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Aube Dorée : "Les communistes, on les a écrasés à Perama"

12 septembre 2014

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La conversation téléphonique qui prouve l'implication d'Aube Dorée dans l'incident de Perama en 2013 qui avait fait au moins 10 blessés.


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Le député AD Ioannis Lagos lors de son arrestation

Le député AD Ioannis Lagos lors de son arrestation (photo : source To Pontiki)

Un an s’est écoulé, jour-pour-jour, depuis l’attaque meurtrière de l’escadron d’attaque d’Aube Dorée à Perama, visant un groupe de colleurs d’affiches du PAME (organe syndical du parti communiste de Grèce). Suite à l’attaque, au moins dix membres du PAME avaient été blessés. Parmi eux, le président du syndicat du métal, Sotiris Pouikogiannis, frappé à la tête à l’aide d’un objet tranchant. Plus tard, lors d’une enquête menée dans les locaux de l’antenne d’Aube Dorée, on avait découvert des gourdins auxquels étaient fixés des pointes métalliques improvisées.

Comme d’habitude, Aube Dorée avait nié toute participation à l’incident de Perama et s’était empressée de dénoncer les « mensonges des bolchéviques », tandis que la page web de l’antenne locale prétendait que « il n’existe aucun témoignage indiquant que [les agresseurs] étaient des gens proches d’Aube Dorée».
 
Conversation téléphonique
 
Aujourd’hui, le Journal des Rédacteurs publie un nouveau document important. Il s’agit de la conversation téléphonique (voir en fin d'article) entre le « dirigeant régional » de l’organisation nazie, Ioannis Lagos (député au Parlement grec et chef de secteur AD du Pirée, et le membre local, Sotiris Develekos, candidat-conseiller régional au Pirée, avec AD. La conversation a eu lieu quelques minutes après l’agression et constitue une preuve complète de l’action organisée de l’escadron d’attaque local.

La conversation, qui prouve le rôle dirigeant de Giannis Lagos, a eu lieu la nuit du 12 au 13 septembre 2013, à 00h37. Les deux hommes y parlent avec… fierté de l’agression qu’une équipe de membres d’AD a menée contre 45 personnes qui allaient coller des affiches.

À la fin de l’entretien des deux hommes, on constate aussi clairement les directives venues d’en haut du parti, étant donné que Lagos a donné l’ordre à l’escadron de se disperser et que chacun rentre chez soi, tandis que son interlocuteur (qui est actuellement membre du Comité central d’AD) marqua son accord en disant : «Ben, oui, qu’on ne se fasse pas pincer et finir mal»


La conversation téléphonique :