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Grèce : un superviseur d'une ferme tire sur ses employés bangladais. Près de 30 blessés.

18 avril 2013

Société esclavage Grèce Manolada racisme

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La région de Nea Manolada dans le Péloponnèse a déjà connu des épisodes d'abus sur les migrants par le passé. Hier, alors que 200 employés bangladais demandaient leurs 6 derniers mois de salaire impayés, un -au moins- des superviseurs est sorti avec son fusil de chasse et a tiré sur les migrants. Plus de 20 blessés ont été transportés à l’hôpital hier soir. 4 d'entre eux étaient dans un état critique.

Manolada : deux des migrants blessés

Manolada : deux des migrants blessés

L'incident s'est produit lorsque 200 travailleurs auraient exigé l'équivalent de six mois de salaires impayés à leur employeur dans la région d'Ilia. Après des échanges verbaux entre les migrants et les trois superviseurs de la ferme, l'un des superviseurs - au moins-  a tiré sur les employés avec un fusil de chasse. Près de 30 travailleurs ont été blessés dans l'incident, plusieurs d'entre eux étaient dans un état critique mercredi soir.

Le propriétaire de la ferme, qui n'aurait pas été présent lors de la fusillade, a été arrêté mais les trois superviseurs étaient recherchés. La Police semble connaître l'identité des hommes qu'elle recherche.

Manolada a été au centre d'affaires de violence contre les travailleurs migrants un certain nombre de fois au cours des dernières années. L'an dernier, deux grecs ont été arrêtés pour avoir battu un égyptien de 30 ans, bloquant sa tête dans la fenêtre d'une porte de voiture et le traînant pendant environ un kilomètre.

En 2008, les migrants travaillant dans les plantations de Nea Manolada, connue pour ses fraises, ont entamé une grève de quatre jours pour protester contre des salaires de misère et des conditions de vie sordide.

Alors que le Commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe indiquait dans son rapport hier que l'Etat grec doit agir avec force contre le racisme dans le pays, il semble que l'esclavage est encore en place dans le pays.

Les réactions sur les réseaux sociaux ont été très vives et un appel à boycotter les fraises de la ferme de Manolada est déjà en place.

Nom de code sur twitter : #bloodstrawberries (les fraises de sang) et #Manolada.

Boycott Manolada

Boycott Manolada

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Boycottez les fraises de Manolada, de Grèce

Avant que vous n'achetiez encore des fraise de Manolada, en Grèce, pensez juste qu'elles sont couvertes du sang de travailleurs immigrés.

Le 17 avril 2013, plus de 20 migrants qui demandaient à être payés pour leur travail ont été attaqués et blessés [au fusil de chasse] par leurs employeurs grecs.

Le gouvernement grec couvre les meurtriers qui agissent avec le support du parti néo-nazi Aube Dorée

#bloodstrawberries

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