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Grèce : un parlementaire de la Nouvelle Démocratie ravive les tensions entre les deux partis de la coalition

1 juillet 2013

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Tensions entre la Nouvelle Démocratie et le PASOK : la coalition gouvernementale, avec 153 sièges, peut-elle résister longtemps ?


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À l'occasion du neuvième congrès de la  Nouvelle Démocratie ce week-end, Makis Voridis, ancien de l'extrême droite du LAOS et invité à rejoindre -parmi d'autres- la Nouvelle Démocratie entre les deux élections en 2012, a tenu un discours plus que critique envers le PASOK, membre de la coalition gouvernementale, ravivant les tensions entre les deux partis historiques. Makis Voridis semble avoir oublié qu'il disait la même chose de la Nouvelle Démocratie quand il était membre du LAOS. Ce gouvernement peut-il passer l'été ?

Makis Voridis

Makis Voridis

Makis Voridis a choisi cette période de trouble, marquée par les nombreuses réunions de crise, le départ de la Gauche Démocratique de la coalition et le remaniement ministériel seulement un an après la formation du gouvernement, pour affirmer que le véritable responsable de la destruction de l'économie est Andreas Papandréou, figure emblématique du PASOK et Premier Ministre grec  de 1981 à 1989  et de 1993 à 1996.

« La crise en Grèce a un nom. Les choix du Pasok et de Papandréou (à un moment particulier pour la Grèce) sont responsables de le destruction du pays » a-t-il dit.

Il a également  mis en garde le PASOK de la tendance à "l'extrémisation" de la gauche contre laquelle, selon lui, il faudrait se battre avec plus de virulence(!). Makis Voridis n'a pourtant fait aucun commentaire sur la dérive vers l'extrême droite de la Nouvelle Démocratie, son nouvel hôte politique après avoir passé toute sa carrière politique au sein de partis ou de groupes d'extrême droite. (voir ici). Aucune mention non plus du parti néonazi Aube Dorée...

Venizelos a déclaré à la presse grecque que ce genre de propos avait comme conséquence de diviser et de saper le gouvernement. Le PASOK n'a pas tardé à répliquer aux propos de Voridis l'accusant d'être un supporter de la junte militaire.

Makis Voridis était auparavant un député du Laos, le parti d'extrême droite et avait à l'époque accusé la Nouvelle démocratie d'être responsable de la crise grecque. Il a toutefois rejoint les rangs de la Nouvelle Démocratie et occupe désormais le poste de porte parole du Parlement. Chacun appréciera le revirement.

Le fils d'Andréas Papandréou et ancien Premier Ministre, Georges Papandréou, a fait une déclaration ce dimanche affirmant que la gestion de l'économie par le premier ministre Karamanlis (Nouvelle Démocratie) était à blâmer pour les maux de la Grèce et que même les membres de la Nouvelle démocratie l'avait accepté. Il a également rajouté que la Grèce avait besoin d'unité, de responsabilité et de sérieux mais qu'à la place il voyait des attaques cherchant la division derrière certains commentaires.

S'adressant au congrès du Parti, Antonis Samaras a reconnu la contribution du PASOK et de la Gauche Démocratique dans le travail gouvernemental au cours de cette année, mais a tenu à rappeler que ces partis n'avaient pas la même politique et les mêmes opinions. Il a toutefois soutenu que son objectif principal était de finir les quatre années de son mandat avec la coalition bipartite. Antonis Samaras a également parler de la "Nouvelle Grèce". D'aucun notera que rien ne semble vraiment changer, puisque la troïka revient à Athènes aujourd'hui.

Un utilisateur l'a d'ailleurs bien résumé sur twitter :

Nouvelle Démocratie

Nouvelle Grèce

Nouvelles mesures d'austérités

Une chose est sure, les frères ennemis de la politique vont avoir du mal à faire vivre cette coalition  avec 155 sièges au parlement.

A moins de tout faire par décret...