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L'Espagne prépare une loi pour criminaliser et pénaliser la contestation sociale

20 novembre 2013

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Selon les médias, le Conseil des ministres procédera ce vendredi à une première analyse de la loi en préparation. Pourront être punis de 30 001 à 600000 euros ceux qui participent à ces rassemblement, en donnent l'information, les organisent, les dirigent ou les président.


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Les manifestations non autorisées par le parlement espagnol, comme celles qui ont eu lieu ces deux dernières années, seront passibles d'une amende allant jusqu'à 600 000 euros, comme stipulé dans la loi de la "Sécurité Publique" que prépare le gouvernement de Mariano Rajoy.

Mariano Rajoy, président du gouvernement espagnol depuis 2011

Mariano Rajoy, président du gouvernement espagnol depuis 2011

Pourront être punis de 30 001 à 600 000 euros ceux qui participent à ces rassemblement, en donnent l'information, les organisent, les dirigent ou les président.

Le gouvernement a l'intention d'étendre cette mesure aux manifestations non communiquées au Sénat, aux parlements régionaux et aux tribunaux de grande instance, toutes cataloguées comme des infractions très graves.

Fruit de l'application de mesures néolibérales du gouvernement de Rajoy, le parlement espagnol a été dans les deux dernières années le théâtre de protestations répétées, et dans certaines d'entre elles, il y eu des émeutes et de rudes charges policières contre ceux qui étaient réunis là.

Le gouvernement de Rajoy prépare une loi dite de "Sécurité Publique" parallèlement à une réforme du code pénal qui vise à criminaliser la légitime protestation sociale. Selon les médias, le Conseil des ministres procédera ce vendredi à une première analyse de la loi en préparation.

Cette loi prévoit aussi de punir les "escraches" (Protestations par action directe) contre les politiciens politiciens, comme il y en a eu pendant des mois à cause des expulsions pour défaut de paiement, par des amendes identiques à celles prévues pour les rassemblements devant les grandes institutions, et ce, sur la proposition du ministre de l'intérieur.
Insulter un officier de police sera considéré comme une action grave, et celui qui le ferait pourrait payer jusqu'à 30 000 euro d'amende.