5 ans d'actualité indépendante sur les crises en Grèce

Allons voir chez les Grecs : nouvelle chronique à venir chez Okeanews

19 mai 2013

Allons voir chez les Grecs Chronique France Grèce OkeaNews

Toute la culture grecque chez vous, sans bouger de votre ordinateur


703 mots   1266       Comments

Amis français, bienvenus dans notre nouvelle chronique « Allons-voir chez les Grecs… ». Pardon ? Non, c’est un malentendu… on ne vous suggère pas d’aller vous y faire voir, chez les Grecs, on ne se permettrait pas… On vous invite simplement à regarder de plus près ce qui se passe chez eux, comment ils vivent, jusqu’à quel point ils vous ressemblent et en quoi ils diffèrent de vous. Alors ce qu’on vous demande, c’est de ne surtout pas aller vous faire voir chez les Grecs !

Rue Voltaire à Athènes (photo © Okeanews)

Rue Voltaire à Athènes
(photo © Okeanews)

Au contraire : voyez-les, et prenez le temps de bien les regarder, vous risquez d’être surpris. D’ailleurs, savez-vous d’où vient l’expression « aller se faire voir chez les Grecs » ? Non ? Eh bien vous l’apprendrez en lisant cette chronique, comme tout un tas d’autres choses captivantes : d’où viennent les mots périphérique, glossaire, pharmacie, téléphone, téléphérique, phosphorescent, photographie, cinéma, psychologue, pédiatre, synthèse, problème etc…, que vous utilisez au quotidien, qu’est-ce qu’ils veulent dire exactement et comment est-ce qu’ils sont utilisés en grec moderne.

Mais vous trouverez aussi de quoi vous rendre savant auprès de vos compatriotes : ainsi par exemple, quand votre médecin vous annoncera que vous souffrez d’oligoasthénotératospermie, que votre psychiatre établira un diagnostic d’apopathodiaphulatophobie et vous dira qu’en plus de ça vous êtes hexakosioihexekontahexaphobe, vous ne vous sentirez plus obligé de répondre : « hexakosioihexekontahexaphobe toi-même, non mais ! », mais vous leur couperez la chique, à ces prétentieux, en leur répondant avec une moue de connaisseur qui interroge un confrère : « Pourrais-je malgré tout avoir des enfants ? Guérirais-je de cette manie des toilettes ? Se pourrait-il que mon hexakosioihexekontahexaphobie évolue en triskaidekaphobie, docteur ? »

Croyez-moi, après ça, ils ne la ramèneront plus… Bon, là, c’est un peu exagéré (un peu hyperbolique, diraient nos amis grecs), déjà parce que, pour souffrir de tous ces maux à la fois, il faudrait que vous n’ayez vraiment pas de veine, et ensuite parce qu’aucun humain ne peut prononcer ces mots d’une traite, pas même un médecin, fût-il grec ! Si vous ne me croyez pas, essayez, vous verrez.

Alors, convaincu ?

Passons à la suite, si vous le voulez bien : chaque semaine, vous retrouverez non seulement l’histoire des mots grecs que vous employez sans le savoir, mais aussi les mots français qu’utilisent les Grecs dans le vocabulaire quotidien, bande sonore à l’appui (voyons si vous les reconnaîtrez…) !

Ensemble, nous parcourrons Athènes et Paris, bondissant d’une ville à l’autre, tels de joyeuses chèvres franco-grecques ou plutôt « gallo-hellènes », avides de parcourir le près du voisin, au gré des thèmes culturels évoqués, taxis, marchés, restaurants, religion, architecture, enfants, politesse, komboloï, fêtes nationales, système politique, cafés, animaux, periptera et j’en passe…

Oh, mais je vous vois venir : « C’est vrai, la culture grecque est mon talon d’Achille, mais, sans vouloir jouer les Cassandre, l’entreprise de la connaitre de fond en comble est sans fin, c’est véritablement la toile de Pénélope ! Non, vraiment, autant pousser le rocher de Sisyphe, j’aurais plus de chance d’en voir le bout… Et puis, pas la peine d’enfourcher Pégase pour me convaincre… me croit-on assez stupide pour écouter le chant des sirènes ? »

Je vous le concède, tout connaître de la culture grecque est un travail de titan et cela demande une force herculéenne pour soulever tous les obstacles culturels ; il est naturel que vous ayez l’impression de jouer les Prométhée en vous attelant à la tâche, naturel aussi que cela vous apparaisse comme le supplice de Tantale, mais faites-nous confiance, nous suivons le fil d’Ariane, et à l’arrivée, comme le phénix vous renaîtrez de vos cendres !

Ne craignez donc pas de tomber de Charybde en Scylla, embarquez-vous à nos côtés et tenez-vous prêts, comme Ulysse, à faire un beau voyage…

A suivre sur Okeanews