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"Les fascistes ne mettront pas les pieds dans notre hôpital"

17 septembre 2013

Santé Société Aube Dorée Grèce

Les employés de l'hôpital Attikon se rebellent contre l'impunité du parti néonazi Aube Dorée


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Les travailleurs de l'hôpital de Attikon expriment leur ras-le-bol : "Les fascistes n’ont pas intérêt à mettre le pied dans notre hôpital." Dans un communiqué qui dénonce l’attaque de l’Aube Dorée contre des membres du KKE et du KNE, ils appellent "tous les travailleurs à fortifier la lutte contre la bande de nazis de l’Aube Dorée et contre le système qui engendre le fascisme et écrase [leurs] droits."

"Non aux politiques d'expulsion et à la montée du fascisme" (banderole lors d'une manifestation au Palais de justice d'Athènes en solidarité avec Savvas Michael-Matsas)

Communiqué concernant l’attaque meurtrière de l’Aube Dorée contre des membres du KKE et du KNE:

L’association des travailleurs de l’hôpital Attikon dénonce l’attaque des néonazis de l’Aube Dorée contre les membres du KKE et KNE à Perama.

A minuit, le jeudi 12 Septembre, un groupe de 50 membres de l’Aube Dorée ont tendu une embuscade et ont attaqué avec des barres de fer et de battes cloutées 20 membres du KKE et du KNE qui collaient des affiches pour le festival du KNE. Neuf membres du KKE ont été blessés dans cette attaque meurtrière et ont été transférés à l’hôpital.

C’est avec une grande fureur que les fascistes ont attaqué les membres du parti communiste, également élus syndicaux des sociétés de zone navale, ce qui confirme que les membres de l’Aube Dorée sont les sbires de magnats.

Cette attaque meurtrière s’inscrit dans la lignée d’une série d’attaques racistes contre les immigrés et contre les étudiants militants et les employés.

Nous appelons tous les travailleurs à fortifier la lutte contre la bande de nazis de l’Aube Dorée et contre le système qui engendre le fascisme et écrase nos droits.

Toute action fasciste dans notre hôpital est intolérable.

Que ce soit bien clair pour les fascistes : ils n’ont pas intérêt à mettre les pieds dans notre hôpital, et qu’ils ne pensent même pas à refaire de telles opérations de don du sang réservé aux Grecs.

Leur petite fête, où ils rassemblent 40 fascistes pour la photographie devant l’hôpital, est terminée. Les travailleurs ne le permettront pas.