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Nouvelle récession en 2014 en Grèce ? Oui pour l'OCDE, non pour Stournaras

30 mai 2013

Economie Grèce Stournaras troïka

L'OCDE prévoit une récession de 1,2% pour la Grèce en 2014. Le ministre grec des finances Stournaras et la Banque de Grèce démentent.


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Les prévisions vont bon train concernant l'évolution de la crise en Grèce. Alors que dernièrement, la Troïka et l'ensemble de la Communauté européenne ont exprimé leur satisfaction et leur confiance envers la Grèce, prévoyant même un retour à la croissance l'année prochaine, l'OCDE a publié un rapport ce Mercredi 29 Mai, estimant qu'une nouvelle année de récession est à attendre.

Le ministre grec des finances, Y. Stournaras et le Secrétaire général de l'OCDE, J.A Gurria.

Le ministre grec des finances, Y. Stournaras et le Secrétaire général de l'OCDE, J.A Gurria.

L'OCDE a été claire : la Grèce est sur le point de connaître pour la septième année consécutive une récession estimée à 1,2% pour l'année 2014. Une prévision beaucoup plus pessimiste que celle annoncée par la Commission Européenne qui envisage un retour à la croissance à hauteur de 0,6%. L'OCDE a également prévu pour l'année prochaine une hausse du taux de chômage qui atteindrait 28,4% et un accroissement de la dette du pays, jusqu'à 180,6% du PIB contre 175,1% du PIB cette année.

Les remarques ne se sont pas faites attendre et le ministre grec des finances, Yiannis Stournaras, a affirmé, comme la Banque de Grèce que ces prévisions sont fausses. Selon lui, « Le paiement des intérêts a beaucoup diminué, ce qui nous donne des garanties pour le futur et donc les émissions d'obligations vont diminuer ». La Banque de Grèce avance même la possibilité d'avoir une croissance qui dépasserait 1% l'année prochaine.

L’Organisation de Coopération et du Développement Economique, basée à Paris, défend le libre-échange et la concurrence et entend promouvoir la paix internationale par les échanges économiques. Elle publie des études économiques -analyses, prévisions et recommandations des politiques économiques. Cette dernière annonce a donc été l'occasion pour l'organisation de dénoncer le fonctionnement de la Banque Centrale Européenne face à la gestion de la crise et de conseiller une nouvelle approche « d'assouplissement quantitatif ». Autrement dit, faire marcher la planche à billets.

Selon l'OCDE la Banque Centrale Européenne doit encore agir et être plus présente que jamais pour aider le bloc européen à sortir de la récession. Les résultats se faisant attendre, l'OCDE prône en effet une nouvelle façon d'agir : imprimer de la monnaie à la façon américaine. La Banque centrale a jusqu'à maintenant poursuivit son propre programme d'achat d'obligations mais a toujours imprimé une masse équivalente de monnaie en circulation sur le marché, (donc pas d'impression de nouvelles monnaies) afin d'être sûre que cette intervention n'ait pas d'impact sur la réserve de monnaie et n'augmente pas l'inflation.

Mais le taux d'inflation de l'eurozone est bien en dessous du taux normalement toléré de 2% et avoisine les 1,2%.

D'ailleurs la Grèce n'est pas très loin de la déflation.