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Grèce : un rapport médical confirme l'utilisation du taser et la torture sur des détenus de Grevena

29 avril 2013

Droits de l'homme Police conditions de détention Droits de l'homme Grèce tortures

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Le rapport médical constate des ecchymoses sur les jambes, le torse et les cuisses, et des signes de blessures par arme à électrochocs sur les détenus de la prison de Grevena après que des agents de l'unité spéciale anti-terroriste EKAM ont procédé à l'inspection des cellules le 15 avril dernier.

Les manifestants dénoncent l'utilisation du taser et la torture devant le ministère de la justice le 19 avril 2013 (photo okeanews,

Les manifestants dénoncaient l'utilisation du taser et la torture devant le ministère de la justice le 19 avril 2013 (photo okeanews)

La semaine dernière, l’initiative pour les droit des prisonniers manifestait à Athènes, en Grèce, pour avoir des réponses suite à des événements inquiétants qui auraient eu lieu dans la prison de Grevana, où le taser normalement interdit aurait été utilisé de manière abusive contre des détenus lors d'une descente de l'EKAM, l'unite anti-terroriste des forces de l'ordre.

Les allégations sont confirmées par un rapport médical qui indique que des détenus que 28 hommes ont subi des contusions sur différentes parties de leur corps. Le rapport indique également l'utilisation de taser.

Soixante détenus de l'aile A2 de prison Grevena ont affirmé qu'ils ont été agressés par des agents masqués de l'Unité spéciale antiterroriste (Ekam) lors d'une perquisition de leurs cellules le 13 Avril. Selon l'Initiative pour les droits des prisonniers, les forces de l'EKAM ont frappé les détenus avec des matraques et des tasers, les ont contraints à marcher à quatre pattes, et les ont laissé nus dans le gymnase de la prison.

Dans une plainte déposée par un avocat, les prisonniers de Grevena indiquent qu'ils ont été sauvagement attaqués bien qu'ils n'aient opposé aucune résistance à la police spéciale entrant dans l'aile de la prison.

"Ils ont appliqué des décharges électriques partout sur les prisonniers - sur les bras, les jambes, le cou et même dans les yeux - sans tenir compte des conséquences de leurs actes», précise la plainte, ajoutant que les effets personnels des prisonniers laissés dans les cellules ont été détruits pendant le raid.

Le rapport médical, vu par Eleftherotypia, a montré que les détenus avaient des ecchymoses sur leurs dos, leurs genoux, leurs cages thoraciques et leurs cuisses. Un des détenus avait un gonflement dans la zone génitale, tandis que d'autres montrent des inflammations de la peau qui montrent l'utilisation de taser sur le cou, les cuisses et les tibias.

Le ministère de la Justice a ordonné une enquête disciplinaire urgente sur l'incident.

Le député Syriza Tasos Kourakis indique le rapport médical "ne laisse aucun doute" que les hommes ont été battus et torturés avant l'inspection des cellules, et selon lui, suivant l'ordre du ministère de l'ordre public avec l'appui du ministère de la justice.

Peu de temps après l'apparition de ces allégations, le siège de la police à Athènes a annoncé que les inspections des cellules avaient eu lieu «en conformité avec toutes les formalités légales, en présence d'un procureur de Grevena, du directeur de la prison, du personnel pénitentiaire, de la police locale, du personnel de l'EKAM, des experts bombe experts d'élimination et des chiens policiers ». Le rapport de la police indique que 15 couteaux, 26 téléphones portables, des cartes SIM et un petit paquet de 1.8g de poudre blanche ont été trouvés pendant le raid.

Mais les prisonniers ont réfuté les allégations de la police et ont indiqué que personne d'autre que les agents de l'EKAM n'était présent, a indiqué un des représentants du personnel pénitentiaire à Eleftherotypia.

source Eleftherotypia