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Grèce : le gouvernement envisagerait un fond de pension unique

14 novembre 2013

Economie Politique Grèce IKA pensions retraites Spyropoulos

Selon ces propositions, la pension nationale minimale serait de 360€ par mois


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Une proposition de fond de pension principal a longtemps été soutenue par le président de l’IKA (sécurité sociale grecque), Rovertos Spyropoulos, qui a présenté un mémorandum au gouvernement sur la question et qui détaillera ses propositions à la conférence de jeudi. Les pensions minimales seraient de 360€ par mois.

Un retraité se tient devant la banque centrale de Grèce

Un retraité se tient devant la banque centrale de Grèce

Le gouvernement pourrait envisager de présenter une pension nationale d’un minimum de 360€ pour tous les retraités cumulant la quantité d’années de travail requises, a rapporté Eleftherotypia mardi, en vertu des nouvelles propositions pour combler le déficit de 2,6 milliard du système de retraites anticipé pour 2014.

Le journal dit qu’il y a un certain nombre de signes qui montrent que le gouvernement se dirige dans le sens de la fusion des caisses de retraite principales et complémentaires, en créant un service de retraite national, basé sur l’IKA.

La proposition de créer un fond de retraite principal a longtemps été soutenue par le président de l’IKA, Rovertos Spyropoulos, qui a présenté un mémorandum sur la question.

Aujourd'hui, Sypropoulos s’exprimera dans la 3ème conférence sur l’assurance et le travail organisée par la chambre américano-hellénique du Commerce.

Le thème de cette année est « le partenariat public-privé pour l’amélioration de l’emploi et de l’assurance ».

Dans son discours Spyropoulos devrait présenter les 4 principaux objectifs du système de retraite, qui ont été signalés par ELeftherotypia en Mars dernier.

Il s’agit notamment de créer un nouvel organe, qui serait connu comme l’Agence Nationale des Retraites, pour différents secteurs professionnels (employés salariés, travailleurs indépendants, agriculteurs) afin de procurer une pension nationale unifiée de 360€ à tous ceux qui répondent aux exigences de la loi 3863/2010.

Cela paiera également un régime de retraite contributif, sur la base des cotisations versées par les employeurs et les salariés ou par les travailleurs indépendants.

Le fournisseur national de santé EOPYY aura la responsabilité de fournir des soins et des services à ces retraités.

On s’attend également à ce que Spyropoulos fasse appel à des groupes professionnels ou à des particuliers pour leur donner des options pour contribuer à des droits de pensions supplémentaires.

Son troisième objectif sera d’établir des règles qui garantiront la durabilité des systèmes de retraites et des soins de santé, reliant l’étendue des prestations de retraite à la solidité financière de l’économie et sa compétitivité.

Il est entendu que cela implique de marcher quelque peu dans les pas du modèle suédois, qui utilise un algorithme complexe qui combine le PIB annuel du pays, la part du PIB allouée aux pensions de financement et les prestations de retraite, le montant des cotisations patronales et des employés pendant des périodes d’assurance spécifiques, et l’âge de la retraite.

Le quatrième objectif de Spyropoulos sera de s’assurer que les fonds de pension sont gérés efficacement et gardés contre les abus et les fraudes.