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Le budget grec pour 2015 «carbure» aux impôts

15 octobre 2014

Economie austérité budget Grèce impots

Projet de budget 2015 : mesures d’austérité de 2,7 milliards d’euros, plus 1 milliard d’euros de nouveaux impôts et une coupe de 1,7 milliard d’euros dans les dépenses publiques.


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dessin : Arend van Dam

dessin : Arend van Dam

Le projet de budget 2015 apporte un supplément de 1 milliard d'euros d'impôts, par comparaison à l'année en cours. Un projet de budget qui n'est pas définitif, étant donné que la troika n'a pas encore donné son accord final.

Selon les chiffres de base qu'a présenté le vice-ministre des finances, Christos Staïkouras, les impôts directs passeront à 22,1 milliards d'euros tandis que les dépenses diminueront de 1,7 milliard d'euros.

L'objectif d'excédent primaire en 2015 demeure inchangé à 2,9% soit 5,4 milliards d'euros contre 3% prévus par le mémorandum. Pour cette année on comptabilisera un excédent qui s'élèvera à 2% du PIB soit 3,6 milliards d'euros, au lieu de 1,5% du PIB.

Le projet inclut les mesures positives d'étendue limitée annoncées par le premier ministre, telles que la réduction de 30% de la contribution exceptionnelle de solidarité, le maintien à 13% de la TVA sur la restauration et la réduction de 30% de la taxe spéciale à la consommation sur le fioul de chauffage, qui équivaut à une baisse d'à peine 10 centimes du prix de vente.

D'autre part, les revenus des cadres des Forces Armées et des Corps de Sécurité seront rétablis, avec la restitution rétroactive de leurs salaires à partir du 1er juillet 2014. Au total les éléments de correction des rémunérations spéciales après les décisions judiciaires, s'élèvent à 541 millions d'euros, pour 2014.

Les impôts seront, une fois n'est pas coutume, le principal «carburant» du nouveau budget: ils augmenteront tant sur l'immobilier que sur les revenus. Les impôts directs augmenteront de 805 millions, pour passer à 22,1 milliards d'euros, tandis que les impôts indirects augmenteront de 930 millions d'euros, pour atteindre les 25,2 milliards.

Les recettes totales du budget devraient atteindre 55,405 milliards d'euros, en augmentation de 515 millions, tandis que les dépenses devraient être contenues à 55,6 milliards d'euros en 2015 contre 57,344 milliards en 2014, en diminution de 1,7 milliard d'euros.

Le budget pour les salaires du secteur public est «gelé» à 18,6 milliards d'euros, étant donné que le rapport sur les économies réalisées grâce à la nouvelle grille des salaires unique sur les dépenses n'est pas encore prêt.

De façon plus analytique, selon le projet:

  • le PIB «gonflera» pour la première fois, après 7 ans de récession, s'élevant à 188,2 milliards d'euros contre 182,2 milliards que l'on estime pour cette année.
  • Les recettes provenant des impôts devraient augmenter d'un milliard d'euros, tandis que les dépenses diminuent de 1,7 milliard.
  • Les rentrées nettes du budget de l'état devraient atteindre les 50,7
    milliards d'euros, en augmentation d'environ 1 milliard par rapport à 2014.
  • Les dépenses primaires devraient être de 41,8 milliards contre les
    42,4 milliards de cette année.
  • La dette du gouvernement général est devrait s'élever à 316,1 milliards d'euros, soit 168% du PIB, contre 318,6 milliards pour cette année-ci.
  • Les dépenses au titre d'intérêts devraient s'élever à 5,9 milliards d'euros, ce qui représente une hausse de 200 millions d'euros par rapport à celles de cette année-ci.
  • Les dépenses du Programme d'Investissements Publics seront de 6,4 milliards d'euros
  • Des réserves de 1 milliard sont prévues.
  • Le chômage va... diminuer à 22,5% contre 24,5% cette année-ci et l'inflation «courra» à 0,3%.

Traduction : Rémy pour Okeanews