5 ans d'actualité indépendante sur les crises en Grèce

Pour une sortie de l'euro et un retour à la Drachme

4 septembre 2013

Opinion dette Europe Grèce Pitsirikos

"Jeter la Grèce hors de la zone euro, c’est jeter hors de la Grèce le pouvoir clientéliste du PASOK et de la Nouvelle Démocratie et les familles mafieuses qui ont déchiré le pays."


843 mots   1752       Comments

Cette fois, c'est sans ironie aucune que Pitsirikos prend sa plume. La situation de la Grèce le désespère, et il ne voit qu'une seule solution pour résoudre les problèmes principaux du pays : le retour à la Drachme. Explications.
6587919-un-melange-de-vieux-billets-drachme-grecque-et-euro-note-qui-leur-ont-succede
Après la faillite morale et économique du pays, l'autre problème qui demande une solution est l’immigration. A mon humble avis, ces problèmes ont une solution commune. La solution est juste en face de nos yeux. Mais cette solution se présente comme une menace.

La solution pour l’immigration est la sortie de l’euro et le retour à la drachme. De cette façon, le problème de l’immigration serait immédiatement résolu. La raison pour laquelle le problème serait résolu immédiatement est évidente.

La sortie de l’euro est la seule solution à la faillite morale et économique du pays.

Toujours à mon humble avis, la sortie de l’euro aurait dû être effective depuis 2009. Aujourd’hui – et après la signature du memorandum - la situation de notre pays est encore pire qu’à l’époque, et chaque jour qui passe aggrave encore les choses.

Bien sûr, la sortie de l’euro aurait une incidence sur la vie des citoyens, comme la conservation de l’euro d’ailleurs, mais c’est la seule manière d’affronter la réalité et de corriger les mensonges du gouvernement Simitis (mais aussi des gouvernements qui ont suivi) qui a conduit un pays qui ne répondait pas aux critères dans la zone euro, puis à la faillite.

Le retour à la drachme doit impliquer (et c’est ce qu’il impliquera) la fin des partis qui ont gouverné le pays pendant 37 ans, mais aussi la fin de cette oligarchie familiale qui monopolise et domine la scène grecque.

Si ceux-là ne partent pas, la Grèce n’ira jamais mieux. Personne n’a jamais bâti sa maison sur un bourbier.

J’ai vu l’autre jour à la télévision les étudiants du DAP accueillir Samaras avec des slogans et des acclamations et j’ai été pris de désespoir. Je voudrais dire à ces jeunes gens qu’encore aujourd’hui, ils n’ont rien compris et qu’ils sont dans la merde jusqu’au cou, mais que, d’un autre côté, nous n’avons pas tous la même vision pour notre pays et pour nous-mêmes. Ni avant, ni maintenant.

Les électeurs-clients du PASOK et de la Nouvelle Démocratie veulent que les choses continuent comme elles sont. C’est dans leur intérêt personnel (ou du moins c’est ce qu’ils croient).

Le problème c’est que, indépendamment de ce que veulent les clients du PASOK ou de la Nouvelle Démocratie, ce modèle s’est effondré.

C’est pourquoi le nombre de ces clients a tant diminué et qu’ils ne sont plus qu’une minorité. Le pays ne peut plus continuer à être l’otage du PASOK, de la Nouvelle Démocratie et de leurs clients. Maintenant, ce n’est plus possible.

Rester dans l’euro veut dire que notre pays sera complètement vendu et que les Grecs seront transformés en esclaves modernes.

Bien sûr, certains vont s’enrichir grâce à cette vente. D’autres survivront simplement. Et d’autres vont s’appauvrir.

Le retour à la drachme aura d’abord des conséquences extrêmement négatives pour une grande partie de la population, mais il sera aussi un nouveau départ. Un départ avec la vérité cette fois. « La nation doit identifier le national avec exactitude. » Même maintenant. Ou plutôt, si ce n’est pas maintenant, quand ?

Il se peut que ce ne soit pas prévu par la réglementation (il y a une première fois à tout) mais j’espère que l’Union Européenne trouvera le moyen de nous montrer la porte de sortie de l’euro.

Le plus grand cadeau que puissent nous faire nos partenaires européens c’est d’expulser la Grèce de la zone euro.

Puisqu’il ne s’est pas trouvé de politicien grec courageux pour le faire (et que Papandreou a choisi la capitulation au memorandum), laissons Merkel le faire.

Bien sûr, comment aurait pu le faire un politicien grec, sachant que ce sont ceux qui ont mené le pays à la faillite économique et morale qui continuent de gouverner à tour de rôle ?

Jeter la Grèce hors de la zone euro, c’est jeter hors de la Grèce le pouvoir clientéliste du PASOK et de la Nouvelle Démocratie et les familles mafieuses qui ont déchiré le pays.

Puisque nous ne l’avons pas fait nous-mêmes, laissons les européens s’en occuper.

Sortie de l’euro, retour à la Drachme, commission de contrôle de la dette, adieu le PASOK, adieu la Nouvelle Démocratie, adieu les familles mafieuses, bonjour la Grèce.

Retour à la Drachme, retour à la vérité.