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Vers la fermeture des frontières Européennes pour les Grecs à la recherche d’un emploi ?

3 octobre 2013

Emploi Immigration Politique Emploi Grèce Union Européenne

Menaces de sanctions pénales pour les entreprises qui oseraient « importer » des travailleurs originaires des pays européens massacrés par le chômage ?


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L’Union européenne s’apprêterait à fermer ses frontières aux Grecs qui sont à la recherche d’un emploi, sur proposition des Britanniques, des Hollandais et des Suédois, avec l’accord des Allemands.

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Que demandent-ils ? Un durcissement des lois afin de contenir le courant de migration économique des pays d’Europe du Sud vers le Nord. Cela impliquerait un plafond imposé au nombre de travailleurs se déplaçant de Grèce, d’Italie, du Portugal, de Bulgarie et de Roumanie, pays durement éprouvés par le chômage.

De plus, ils menaceraient de sanctions pénales les entreprises qui oseraient « importer » des travailleurs originaires des pays européens massacrés par le chômage.

Cette question majeure a émergé début septembre lorsque, lors d’une réunion à huis-clos, le Collège des Commissaires a été informé des intentions des eurodéputés Hollandais, Britanniques et Suédois de déposer une proposition visant à imposer une restriction au nombre de migrants économiques des pays de l’UE mais aussi d’imposer des sanctions aux entreprises procédant à l’ « importation » de travailleurs venant des pays du Sud de l’Europe ou des Balkans frappés par la crise.

La question a pris des dimensions telles que la Commissaire grecque, Mme Maria Damanaki, a demandé qu’on mette fin à toute discussion de ce type. Néanmoins, tant la Commissaire suédoise chargée des affaires intérieures, Mme Cecilia Malmstrom, que le groupe de ministres des pays du Nord semblent poursuivre un changement de l’agenda et la mise en œuvre de stratégies dures, puisque leurs gouvernements subissent la pression d’une vague importante de migrants économiques due à la crise qui touche l’UE.

Ne manquons pas de relever une contradiction : la Commissaire Suédoise en question coordonne les actions contre la migration clandestine en Grèce, plaçant le pays au même rang que les pays en voie de développement qui envoient des migrants clandestins aux frontières.

Une des raisons pour lesquelles la mobilisation a commencé à Bruxelles -et devrait atteindre un pic dans les semaines qui viennent et avant le début de 2014, consiste en ce que, à compter du 1er janvier de l’année prochaine, les dernières restrictions pesant sur le marché européen du travail seront levées.