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Vers la création d'un parti entre l'ancien bras droit du PM Samaras et des membres "sérieux" de l'Aube Dorée ?

6 octobre 2014

Politique Aube Dorée Grèce Ilias Kasidiaris partis politiques Takis Baltakos

Le leader de l’Aube dorée Nikos Michaoliakos, qui, avec d’autres personnalités de l’Aube Dorée, est considéré par ceux qui planifient la nouvelle entité comme de l’histoire ancienne et serait exclu du nouveau parti.


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Baltakos et Kasidiaris (Photos : Ethnos.gr)

Baltakos et Kasidiaris (Photos : Ethnos.gr)

Takis Baltakos, l'ancien secrétaire de cabinet et bras droit du Premier ministre Antonis Samaras, prévoit une nouvelle force politique de droite qui pourrait inclure des éléments «sérieux» de l'Aube Dorée, selon le journal Ethnos.

Baltakos a été contraint de démissionner en avril après la diffusion par l'Aube Dorée d'une vidéo le montrant dans ce qui semblait être une conversation amicale dans son bureau parlementaire avec le député et porte parole de l'Aube Dorée Ilias Kasidiaris.

Selon Ethnos du dimanche, Baltakos espère créer son parti en février au plus tard. Le journal affirme également que Kasidiaris, actuellement en détention provisoire ainsi que d'autres dirigeants de l'Aube Dorée, seraient impliqués dans cette aventure.

Le leader de l'Aube dorée Nikos Michaoliakos, qui, avec d'autres personnalités de l'Aube Dorée, est considéré par ceux qui planifient la nouvelle entité comme de l'histoire ancienne et serait exclu du nouveau parti.

Depuis sa démission du poste le plus important dans l'entourage du premier ministre Antonis Samaras, Baltakos n'a fait aucun secret de ses plans politiques. Interrogé en Août si formerait un nouveau parti, il avait dit que "le moment venu, tout aura été fait".

Dans un entretien avec To Vima en Août, Baltakos, qui a décrit l'église orthodoxe et les forces armées comme les "piliers de la nation», a déclaré qu'il était impératif pour la Nouvelle Démocratie de se balancer vers la droite pour regagner les 16,5% de l'électorat qui se trouvent à l'extrême.

"C'est la seule façon. Si la Nouvelle Démocratie ne se tourne pas vers la droite pour absorber la majorité des électeurs de droite, cette lacune sera comblée. Le conte de fées de la gauche doit se terminer. Il est temps d'exonérer à la droite [sa] culpabilité injustifiée", a-t-il dit.

Il envisage une version grecque d'un "parti gaulliste", qui serait dirigé par un militaire. "Il devrait être une forte personnalité, entre de Gaulle et Papagos".

Dans son interview pour To Vima, Baltakos a confirmé qu'il avait rencontré l'ancien chef grec de l'état-major de l'armée Frangoulis Frangos, qui est connu pour ses opinions tranchées sur les questions nationales, mais n'a donné aucun détail sur le contenu de leurs entretiens.

Avec d'autres chefs militaires, Frangos a été retiré de son poste en Novembre 2011, peu de temps avant que le premier ministre Georges Papandréou fut contraint de démissionner en tant que Premier ministre. To Vima a plus tard lié le remplacement des hauts gradés du pays avec un coup d'Etat "qui n'a pas eu lieu" .

Le mois dernier, le journal des rédacteurs avait révélé que Baltakos maintenait des lignes de communication directes avec l'Aube Dorée, au point même d'orienter le parti néonazi sur la façon de voter au parlement et de féliciter ses députés pour leur comportement turbulent.

La possibilité de la Nouvelle Démocratie de former une coalition avec une Aube Dorée "plus sérieuse" dorée avait été abordée par le journaliste Babis Papadimitriou de Skai TV, le 11 Septembre 2013, un jour avant que les voyous de l'Aube Dorée n'agressent des membres du parti communiste à Perama (voir ici) et cinq jours avant qu'un membre du parti néonazi ne poignarde à mort Pavlos Fyssas.

Source : Ethnos et le blog de Damomac
Adaptation : Okeanews