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Libération de 3 deputés d'Aube Dorée en Grèce

2 octobre 2013

Justice Politique Aube Dorée Fascisme Grèce Ilias Kasidiaris Nikos Michaloliakos procès

3 députés d'Aube Dorée ont été libérés dans l'attente de leurs procès. Le porte parole Kasidiaris indique qu'il est victime de persécution politique.


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Trois députés d'Aube Dorée arrêtés dans le cadre du "coup de filet" sur-médiatisé du gouvernement de Samaras contre les néonazis ont été libérés dans l'attente de leurs procès. Le porte parole du parti, Ilias Kasidiaris, un habitué des tribunaux qui aurait par ailleurs mis la main sur le nom d'un des deux témoins pourtant protégé par le programme de la protection de la police a été libéré sous caution.

 

Ilias Kasidiaris escorté par des policiers masqué quitte le siège de la police à Athènes le samedi 28 septembre 2013. (photo Max Gyselinck / Okeanews)

Ilias Kasidiaris escorté par des policiers masqués quitte le siège de la police à Athènes le samedi 28 septembre 2013. (photo Max Gyselinck / Okeanews)

Ilias Kasidiaris, a été libéré sous caution de 50.000 euros. Le porte parole de l'Aube Dorée, ainsi que Ilias Panagiotaros et Nikos Michos ont été libérés avec interdiction de quitter le territoire. Seul Yannis Lagos a été placé en détention provisoire, suspecté de procéder a des raquets pour la protection dans le milieu de la prostitution.

Tous les chefs d'accusations portés contre les députés dans une session de plaidoyer marathon devant le juge d'instruction qui a pris fin mercredi matin après plus de 18 heures ont été niés.

Kasidiaris a dit qu'il est victime de persécution politique.

Aube dorée nie toute implication dans l'attentat et indique que l'homme qui a avoué le meurtre de Pavlos Fyssas n'était pas un membre du parti.

Kasidiaris a nié devant le juge que le parti avait des «troupes de choc» paramilitaires.

Ces libérations n'étonneront pas ceux qui doutaient déjà de la raison réelle de l'opération sur-médiatisée en Grèce et à l'étranger. Car pendant que beaucoup se félicitaient de "l'action rapide du gouvernement grec", cela mettait un voile sur les mesures en cours dans la santé et l'Education et permettait sans doute d'envoyer un message fort dans la perspective de la présidence de la Commission Européenne en 2014.

Nikos Michaloliakos, le leader du parti, devrait comparaître tard ce mercredi et Christos Pappas, le N° 2, sera entendu aujourd'hui ou demain.

La justice grecque devra poursuivre son travail.

Ou pas.