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Droit de réponse d'Upside Télévision

3 février 2013

Médias Envoyé Spécial Grèce

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Après la publication sur notre site Internet de l’article "Grèce : la grande braderie", le grand bluff d’Alexia Kefalas pour Envoyé Spécial (21 janvier), M. Sébastien Deurdilly, le Directeur Général chez Upside télévision nous a adressé, au titre du droit de réponse, le texte qui suit (reçu le 1er février 2013 à 13h10, au format PDF et reproduit à l'identique au format texte).

 

REPONSE A L'ARTICLE

  «Grèce : la grande braderie”, le grand bluff d’Alexia Kefalas pour Envoyé Spécial»

Contrairement à ce qui est écrit dans l'article, Alexia Kefalas, la journaliste, connait bien sûr le TAIPED mais notre reportage a pour objectif, non pas de montrer ce qui est officiel ou public, mais de mener l'enquête et révéler ce qui se passe derrière. En effet, effectivement selon le TAIPED, aucune île grecque n'est à vendre ou à louer. Mais le reportage révèle qu'une liste «non officielle» circule parallèlement. Une image d'un article de presse grec intitulé «47 îles à vendre ou à louer» confirme cette information.

Contrairement à ce qui est écrit dans l'article, Nikos Lagonikos, outre le fait qu'il dirige une agence de voyage, est également agent immobilier. Il confirme que «les ventes et locations d'îles ne sont pas officielles mais qu'elles existent». A titre d'exemple, le Maire de la commune dans laquelle se situe «l'île aux rêves» témoigne des difficultés financières de sa mairie et il a apparait clairement qu'il a effectivement demandé à Nikos Lagonikos de trouver des investisseurs afin de reprendre l'exploitation de l'île. Par ailleurs, Nikos Lagonikos nous a informés qu'il contestait le montage de l'entretien téléphonique qu'il a eu avec oké@news qui est mis en ligne dans l'article aux motifs que ce montage déforme ses propos.

Notre reportage n'affirme pas que la compagnie grecque des chemins de fer a déjà trouvé preneur mais uniquement que la société COSCO est intéressée par le réseau ferroviaire chemins de fer grecs, et c'est bien ce que dit M. Wu, représentant de COSCO en Grèce, dans notre reportage.

L'article nous accuse de confondre location, vente et cession et prétend que nous insinuons que la Mairie veut vendre l'île aux rêves. Cela est faux, notre reportage dit que la mairie être prête à céder l'exploitation de l'île pour 100 000 euros par an, ce qui est différent.

L'article prétend que nous aurions mal traduit une pancarte, en ce que nous aurions dit que cette pancarte indique les fonds européens que la Grèce aurait perçu pour la restauration de Tatoi, le palais d'été des anciens rois de Grèce. Cela est faux, le commentaire de notre reportage précise bien que la pancarte mentionne un crédit européen pour la protection du parc.

Contrairement à ce qui est écrit dans l'article, le reportage ne dit en aucun cas que l'achat de la mine d'or de Chalcidique par la société Eldorado Gold est une privatisation. Le reportage parle très clairement de la privatisation, 10 mois auparavant, de la forêt qui entoure la mine.

L'article nous reproche de ne pas dévoiler l'identité d'un de nos contacts. Précisément, l'identité d'un responsable de la société Eldorado Gold qui évoque les demandes du maire, Christos Pachtas, en contrepartie de la vente de la forêt. S'agissant d'une information très sensible délivrée par une personne de confiance, nous avons effectivement souhaité la protéger. Nous rappelons qu'il relève de notre responsabilité et de notre déontologie de protéger nos sources.


Le document PDF reçu :

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