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Alexis Tsipras fustige la politique occidentale en Ukraine

13 mai 2014

Diplomatie Alexis Tsipras Fascisme Grèce Russie Syriza Ukraine

"Il s'agit d'une régression pour nous de voir le fascisme et les néo-nazis entrer à nouveau dans les gouvernements européens et que cela soit accepté par l'UE"


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Le leader Syriza Alexis Tsipras a fustigé la politique occidentale en Ukraine et a exprimé son soutien pour les référendums séparatistes lors d'une visite officielle à Moscou, sur invitation du gouvernement russe.

Le leader de Syriza Alexis Tsipras rencontre Valentina Matvienko, qui préside la Chambre haute de la Russie

Le leader de Syriza Alexis Tsipras rencontre Valentina Matvienko, qui préside la Chambre haute de la Russie

"Nous croyons que le peuple ukrainien doit être souverain et devrait décider d'une manière démocratique et par référendum sur l'avenir", a déclaré Tsipras, cité par l'agence de presse AMNA gérée par l'Etat.

Une source du parti Syriza a dit à EnetEnglish que Tsipras a déclaré à plusieurs reprises que tout ce qui se passe en Ukraine doit être en conformité avec le droit international, et que le soutien pour le référendum se réfère uniquement à une éventuelle fédéralisation de l'Ukraine. Mais cette précision était absente des remarques d'hier.

Alors que Tsipras a dit qu'il était en visite en Russie en sa double qualité de chef de l'opposition grecque et de candidat du parti de la gauche européenne à la présidence de la Commission Européenne, il est difficile de savoir si la position de Tsipras est la politique officielle de la gauche européenne.

S'éloignant de la reconnaissance internationale du gouvernement de l'Ukraine par l'UE, les Etats-Unis et l'ONU, Tsipras a clairement rejeté la légitimité du gouvernement provisoire au motif de la présence d'éléments fascistes.

"Il s'agit d'une régression pour nous de voir le fascisme et les néo-nazis entrer à nouveau dans les gouvernements européens et que cela soit accepté par l'UE", a souligné Tsipras.

Tsipras a dénoncé les sanctions internationales contre Moscou, qui, selon lui ne pourront que "nuire à l'Europe". Il a ajouté que l'UE "se tire une balle dans le pied avec cette stratégie, et nous demandons qu'il n'y ait aucune opération ou activité militaire et que le dialogue et la diplomatie commencent en vue de trouver une solution".

Il a aussi affirmé que l'Ukraine doit devenir un pont entre l'UE et la Russie, et non une zone de division.

Tsipras et sa délégation ont souligné que la Russie est une partie intégrante de l'Europe, qui s'étend «de l'Atlantique à l'Oural». La Grèce et la Russie, a-t-il dit, sont liées à une "tradition de luttes communes de nos peuples, de convictions religieuses communes, avec des racines politiques et culturelles communes de notre histoire".