme Marios Lolos le rappelle dans la vidéo, le directeur avait donné l'ordre de ne pas intervenir dans le travail des journalistes et des photo-reporters.

L'enquête ordonnée semble avoir rapidement porté ses fruits. La division impliquée dans l'incident avec le photo-reporter a été identifiée, tout comme le jeune policier qui, au cours de l'incident, quand ses coordonnées lui avait été demandées, avait répondu “vous les trouverez au centre des opérations”.

Notons que 7000 policiers auraient été mobilisés pour la commémoration du soulèvement des étudiants de l'école Polytechnique contre la dictature des colonels le 17 novembre 1973. Cette journée, restée le symbole de la lutte pour la liberté en Grèce, est marquée chaque année de plusieurs commémorations à l'école Polytechnique.

A suivre dès lundi...

Source : blogspot.gr