5 ans d'actualité indépendante sur les crises en Grèce

Signature d'une convention collective nationale de travail

20 mai 2013

Brèves

« en raison du mémorandum, le rôle des partenaires sociaux s’est restreint de manière significative et la signature d’une convention collective nationale de travail représente une parodie »


331 mots   495       Comments

Mardi 14 mai a eu lieu une réunion entre la GSEE (syndicat grec du secteur privé) et trois organisations patronales (la confédération générale des professionnels, artisans et commerçants de Grèce, la Confédération nationale du commerce et l’association des entreprises grecques du tourisme) qui a abouti à la signature d'une nouvelle convention collective nationale de travail, valable pour une durée de six mois (date d'expiration fixée au 31 Décembre 2013). Le prolongement pour une année supplémentaire de la convention pourra cependant être envisagé selon la conjoncture et si les parties impliquées le souhaitent.

La seule nouveauté de cette convention est que les deux parties ont convenu de maintenir l'allocation de mariage (10%) qui permet de garantir la protection de la famille et la conciliation entre le travail et la vie familiale. Il a également été signé que les dispositions réglementaires comprises dans les conventions précédentes allaient être préservées. La GSEE ne parle cependant pas de victoire et précise que le pire a été simplement évité. En effet, elle dénonce le maintien des mesures anticonstitutionnelles inscrites dans l’ancienne convention qui ont réduit le salaire minimum de 22% et de 32% pour le jeunes.

Dans un communiqué la GSEE a confirmé que malgré l'environnement économique difficile et des interventions législatives injustes et « méprisables », elle était toujours présente pour promouvoir le droit des travailleurs, renverser le cadre juridique injuste actuel et se battre contre le chômage , le travail au noir et la concurrence déloyale.

L'autre syndicat majeur, SEV (Industriels de Grèce) était absent et a refusé de signer la convention mais a proposé la signature d’un « protocole d’accord sur des questions et principes de base », estimant qu’« en raison du mémorandum, le rôle des partenaires sociaux s’est restreint de manière significative et la signature d’une convention collective nationale de travail représente une parodie. »