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#Free_Sakkas - Pétition pour la libération de Kostas Sakkas

5 juillet 2013

Droits de l'homme Justice Solidarité Grèce Kostas Sakkas

Pétition demandant la mise en liberté immédiate de Costas Sakkas


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Costas Sakkas

Costas Sakkas

Kostas Sakkas est emprisonné depuis plus de 2 ans et 7 mois, accusé d'appartenir à la "conspiration des cellules de feu", sans que son procès n'ait commencé. Kostas Sakkas a commencé une grève de la faim le 4 juin dernier, date qui aurait dû être celle de sa libération en attendant l'ouverture d'un procès, en conformité avec la constitution grecque.

Kostas Sakkas, au 32ème jour de sa grève de la faim est en danger de mort. Un médecin qui l'a vu a déclaré qu"il "allait vers une mort certaine".

De son côté, le Conseil de la magistrature décidera "dans les prochains jours" de la libération de Kostas Sakkas.

Une pétition est à signer en allant à cette adresse et en laissant les informations utiles en commentaire.

Le texte de la pétition :


Nous tous qui signons ce texte dénonçons l’arrêt inédit du Conseil de la magistrature ordonnant la prolongation de la détention provisoire de l’anarchiste Kostas Sakkas au-delà des 30 mois, en violation de toute prescription constitutionnelle et de toute dispositions juridique. Dans l'article 6, paragraphe 4, la Constitution prévoit le délai de 18 mois comme délai maximum de détention provisoire, interdit que des détentions provisoires successives soient imposées et n’accorde pas au législateur commun de légiférer autrement. Néanmoins, l’article 299 du Code de procédure pénale autorise qu’une nouvelle détention provisoire soit imposée, au motif d’actes similaires, dont la durée maximale est de 12 mois. Dans le cas de Kostas Sakkas, tous les délais sont violés : il est en prison sans procès depuis le 4 décembre 2010 (31 mois) constamment confronté à des détentions provisoires et des prolongations.

En ce moment, Kostas Sakkas est détenu dans un Guantanamo grec : bien que son nom ne soit même pas cité dans le second dossier au titre duquel sa détention provisoire a été prolongée, bien qu’il n’existe plus aucun motif légitime et bien que tous les délais prévus par le droit ont été violés, le pouvoir judiciaire, l’appareil étatique et le gouvernement prolongent brutalement et dans un but de vengeance son incarcération déjà plus que longue. En sa personne, tout le système du pouvoir, politique et judiciaire, entreprend d’abolir en pratique le délai maximum de la détention provisoire, une des conquêtes les plus importantes de notre culture juridique qui est au service de la présomption d’innocence. Le tout, dans le cadre des procès liés aux affaires concernant le « Complot des Noyaux du Feu » où l’on entreprend constamment de violer des droits constitutionnels et procéduraux et d’imposer des peines épuisantes en tant que moyen de vengeance politique.

Kostas Sakkas a entamé une grève de la faim le 4 juin 2013, jour où il complétait 30 mois de détention provisoire. Sa vie est dorénavant en danger. Selon l’avis des médecins qui le suivent, même s’il est mis en liberté, sa santé aura été irrémédiablement affectée, étant donné que c’est la seconde fois qu’il adopte ce moyen de lutte.

Nous exigeons que le prisonnier politique Kostas Sakkas soit immédiatement remis en liberté.

Nous dénonçons l’arrêt du Conseil de la magistrature comme étant aligné sur la doctrine de la tolérance zéro du gouvernement et comme étant un message direct visant à terroriser tout individu engagé.

Quelle que soit notre thèse politique ou idéologique, nous reconnaissons qu’en la personne de Kostas Sakkas, ce sont les libertés et les droits démocratiques de nous tous qui sont mis à l’épreuve, dans un récital coordonné d’autoritarisme étatique dont nous pouvons, toutes et toutes, être les victimes futures.

Athènes, le 4 juillet 2013