5 ans d'actualité indépendante sur les crises en Grèce

Dimitris Poulikakos et la situation en Grèce  : "Nous vivons dorénavant dans des « Auschwitz » réguliers "

26 juin 2013

Culture Médias Opinion Antonis Samaras Aube Dorée ERT Grèce

Le rockeur grec et la situation en Grèce : "Tout acte réalisé pour que l’homme soit libéré de ses chaînes, quelles qu’elles soient, et de ses préjugés, personnellement, je l’approuve et, pour moi, c’est un acte légitime, voire, nécessaire ! Ce que je ne supporte absolument pas, c’est que quelqu’un veuille m’imposer, à tout prix, la manière dont LUI souhaite que MOI je vive...."


3527 mots   1402       Comments

"Nous vivons dorénavant dans des Auschwitz « réguliers », réaménagés d’une façon nouvelle et particulière [...] En ce moment, un génocide a lieu – avec des pincettes, façon de parler – sous des semblants d’une prétendu légalité. Et, en fait, nous devrions nous réunir, quelques milliers d’habitants de ce pays, nous devrions nommer une dizaine de juristes compétents et déterminés, pour envoyer les scélérats qui nous tyrannisent et nous exterminent au Tribunal international des Crimes de Guerre, à tout le moins ! [...] Je nourris un respect absolu pour ceux qui ne supportent pas de joug et je ne les qualifierais pas d’extrémistes, même s’ils veulent s’en débarrasser en le faisant sauter ! [...] Si l’Académie démissionnait d’un coup, tous ses membres d’un coup… cela créerait un choc culturel énorme, dans le monde entier ! [...]"

L’acteur, compositeur et chanteur, Dimitris Poulikakos, parle à Krystalia Patouli, à l’occasion des événements d’ERT (Radiotélévision publique grecque) tentant de répondre à la question «Quelles sont les causes qui nous ont amenés ici et, surtout, que devons-nous faire?» de l’enquête sur la crise grecque, publiée sur tvxs.gr depuis 2010.

131987-poulikakosdpfhdpsoigf

D.P. : La brutale dictature mondiale des finances a mis en place - de manière artificielle et perfide – un mécanisme perpétuel de chômage, pour bien organiser les nouveaux marchés aux esclaves (dont rêvent –et que réalisent- les ‘marchés’, de par le monde...).

Nous vivons dorénavant dans des Auschwitz « réguliers », réaménagés de façon particulière par des cerveaux et des « fondations pieuses » inutiles (mais absolument pas candides), tels que Goldman-Sachs, Standard & Poors(sic), Henry Kissinger, etc.

Dans le rôle d’Eichmann, les « politiciens » des gouvernements du moment (dont les partis sont surendettés auprès des banques) et qui pour sauver leur peau jettent quotidiennement les peuples dans l’arène, pour en faire de la chair pour le Gros Capital…

Les moyens qu’ils utilisent sont illimités : la propagande télévisée sans scrupules, mettre en lambeaux la Constitution et la Charte des droits de l’homme, la multiplicité des lois, l’aliénation (et l’expropriation) de la langue, de toute forme d’éducation et, en fin de compte (et le plus fondamental de tous), de la Culture…

Cela se produit partout et, bien entendu, dans notre pauvre (en l’occurrence) Grèce. Ici aussi, nos « sauveurs » se sont chargés de l’œuvre pieuse (sic) de la croissance noire, de l’anti-santé, de l’ignorance, de l’alarmisme étatique…c'est-à-dire, de l’opération « Stratégie du  Choc ».

"Crève et tais-toi", c’est l’ordre général. L’appât c’est toujours la prochaine « tranche » du prêt, qui bien entendu ne concerne que les banques et les gros entrepreneurs qui contrôlent et se partagent la caisse publique !!!

Nous autres ("Bougez pas, connards", parce qu’il ne faut pas oublier que "C’est tous ensemble qu’on s’est empiffré"), nous devons subir notre destin, au cas où –mais c’est jamais le cas- il nous resterait quelque miette... et, bien entendu, nous devons demeurer prudents, conserver notre sang-froid, être pondérés, jusqu’à ce que le miracle se produise une fois de plus... et puis, si ça vous plaît pas, vous n’avez qu’à sauter par le fenêtre (si vous en avez encore une), ou vous faire sauter la cervelle (les fusils, il y en a plein de nos jours, et ils devraient servir à autre chose !)...

Ainsi survient ce que désirait ce pouvoir noir (si l’on mélange les couleurs, le résultat, c’est du noir), c'est-à-dire, le silence noir et extrême d’outre-tombe !...

En ce moment, un génocide a lieu – avec des pincettes, façon de parler – sous des semblants d’une prétendu légalité. Et, en fait, nous devrions nous réunir, quelques milliers d’habitants de ce pays, nous devrions nommer une dizaine de juristes compétents et déterminés, pour envoyer les scélérats qui nous tyrannisent et nous exterminent au Tribunal international des Crimes de Guerre, à tout le moins ! (D’autant plus que ces crimes sont commis en temps de –prétendue- paix ! et au nom de la croissance verte !!)...

La culture, c’est le fondement. Sans culture, pas d’économie, pas de salaires, pas de pensions, pas même de société.

La culture c’est comme la petite couverture dont maman vous couvre quand vous avez froid ! C’est un tapis, doux et résistant en même temps, qui vous console et vous donne cette sensation de chaleur permanente et sûre...histoire de savoir où l’on met les pieds, c'est-à-dire, un co-psychisme dense, invisible, qui vous élève et ne vous laisse pas être de simples brutes...

Malheureusement, en tant que « nation » néohellénique, nous ne sommes pas arrivés à créer une culture indépendante, qui soit la « notre »... Un Kazantzakis, un Cavafy, Elytis, Hatzidakis, Sikelianos, Papadiamantis, Vrettakos, Tsarouhis, Vamvakaris, Tsitsanis, Skalkotas, D. Mitropoulos, et bien d’autres, ils sont importants, mais ils ne sont que les pièces d’un puzzle que nous ne sommes jamais arrivés à com-pléter, pour qu’apparaisse une image claire de notre présence actuelle, en tant qu’entité culturelle indépendant.

Notre « culture » actuelle, est comme un tapis de chiffons (dont le Parthénon est un grand rapiècement symbolisant notre ancienne gloire) mais qui « part » de partout et, de ce fait, ne nous offre pas cette « chaleur » collective dont nous avons besoin...

Et, puisque tu me poses cette question d’ERT ... C’est la cerise noire sur ce gâteau noir et empoisonné dont on nous « gave »...

Noir au Travail, noir dans la Santé, noir dans l’Éducation (ces cadenas placés sur les écoles, les entreprises, les universités, les bibliothèques, les crèches, les conservatoires de musiques, les organismes scientifiques et d’utilité publique – une longue et noire tragédie)…

Mais, trêve de plaisanterie, la radio-télévision publique (et, « public », c’est nous tous) (quelles que puissent être les objections et les désaccords concernant son « mode » de fonctionnement), c’est la voix de la Grèce et un réconfort à la nostalgie de notre diaspora de par le monde...

Ce n’est pas tout bêtement une Société Anonyme ! Elle a un visage. Et c’est lui que les sociétés criminelles Anonymes et Impersonnelles qui nous imposent cet étau veulent faire disparaître, tout comme elles veulent le faire pour les autres « visages ».

En ce  moment, la société souffre, mais elle ne voit que le « politicien », l’intermédiaire. Celui contre lequel elle peut, à tout le moins, lancer une tarte au visage, l’insulter…

Mais, le monstre financier, demeure invisible, l’ennemi véritable est quelque chose comme un fantôme...les politiciens sont, en quelque sorte, le peloton d’exécution qui, pour couvrir leurs éventuels remords ou culpabilités (selon les cas) ont dorénavant appris à considérer les groupes sociaux comme des nombres, des statistiques, déshumanisées... et, ainsi, font-ils leur (sale) boulot, insouciants quant aux effets de leurs actes sur les personnes!

La technologie numérique est (comme tous les « outils », d’ailleurs, selon la manière et le but dans lequel on les utilise) un « vœux » et une « damnation » en même temps ! Pour celui qui détient le pouvoir, c’est une panacée, parce qu’elle facilite énormément le contrôle, ce qu’en grec on entend par « mainmise »...

Pour les peuples qui souffrent, c'est-à-dire, pour les gens, elle est également un puissant outil de défense, d’entente (avec prudence, toujours, parce que dans le monde numérique, les murs ont –eux aussi et littéralement- des oreilles !)...

Ce pourrait-il, par exemple, que personne ne paie au fisc, ou, au moins, l’électricité, au mois d’août prochain...

Sinon, que l’on s’arrange entre nous, quelques dizaines de milliers d’entre nous, d’aller abandonner nos voitures au centre-ville... Dans ces cas, le « Système » s’écroulerait automatiquement, le jour-même !!

Mais, ces choses, ce type d’actions, présuppose un éloignement, une indépendance par rapport aux mentalités, par exemple, des partis, des syndicats qui, au fil du temps, ont créé chez leurs « adhérents » des mentalités de fan de foot ou de troupeau ainsi que des mentalités qui renvoient à des sectes religieuses.

Ainsi, l’on crée et renforce l’introversion, le semblant de sérieux, la distorsion de la réalité (l’on s’enfonce dans une réalité virtuelle) et le véritable sens de la solidarité, tout comme celui de la répartition du travail, s’en vont promener…

Pour s’accorder, c'est-à-dire, pour agir ensemble, à un niveau collectif, il faut d’abord être maître de soi-même, être son propre chef et pas simplement le porte-parole de ceux qui vous ont imposé d’apprendre quelque poème par cœur… et, ça, ça demande un processus pénible de réflexion et de culture…sinon, l’on s’en va tels les moutons, à l’abattoir..

Comment nous en sommes arrivés là, c’est une bien longue histoire... L’homme a des qualités, mais il a bien plus de défauts. Deux défauts parmi les pires (en exclusivité, par rapport aux autres animaux), ce sont la vanité et le semblant de sérieux qui peuvent facilement (si l’âme n’est pas cultivée) mener à l’avidité !...

Parmi ces trois (maux de notre destin), nous en sommes arrivés (et, ici, la télévision surtout mais aussi les autres médias, tout comme la « mode », jouent un rôle déterminant) à la marchandisation de tout, y compris celle des idées, de l’art, de l’argent-même (qui tend à ne plus exister que comme quelque chose d’immatériel –du pur vent- et non pas comme une monnaie tangible qui facilite nos échanges).

On s’en prend, tous les jours, en pleine gueule des milliers de milliers d’incitations, pour acquérir des produits dont on nous fait croire qu’ils nous faciliteront la vie. On est bombardé de partout, inlassablement... Rien que cela, ce serait suffisant pour faire que tout un monde de valeurs s’écroule.

Mais, il y a aussi autre chose. Après la guerre, il fallait mettre un certain ordre, pour se faire du fric, en référence au Capital. Mais, on s’est rendu compte que l’on ne pouvait pas se faire autant de fric aussi rapidement qu’on le voulait…il fallait donc créer le contraire ! Le chaos ! Et, dès la seconde moitié des années 80, ce système s’est mis en marche…ce système dont on vit les résultats actuellement.

Je verse dans le « complotisme » maintenant…bien que l’on dise que seul les gens d’extrême droite le font. Mais, si l’on y voit d’un peu plus près et si on lit les questions d’histoire en profondeur, l’on comprendra qu’il en est ainsi.

Et les causes sont bien nombreuses… La mentalité et, surtout, les conditions dans les grandes villes créées à l’ère industrielle, ont atteint un niveau de saturation. À présent, les grandes villes s’étiolent progressivement. Elles nivellent trop…tout… depuis la politesse entre nous, cette convention sociale de la politesse entre nous, jusqu’aux idées, jusqu’à tout…

La doctrine des deux « extrêmes » n’est qu’une poudre aux yeux, encore un préjugé de la cour de Samaras et de Kranidiotis !

Il n’existe qu’une seule extrême : les serviteurs des gens avides qui sont les tyrans de notre vie, ainsi que le « long bras » de l’état profond, les petits œufs dorés(1). Pour qui, le peuple n’est qu’une bête de somme !


(1) « Les petits œufs dorés » : référence aux membres et adeptes d’Aube Dorée (chrisi avgi) qui, en grec, en changeant deux lettres, devient « Œufs Dorés » (chrisa avga), jeu de mot très apprécié et souvent visibles sur les murs en Grèce où les messages des néonazis sont transformés de cette manière

Je ne qualifierais jamais d’extrémiste celui qui veut se libérer de son joug. Je pourrais marquer mon désaccord, sur d’autres points ….mais, je nourris un respect absolu pour ceux qui ne supportent pas de joug et je ne les qualifierais pas d’extrémistes, même s’ils veulent s’en débarrasser en le faisant sauter ! (voyez, également le vers « le cou du Grec ne supporte pas de joug » ainsi que les prescriptions de la Constitution à propos des cas de tyrannie !).

Tout acte réalisé pour que l’homme soit libéré de ses chaînes, quelles qu’elles soient, et de ses préjugés, personnellement, je l’approuve et, pour moi, c’est un acte légitime, voire, nécessaire ! Ce que je ne supporte absolument pas, c’est que quelqu’un veuille m’imposer, à tout prix, la manière dont LUI souhaite que MOI je vive....

À partir de là, ce que signifie « liberté », la façon de gérer cette liberté et dans quelle mesure on la « revêt » de manière responsable (par rapport à soi-même mais aussi par rapport aux autres), ce sont des questions dont on n’est pas près de finir d’en débattre ! Bien entendu, « liberté » ne signifie pas que chacun fasse ce qu’il veut ! Ça, c’est la loi de la jungle ! La liberté a besoin du sens de responsabilité, de co-responsabilité, de sérieux et non pas de faux-sérieux. Le faux-semblant et la bienséance, on nous en a gavés ! Ainsi que leur byzantinisme !...

À l’autre extrême, l’autre par rapport à ce que Samaras entend, l’on situe les gens de la culture, de l’empathie, de l’amour, de la solidarité et de la conscience, en un mot comme en mille, les gens de la Gauche modeste (qui sont aussi les seuls que l’on n’entend pas, alors qu’ils souffrent plus que tous).

Mais, la culture est érodée par la non-éducation. Parce que, l’éducation, l’instruction, c’est une chose. La culture, c’est autre chose. Je peux vous éduquer comme chient de chasse, mais je ne peux pas faire en sorte que vous fassiez de la philosophie...

Cr.P.: Qu’est-ce qui peut changer cet état des choses ? Que devons-nous faire pour cela ? (outre ce que vous avez déjà dit)

D.P.: Tout se joue, ici. Il existe des choses que l’on ne peut faire que par le biais de la culture ou de l’éducation, parce que ça demande beaucoup de temps. L’économie c’est quelque chose d’artificiel. Les économistes, par exemple, n’en savent rien. Aujourd’hui, simplement, l’argent s’est retiré, pour mettre les gens dans une cellule, pour qu’ils soient ce que l’on appelle « compétitifs », pour travailler pour des miettes ! Et c’est là, l’appât...

Parce que, même avec un morceau de pain sec, l’homme se dit : «Au moins, j’ai un peu de pain sec. Qui sait ? Il se peut que ça soit pire !» L’inconnu, ça effraie les gens plus que la stabilité, même si c’est une stabilité harcelante.

Bien que les gens meurent comme des mouches... Ils se suicident ! Et Pangalos dit qu’ils se suicident pour des chagrins d’amour ! Bien qu’il ne soit pas le plus dangereux de tous. Au contraire, Venizélos est dangereux, lui. Il est intelligent et malveillant.

Mais, cela ne suffit pas d’être intelligent. Il faut aussi savoir comment et dans quel but vous utiliser votre intelligence. N’oublions pas qu’il a mis la main dans toutes les saletés. C'est-à-dire, le premier qui a déchiqueté la Constitution, c’est lui, le spécialiste en droit constitutionnel…Et, bien entendu, le petit Antoine(ndlr : Antonis Samaras) et son équipe, ils savent tout ça et le tiennent...

Maintenant, s’il était intelligent, Venizélos aurait pu dire, à l’occasion de ce qui s’est passé avec ERT, « je tire le tapis, cher petit Antoine, et l’on s’en va pour des élections ! » Il réunirait deux-trois points de plus, pour cet acte prétendument courageux. Mais, étant malveillant, il s’en n’est même pas rendu compte, probablement.

Le seul qui voulait qu’ERT ferme, outre le petit Antoine, c’était Aube Dorée, et tous ceux qui entourent Antoine et qui sont extrémistes jusqu’à l’os.

Pour en arriver où : au fait que, tous ensemble, nous devons pouvoir leur dire « Raus ! » Ou, en plus grec : Dehors, connard ! Mais, je crains que, la situation étant ce qu’elle est… sauf pour les impondérables, la situation est irréversible. Ou, dans tous les cas, elle est très difficile. C'est-à-dire, que nous sommes sur le bord du rasoir. C’est maintenant ou jamais. Et il est important de savoir de quel « maintenant » on parle…

Le monde ne se soulève pas dans sa totalité parce que, en premier lieu, nous avons aliéné une grande partie de la jeunesse. On en voit des plus âgés, aussi, qui ont 30 ou 40 ans et qui ont grandi avec Barbie, les jeux télévisés et les concours Eurovision. Que veut-on de plus pour comprendre ?

Et, les enfants, sont conduits dans les terriers. Des terriers sans avenir. Et, au lieu que le terrier vous mène aux champs, aux prairies, ils vous mènent vers les donjons….

Et l’on commence à se frapper mutuellement. Ce n’est pas une solution….la guerre d’usure est particulièrement moche… et c’est elle que préfèrent les dames et les sieurs qui tiennent les rennes.

Cr.P.: Mais, on voit que bien des gens dorment du sommeil du juste, alors que, en fait, ile ne sont pas contre l’injustice...

D.P.: Ils dorment du sommeil de l’injuste ! Sans remords, sans rien ! Ils dorment imperturbables !

Cr.P.: Et, comment un peuple peut-il se déclarer présent et exiger d’être pris en compte ? Comment peut-il dire : « J'existe ! »* ?

D.P.: C’est difficile. La plupart des gens sont habituellement plus modestes, adoptent des tons plus doux, d’où leur difficulté de se retrouver et d’être sur la première ligne.

Que faire, maintenant ? Je ne dirais certainement pas que la Vierge nous aidera…mais, tout au plus, aide-toi et Athéna t’aidera. Ne fut-ce que sur un plan symbolique.

Cr.P.: Oui, il y a certainement cet aspect personnel.

D.P.: Nous vivons le second déclin de l’empire romain. Romain et calviniste.

La mentalité calviniste, celle qui « flotte » aujourd’hui, qui va main dans la main avec le système financier : C’est la faute au pauvre s’il est pauvre, c’est la faute au malade s’il est malade, alors, on le prive de médicaments et on lui dit ce que j’ai dit avant : « crève et ne dis pas un mot ! »

Ce que je proposerais ? Si l’Académie démissionnait d’un coup, tous ses membres d’un coup… bien que la majorité d’entre eux soit âgée et que leur activité n’est pas particulièrement connue des gens, cela créerait un choc culturel énorme, dans le monde entier !

Cela n’a jamais été fait, en guise de protestation. Et ce ne sont pas des gens qui, s’ils perdaient leur office à l’Académie, crèveraient de faim. Bien au contraire. Ils gagneraient leur dignité, en partie, perdue. Parce qu’il n’est pas possible qu’un membre de l’Académie soit à la TV et dise : le règlement de l’Académie ne nous permet pas de parler politique...

Cr.P.: Ainsi, comme s’il nous était... interdit d’être citoyens ?
D.P.: Il nous est interdit d’être hommes !

(*Le concert du patriarche de rock grecque, Dimitris Poulikakos, en juin 1979, accompagné des meilleurs musiciens Grecs de l’époque, au 2e Gymnase de Zografos, à Athènes, est un concert historique pour la scène rock grecque. Il est resté connu comme «le concert de la pluie», ayant été reporté deux fois pour cause d’intempérie.

C’est là que Dimitris Poulikakos interpréta pour la première fois l’extraordinaire version rock de « J’existe » (du disque du même titre, datant de 1975 : paroles : Pythagoras, Musique : Christos Nikolopoulos, et première interprétation : Stelios Kazantzidis)
Cette version a été récemment enregistrée pour la première fois.)

Traduction : Christine pour Okeanews