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Grèce : tortures à l'aéroport d'Athènes sur des migrants qui refusent leur expulsion

3 juillet 2013

Droits de l'homme Immigration Police Grèce KEERFA torture Xenios Zeus

Nouveaux cas de torture de migrants par les forces de l'ordre en Grèce. Cette fois-ci à l'aéroport international d'Athènes pour les forcer à accepter leur expulsion.


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Le Mouvement ‘Unis contre le racisme et le fascisme’ (KEERFA) déclare que la police applique toute les techniques possibles afin de forcer les migrants détenus au camp d’Amygdaleza à accepter leur expulsion forcée. Dont la torture à l'aéroport international d'Athènes.

Marques des coups reçus un des migrants

Marques des coups reçus par un des migrants

Selon plusieurs réclamations, des migrants qui étaient détenus à Amygdaleza ont été transférés pour uner expulsion forcée à l’aéroport International d'Athènes après un passage à tabac infligé par des agents de police. Lorsqu’ils ont refusé d’être expulsés, ils ont été amenés par les policiers dans un local de l’aéroport où ils ont été torturés.

Les trois détenus ont dénoncé avoir reçu des coups mais aussi l’utilisation d’un appareil infligeant des chocs électriques sur le corps (taser).

Ainsi, Daoud Ahmed, le détenu qui avait dénoncé avoir été blessé à l’œil par un policier dans le centre de détention à Amygdaleza et à propos duquel l’OENGE (union des médecins hospitaliers de Grèce) avait demandé qu’il soit transféré à l’hôpital pour être examiné, dénonce avoir été frappé à coups de poing dans la mâchoire, tandis que l’on aurait utilisé à neuf reprises un appareil électrique sur son corps. Il a également reçu des coups de pied dans l’estomac.

Ivon Valid était blessé et présentait des écorchures à l’omoplate, suite aux coups.

Vassi Haïder a dénoncé avoir subit des chocs électriques sur ses parties génitales. Il était blessé à la main.

Les vêtements des détenus Valid et Haïder portaient encore des traces de sang. Selon les dénonciations, les injures racistes étaient accompagnées des exigences de fellation d’un policier.

KEERFA déclare exiger que soit démantelé le dispositif raciste de la police hellénique qui a entrepris en sous-traitance l’expulsion violente des migrants et qui procède à des tortures.

En même temps, le mouvement exige l’abolition de l’opération « Xenios Zeus » et la fermeture des centres de détention.