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Les "fraises sanglantes" de Manolada : la barbarie continue

14 novembre 2013

Droits de l'homme Immigration expulsion fraises sanglantes Grèce KEERFA Manolada

Le KEERFA : "Nous exigeons l’arrêt immédiat de l’expulsion des quatre ouvriers et la remise de permis de séjour à tous les travailleurs, ici et maintenant."


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manolada

Quelques mois sont passés depuis les déclarations du gouvernement de ne pas expulser les travailleurs immigrés de la région de Malonada.

Les migrants qui s'étaient fait tirer dessus par les superviseurs de la ferme vont être expulsés. Les promesses comme beaucoup d’autres, n’ont pas été tenues.

Cette nouvelle aberrante est parue dans un communiqué du Mouvement Tous Unis contre le Racisme et la Menace Fasciste (KEERFA) et de l’Union des Travailleurs Immigrés de Manolada qui, il y a tout juste quelques jours, a mis en place des élections.

Voici le détail du communiqué :

Nous exigeons l’arrêt immédiat de l’expulsion des quatre travailleurs de Manolada qui se sont fait tirer dessus par des hommes de main de Vaggelatos AE. Quatre travailleurs de la terre qui se sont fait tirer dessus par des hommes de main de Vaggelatos AE en avril dernier, parce qu’ils demandaient les salaires qu’on leur devait et qui se trouvent maintenant pris dans un processus d’expulsion !

Il s’agit de Soudan Roe au centre de rétention de Karditsa, d'Agour Mia au CR de Pankrati, Polas Befari et Mitou Bouïa au CR de Skalas en Laconie. Ils ont été arrêtés lors des contrôles de police où il a été démontré qu’ils n’avaient pas de papiers !

Les victimes de ce racisme sans précédent consistant en une attaque meurtrière de la part de leurs employeurs ont été divisées en deux catégories. Dans la première, ceux qui ont été littéralement blessés par balle dans l’attaque. Dans la seconde, ceux qui étaient présents mais qui ont eu la chance de ne pas être touchés. Le premier groupe de 35 ouvriers a obtenu une demande de certificat d’autorisation de séjour pour des raisons d’intérêt public, et dans le second groupe de 119 ouvriers, absolument rien !

Nous exigeons l’arrêt immédiat de l’expulsion des quatre ouvriers et la remise de permis de séjour à tous les travailleurs, ici et maintenant.

L’incident s’est produit le 17 avril à Manolada lorsque les superviseurs de la production de fraises ont ouvert le feu et blessé près de 35 travailleurs immigrés dans les cultures parce qu’ils demandaient leur solde.

Les sommes réclamées par les travailleurs migrants étaient de 150 000 euro à 200 000 euro pour 200 personnes, soit entre 750 et 1000 euros par personne.

L’affaire a été reprise par les médias internationaux et les médias sociaux avaient lancé des initiatives de boycott des « fraises sanglantes » de Manolada.