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La Grèce s’abstient de voter pour la protection des pays endettés

11 septembre 2014

Economie abstention Argentine dette Grèce ONU

Message triomphant sur Facebook pour la présidente de l'Argentine sur la nouvelle résolution de l'ONU.


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ΟΗΕ ψηφοφορία για χρεωκοπία

Le résultat du vote (source avgi)

"Effectivement, aujourd’hui est un jour très particulier pour tous les Argentins. Aujourd’hui, nous devons tous être très fiers.C'est avec un post triomphant sur facebook que la Présidente de l’Argentine a salué la résolution de l'ONU adoptée hier, et selon laquelle une convention internationale pour la faillite et la restructuration de la dette souveraine devrait être achevée avant la prochaine Assemblée de l’Organisation, l’année prochaine, où elle sera votée.

La résolution a été adoptée avec  124 votes pour, 11 votes contre et 41 abstentions.

"La contribution du G-77 et de la Chine fut déterminante dans la réalisation de cet objectif. Depuis plus de 10 ans, ce groupe de pays luttait pour obtenir cet accord, soutenant qu’il était possible et demandant que ne se répète plus ce qui se passe avec les fonds de placement qui s’adonnent au banditisme en Argentine. "On a dit que " l’Argentine nous a ouvert les yeux et je pense que, pour ça, nous sommes tous en droit d’être fiers, aujourd’hui", écrivit Kirschner sur sa page facebook en soulignant le caractère historique de la décision.

"Ceux qui ont voté contre doivent comprendre un jour que nous avons besoin d’un monde plus équitable ou voleront plus de colombes et moins de vautours, dans tous les domaines. Un monde plus équilibré, non pas seulement dans le domaine économique mais aussi dans l’armement et les conflits", dit-elle, en s’adressant à la communauté internationale.

Hier, le journal grec Avgi expliquait :

Nous savions bien que, jusqu’à présent, les gouvernements grecs n’ont pas négocié. Nous constatons également tous les jours qu’ils ont adopté et rabâchent les arguments des créanciers. Ils s’apprêtent à se rendre à Washington pour discuter de la dette. Mais, ils ne respectent même pas les apparences. L’abstention de la Grèce du vote à l’ONU pour les pays endettés montre combien ils sont intégrés à la troïka. Ils sont plus Merkel que Merkel, un fonds plus spéculateur que les fonds spéculateurs.

Nous nous souvenons des gouvernementaux qui, il y a quelques semaines, estiment raisonnable qu’un spéculateur exige de l’Argentine un intérêt de 1.680% sur l’investissement initial. Mais, se soumettre au maître-chanteur est une chose et en adopter les arguments en est une autre...

Notre pays s’est abstenu du vote à l’ONU pour la protection des pays endettés qui représentera une arme morale et politique particulièrement importante pour la Grèce. La résolution a été adoptée avec 124 votes pour,11 contre et 41 abstentions. Encore heureux qu’elle ne figurait pas parmi les 11, dont l’Allemagne, la Finlande, la Tchéquie et le Royaume-Uni.

Mais, il faut croire que notre pays n’a pas besoin d’un cadre plus équitable. Il suit parfaitement les prescriptions de Berlin. Ou, ainsi que G. Stournaras (l’ex-ministre des finances) avait résumé en répondant à une question concernant la réduction de la dette : « Oui, c’est l’intérêt de la Grèce, mais quand j’en ai parlé à Schauble, il m’a dit 'Giannis forget it' (Giannis, n’y pense même pas) ».