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Le futur revenu minimum garanti est ... sous le seuil de pauvreté

14 octobre 2014

Economie Antonis Samaras austérité exclusion sociale Grèce pauvreté revenus

La Grèce a présenté mardi l’expérimentation, à partir de 2015, d’un revenu minimum garanti pour les plus démunis, dans treize communes du pays. Ce revenu est sous le seuil de pauvreté, selon la définition de l’agence de surveillance du budget du Parlement.


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Près d'un quart des Grecs, ou 23,1% de la population, étaient menacées de pauvreté en 2013, le pourcentage le plus élevé dans l'Union européenn

Près d'un quart des Grecs, ou 23,1% de la population, étaient menacées de pauvreté en 2013, le pourcentage le plus élevé dans l'Union européenn

«Nous inaugurons un outil de politique sociale pour la protection de nos concitoyens les plus faibles, pour la lutte contre la pauvreté et pour l’insertion de ceux qui menacent de se retrouver à la marge», a déclaré le Premier ministre Antonis Samaras.

"La justice sociale favorise le développement et consolide la démocratie dans notre pays", a ajouté le Premier ministre.

Dans son allocution, le vice-Premier ministre, Evangelos Venizelos, a souligné que la mesure  produira bientôt des résultats.

Ce nouveau revenu minimum garanti verra les bénéficiaires recevoir des paiements mensuels allant de 200 € par mois pour une personne seule sans aucun revenu à 400 € pour un couple marié avec deux enfants mineurs sans revenus.

Ces paiements laisseront donc toujours les bénéficiaires sous le seuil de pauvreté fixé à 432 € par mois pour une personne ou 908 € pour une famille de quatre.

La Grèce, seul pays de l'UE sans aide sociale minimum garantie, va lancer l'expérimentation dans 13 des 325 municipalités du pays. Les municipalités choisies sont Drama, Edessa, Grevena, Halkida, Ioannina, Kallithea (in Athens), Karditsa, Lefkada,  Malevizi (Crete), Mesolongi, Tripoli, Samos et Syros, et représentent environ 7% de la population du pays.

Hier, ELSTAT, dans son rapport sur les conditions de vie en Grèce en 2013, avait révélé que 20.3% de la population vivait dans une privation matérielle (23.3% des enfants) et que presque 30% de la population ne pouvait pas chauffer le logement correctement.