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Campagne électorale allemande : La crise grecque, le foot et Monica

2 septembre 2013

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La Grèce s'invite dans les élections allemandes : la version de Pitsirikos


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Pitsirikos revient sur le débat télévisé qui a opposé hier Angela Merkel et le candidat Peer Steinbrük dans le cadre de la campagne électorale. Pas toujours très fidèle aux propos échangés, il profite de la supercherie pour tirer à boulet rouge sur les Grecs qui ont voté pour la Nouvelle Démocratie et le Pasok... mais par la bouche des candidats allemands! Et puisque la Grèce est réellement au cœur du débat allemand, autant en profiter pour passer un message aux compatriotes...
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La Grèce est le thème qui a dominé le débat télévisé d’hier entre Angela Merkel et le candidat social-démocrate Peer Steinbrück. En fait, s’il n’y avait pas la crise grecque, ils se seraient disputés au sujet du classement du Bayern de Munich.

Merkel et Steinbrück veulent tous les deux aider les Grecs (nous savons tous à quel point les politiciens allemands sont des cœurs sensibles…), mais ils sont en désaccord sur la manière de les aider.

Merkel veut aider la Grèce par le biais d’une torture lente alors que Steinbrük est plutôt en faveur de l’euthanasie.

Angela Merkel a déclaré qu’un nouveau plan pour la Grèce est probable, mais personne n’en connait l’ampleur. Il y a donc un élément de surprise et les Grecs se réjouiront si un plan explose d’ici à Berlin.

De plus, Angela Merkel a fait savoir qu’elle ne s’attendait pas à ce que les Grecs soient si serviles, tandis que Steinbrück a dit que les Grecs sont des mendiants.

Madame Merkel a dit qu’il était très drôle de voir que les Grecs avaient de nouveau constitué un gouvernement avec les deux partis qui ont déchiré leur pays, tandis que Steinbrük a dit qu’il s’était écroulé de rire quand il a appris que quelques centaines de milliers de Grecs, pour montrer leur opposition à la situation politique en Grèce et à la troïka, avaient voté pour un parti néo-nazi.

Merkel et Steinbrük ont convenu que, si la génération de Grecs de 1940 était comme les Grecs d’aujourd’hui, non seulement les Allemands auraient été considérés comme les libérateurs de la Grèce, mais en plus les Grecs se seraient volontairement battus aux côtés d’Hitler.

En dehors de la Grèce, Merkel et Steinbrük ont abordé d’autres thèmes de première importance, comme la victoire du Bayern sur Chelsea pour la super Coupe d’Europe, du divorce de Monica Bellucci et de l’écran intelligent.