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Grèce : vers une coupe dans le budget de la défense contre une baisse de la TVA ?

18 juillet 2013

Economie Politique Antonis Samaras défense Grèce troïka

A partir du 1er Août, la Grèce couperait 100 millions d’euro du budget de la défense dans l’espoir de booster son économie.


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Ce serait officiel, la Grèce accepterait des coupes dans le budget de la défense pour convaincre la troïka de baisser la TVA dans les restaurants. Mercredi, le premier Ministre Antonis Samaras a fait une allocution télévisuelle dans laquelle il a insisté sur les points positifs qui pourraient résulter de cette première et notable baisse d’impôts depuis que la Grèce est entrée en crise.

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"Pour la première fois, nous n’annonçons pas quelque chose de malvenu, nous mettons en œuvre des changements positifs."

"Pour la première fois, nous n'annonçons pas quelque chose de malvenu, nous mettons en oeuvre des changements positifs",  déclare-t-il avant d'annoncer que cette baisse d’impôt, qui sera mise en place avant la fin de l’année, pourra devenir permanente, à la condition que la troïka la considère comme un succès. Pour que ce soit le cas, il faut que les restaurateurs et les propriétaires des bars fassent passer l’intérêt de leurs clients avant le leur et qu’ils s’appliquent d’avantage à déclarer leurs revenus.

« Si nous sommes capables de continuer à atteindre nos cibles fiscales, comme nous l’avons fait durant l’année dernière, des réductions sur d’autres taxes-fardeaux suivront » «Si nous sommes capables de continuer à atteindre nos cibles fiscales, comme nous l’avons fait durant l’année dernière, des réductions sur d’autres taxes-fardeaux suivront », rajoute Antonis Samaras.

C’est le vice Premier Ministre Evangelos Venizelos qui est à l’origine de la proposition de l’accord avec la troïka sur la baisse de la TVA, finalement accordée tôt ce mercredi après des heures de discussions.

« Nos partenaires ont commencé à nous écouter », déclare le Premier Ministre. Il insiste sur le fait que cet accord résulte d’un effort « coordonné » du gouvernement.

Un discours plein de conviction qui s’est soldé par un « ça me prend la tête, putain ! » lâché par Antonis Samaras lors de sa prémière tentative d'annonce.