5 ans d'actualité indépendante sur les crises en Grèce

La punition des crimes racistes repoussée aux calendes grecques ?

23 mai 2013

Politique Europe Grèce Nouvelle Démocratie PASOK projet de loi racisme

le projet de loi contre l’incitation à la haine raciale est reporté


361 mots   720       Comments

Le destin du fameux projet de loi antiraciste demandé par une directive de l’Union Européenne semble être aux mains des leaders de trois partis d’une coalition fragile et incertaine : mercredi,  le secrétaire général du gouvernement, Panagiotis Baltakos a réfuté le fait que le projet de loi avait reçu l’approbation en principe d’un comité parlementaire.

Parlement Grec

Parlement grec (source : Wikipedia)

Selon Panayiotis Baltakos, secrétaire général du gouvernement, le projet de loi n’a pas été approuvé et la situation reste encore assez incertaine : impossible de savoir si ce projet de loi sera finalement voté.

Ce projet de loi qui rend illégal l’incitation à la haine raciale, religieuse, ethnique ou sexuelle et qui prévoit des peines de prison allant jusqu’à 6 ans serait une tentative de la part du gouvernement de freiner l’influence croissante des néonazis d’Aube Dorée. Il a également contribué à élargir le fossé qui se créait entre le PASOK et la gauche démocratique, qui, elle, attend que ce projet soit immédiatement voté au Parlement, tandis que le parti du premier ministre Samaras, Nouvelle Démocratie, voudrait lui administrer quelques changements.

Le leader du PASOK, Evangelos Venizelos a réagit mercredi à l’intervention de Baltakos en insistant sur le fait que ce projet de loi était « une mesure essentielle pour la protection d’un système politique démocratique » et que « tous les points les plus importants seront abordés par la coalition. » La Gauche Démocratique a appelé Baltakos à « abandonner les trucages procéduraux et de voter immédiatement le projet de loi. »

Nouvelle Démocratie de son côté, répète que le projet de loi est redondant car il existe depuis 1979 une législation en Grèce portant sur le même thème. Si le parti du premier ministre Antonis Samaras a raison sur ce point, on peut se demander pourquoi cette loi n'a jamais été appliquée en Grèce, comme nous l'avions précisé dans notre article publié dès que le nouveau projet de loi fut annoncé.