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Le gouvernement oublie de mettre en place la taxe d'urgence pour les armateurs en Grèce

25 avril 2014

Economie armateurs austérité Gouvernement Grèce taxes transport maritime

La taxe pour les armateurs semble encore enfoui dans les tiroirs de bureau ministériel et il semble peu probable que quelque chose ne change...


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Les plans pour une taxe d'urgence dans le secteur maritime grec en vue d'augmenter les recettes sont restés dans les cartons du gouvernement qui ne semble pas disposé à déplaire aux puissants armateurs.

Timothy Vogel / Flickr

Timothy Vogel / Flickr

Alors que les citoyens grecs et que les petites et moyennes entreprises croulent sous le poids des impôts, le gouvernement grec ne semble pas disposé à mettre en œuvre ses propres décisions quand il s'agit de lever des impôts supplémentaires dans le secteur prospère des transports maritimes, selon Le Journal Des Rédacteurs.

En Décembre 2013 le Parlement a adopté une mesure qui devait imposer une "taxe supplémentaire d'urgence" aux armateurs en Grèce, pour une période de trois ans à compter de 2014. Toutefois cinq mois plus tard, les décisions ministérielles nécessaires pour la réelle mise en œuvre de la taxe n'ont pas été signées, et il semble pas qu'une action dans soit imminente.

En bref, après les grandes déclarations de décembre, que tous seraient appelés à contribuer à l'effort national pour équilibrer les finances du pays, dans la pratique, les armateurs semblent avoir jusqu'ici profité d'un laissez-passer.

La taxe exigerait aux compagnies maritimes grecques et aux compagnies maritimes basées en Grèce de payer deux fois la taxe régulière sur chacun de leurs navires. On estime que quelque 400 millions d'euros de recettes supplémentaires seraient collectées sur la période de trois ans si la taxe entrait en vigueur. Environ 450 entreprises du secteur seraient appelées à payer la taxe additionnelle sur 2,8000 navires. C'est, du moins, la théorie.

En pratique, les échéances importantes ont déjà été manquées, remettant en question l'affirmation du ministère. Selon Le Journal Des Rédacteurs, les déclarations fiscales de 2014 devaient être présentées par les compagnies maritimes à la fin de du mois de février, avec 50% de la somme due, l'autre moitié devant être payée fin Juillet. Pourtant, tout semble encore enfoui dans les tiroirs de bureau ministériel, et il semble peu probable que quelque chose ne change, au moins jusqu'à l'après élections européennes fin mai.

En réponse à l'article du Journal Des Rédacteurs, le ministère a rejeté les accusations de traîner les pieds, affirmant dans une déclaration que la taxe serait perçue dès que possible, une fois que les «difficultés techniques» auront été surmontées, notamment en ce qui concerne les systèmes numériques.