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Grèce, austérité et troïka : une enseignante meurt d'une crise cardiaque

29 juillet 2013

Education Santé Société austérité Grèce troïka

L'austérité tue


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Samedi après-midi, une enseignante, prise de malaise, s'est évanouit. Les médecins de l'hôpital où elle a été transférée n'ont pu que  confirmer son décès. Vingt-quatre heures plus tôt, elle apprenait qu'elle faisait partie des 112 enseignants de la ville de Larissa "mis en réserve" suite aux dernières mesures imposées par la troïka. Sa demande d'être exemptée pour des problèmes de santé a été rejettée par téléphone par le ministère de l'éducation.

L'enseignante en soins infirmiers était l'une des 112 enseignants de l'école secondaire technique et professionnelle de Larissa qui ont été récemment mis en «réserve». La mesure imposée par la troïka prévoit que les fonctionnaires seront renvoyés chez eux avec 75% de leur salaire pendant une période maximale de 9 mois. Après l'expiration de ce délai, ils seront licenciés.

Selon ses collègues, l'enseignante avait subi un pontage cardiaque il y a un an et demi et avait demandé à ne pas faire partie des enseignants mis en "réserve". Le ministère de l'Education l'a informé par téléphone que sa demande était rejetée. Elle est morte vingt-quatre heures plus tard.

L'enseignante était un membre actif de la commission scolaire pour les droits des enseignants et luttait contre les licenciements et la «main-d'œuvre de réserve».