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Le Portugal annonce des privatisations et de nouvelles coupes dans les pensions et les salaires des fonctionnaires

17 octobre 2013

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Coupes dans les salaires et les pensions, sabordage de la fonction publique, le Portugal fait, comme la Grèce, les frais des politiques d'austérité de la Troïka.


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Pedro Passos Coelho

Pedro Passos Coelho, premier ministre portugais

Le Portugal annonce des privatisations et de nouvelles coupes dans les pensions et les salaires des fonctionnaires. Le gouvernement portugais a présenté ce mardi le projet budgétaire de l’Etat pour 2014, qui comporte plus de coupes dans les salaires des fonctionnaires et des bénéficiaires de pensions, et alourdit la charge fiscale par l’augmentation de certains impôts.
Selon le document, qui devra être débattu au Parlement dans les prochaines semaines, les fonctionnaires et les bénéficiaires de pensions publiques qui perçoivent un total mensuel supérieur à 600 euro subiront une coupe entre 2,5 et 12 % sur leur salaire ou pension. Il annonce aussi une diminution de 3% pour les salariés des entreprises publiques.

Plusieurs de ces mesures, si elles devaient finalement être appliquées, pourraient être soumises au contrôle du Tribunal Constitutionnel, qui a déjà annulé des coupes importantes au Portugal et a obligé le gouvernement à trouver des alternatives.

En effet, le gouvernement attend toujours de connaitre la décision du Tribunal Constitutionnel concernant l’augmentation de la journée de travail de 35 à 40 heures par semaine pour les fonctionnaires ou la coupe (de près de 10%) des pensions de retraite des anciens salariés de la fonction publique qui dépassent les 600 euro mensuels.

Le budget élaboré par le parti conservateur au pouvoir du premier ministre Pedro Passos Coelho prévoit pour sa prochaine application de compléter la privatisation des réseaux nationaux d’Energie (REN).

Ces politiques néolibérales dictées par la soi-disant Troïka, composée du FMI, de la Commission Européenne, et de la Banque Centrale Européenne, ont généré une importante détérioration des conditions de vie de la classe travailleuse portugaise qui a organisé des protestations massives dans les rues.