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Athènes fait son cinéma

25 avril 2013

Culture Athènes cinéma Grèce

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Athènes retrouve ses couleurs d’antan le temps d’une rétrospective cinématographique visant à cartographier Athènes à travers les courts-métrages qui ont fait l’histoire de son cinéma. Les lieux mythiques de la capitale hellène défilent sous nos yeux, mais ce sont surtout les lieux anodins qui frappent, les lieux de tous les jours. On ne peut pas s’empêcher de reconnaître un coin de rue avec émotion en se disant « je suis déjà venu là ! »

Image du film "Monastiraki "de Gkaii Aggeli (1976)

Image du film "Monastiraki "de Gkaii Aggeli (1976)

« An Urban film Map ». Cartographier Athènes à travers des films, c’est l’idée de ce festival de court-métrage organisé par CAMP ! (un haut lieu de l’art contemporain à Athènes). Une belle sélection d’une vingtaine de films redessine la ville depuis les années 60 jusqu’à nos jours. Entièrement gratuit, le festival se tenait au rez-de-chaussée de l’établissement, dans le bar qui abrite souvent concerts, projections et performances artistiques.

Image du film i roda de Theodoros Adamopoulos (1964)

Image du film i roda de Theodoros Adamopoulos (1964)

Sur trois jours, le festival abordait trois différentes narrations de la ville d’Athènes à travers ses personnages, ses relations et son récit.

Depuis lundi une faune cinéphile se presse dans le bar, et se serre entre les tables, sur les chaises alignées devant l’écran, en sirotant un café frappé ou un verre de vin.

Je suis venue tous les soirs, explique Irini, très enthousiasmée, à la dernière projection du festival. C’est vraiment émouvant de voir la ville telle que nos parents l’ont connues, et ces réalisateurs sont vraiment bons : J’adore Konstantinos Giannaris !

Image du film i ekpompi de Thodoros Aggelopoulos (1968)

Image du film i ekpompi de Theodoros Aggelopoulos (1968)

Son amie, Katerina s’invite dans la conversation : “Les trois soirées portaient sur des thèmes différents. Dans la première partie, l’accent était mis sur les habitants, sur leur personnalité, dans la deuxième sur les relations qui se nouaient dans la ville et dans la dernière partie sur la ville elle-même, sur sa petite histoire. Pas la Grande Histoire : celle qu’on connait tous, celle de l’antiquité, de l’Occupation, des dictateurs. Mais sur l’histoire des faubourgs, des quartiers, de l’ambiance... C’est cette partie qui m’a le plus plu, je ne m’y attendais pas. Les films qui étaient présentés allaient des années 70 à nos jours : on y voit vraiment une évolution.

Le choix des films projetés est vraiment bon", commente Christos, un jeune réalisateur. "A la fois éclectiques et très représentatifs des films grecs de l’époque”.

Chaque court-métrage est accompagné de son lot de chuchotements, de rires et de soupirs. On s’émerveille face à l’histoire d’amour formidable qui se glisse dans la trame du film « Mia thesi ston ilio » (une place au soleil), on sourit aux facéties du héros de « O Kleftis » (le voleur) et les films défilent, construisent la ville et on assiste à la transformation d’Athènes et de ses habitants au cours des 50 dernières années.

Image du film “Chelsea-Barcelona” d’Alexandros Chantzis (2012)

Image du film “Chelsea-Barcelona” d’Alexandros Chantzis (2012)


Okeanews vous propose de découvrir deux des court-métrages présentés à l’occasion de ce festival.

Jimmy le tigre (Tzimis o tigris) :

Yiannis et la route (O Giannis kai o Dromos) :