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Grèce : désespéré, un sans chez soi de 48 ans propose un de ses reins à la vente

7 décembre 2013

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Si la proposition du père d'une fillette de 8 ans est choquante elle montre le désespoir que partagent des milliers de grecs.


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Sans chez-soi et sans travail, criblé de dettes, un homme de 48 ans propose un de ses reins à la vente. Sachant sa demande illégale et répréhensible, le père d'une fillette de 9 ans précise qu'il est "condamné à vivre depuis quatre mois dans sa voiture".

Un sans-abri dort sur une bouche d'aération de au dessus d'une station de métro pour se réchauffer sur la place Omonia, dans le centre d'Athènes. (Photo de Petros Giannakouris / AP - février 2013)

Un sans-abri dort sur une bouche d'aération de au dessus d'une station de métro pour se réchauffer sur la place Omonia, dans le centre d'Athènes.
(Photo de Petros Giannakouris / AP - février 2013)

L'homme de 48 ans, au chômage depuis un an et sans chez-soi, a mis une annonce dans le journal local "Matin" dans laquelle il cherche un acheteur pour l'un de ses reins.

Si la proposition est choquante, elle montre le désespoir que partagent des milliers de personnes.

L'homme a vécu de nombreuses années à Athènes. "J'ai été congédié en janvier dernier et je suis resté avec 30,000€ de dettes de loyers, d’impôts, de taxes et de TVA. Pour cette raison, je ne suis pas admissible aux allocations chômage", a-t-il indiqué.

Divorcé, père d'une fillette de 8 ans, Spyros vit dans la voiture qu'il a acheté à crédit avant la crise. Mais la menace de la reprise par la banque de son nouveau "logement" plane.

Il a souligné que l'achat ou la vente d'organes est illégale : "Je sais très bien. Venez me chercher. Je n'ai pas d'autre solution."

Il estime qu'avec la crise et son âge, il ne ​​sera pas en mesure de trouver un emploi.

"Et si jamais je trouve un emploi, je vais recevoir 500 euros. Un salaire ? Pour payer mes dettes de loyer, ma nourriture ou celle de mon enfant  " a-t-il ajouté.