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Angela Merkel propose un référendum : le coup de fil de trop ?

18 mai 2012

Economie Politique Angela Merkel Europe Grèce

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Aujourd'hui, Angela Merkel a appelé le président grec Papoulias.

Une déclaration du bureau du président affirme qu'après avoir parlé avec M. Papoulias par téléphone, le Premier ministre a communiqué avec les dirigeants des partis pour les informer sur la conversation avec la chancelière allemande Angela Merkel.

Mme Merkel a réitéré le soutien de l'UE pour les efforts de la Grèce pour surmonter la crise. Elle a également mentionné que l'UE vise à examiner le renforcement des politiques visant à la croissance et  à la lutte contre le chômage dans la zone européenne. La question de la croissance est, en tout état de cause, la question de base qui occupera le sommet extraordinaire de l'UE le 23 mai à Bruxelles.

Elle a également transmis au Président de la République ses pensées au sujet de la tenue d'un référendum parallèle aux élections sur la question de savoir si les citoyens grecs souhaitent rester dans la zone euro. Il est évident néanmoins que la question dépasse la portée du gouvernement.

Depuis, un démenti du gouvernement allemand a été prononcé concernant cette proposition de référendum. Et un démenti au démenti a été prononcé par la maison présidentielle grecque.

Le président du parlement européen, Martin Schultz, a lui, rencontré les leaders des principaux partis grecs. Il a d'ailleurs dit à A. Tsipras : "Vous faites moins peur en vrai qu'à la télévision". Je passe sur le niveau du commentaire...

Les réponses de tous les leaders des partis grecs est (pour une fois) la même : "Nein !" .

A. Tsipras, de son côté, a commenté les annonces d'A. Merkel :

Mme Merkel est utilisée pour traiter les dirigeants politiques en Grèce comme s'il n'y avait un protectorat ici. Ce droit lui a été donné par l'attitude de M. Venizelos et de M. Samaras, ainsi que par leurs lettres d'engagement. Le 17 Juin, le peuple grec donnera sa réponse définitive. Les gens vont mettre un terme à ces mémorandum d'austérité, à la sujétion et à l'indignité et ouvrira la voie à un développement progressif dans l'ensemble de l'Europe

On savait qu'après l'annonce des nouvelles élections, les attaques allaient être rudes, principalement contre A. Tsipras et une politique jugée impossible à mettre en oeuvre sans sortir de la zone euro. Après les annonces de fort retrait d'argent des banques grecques (je n'ai vu aucune file d'attente à Athènes devant les banques), il semble qu'il faille en urgence savoir si la Grèce doit rester dans la zone euro ou non, alors que la question a été refusée à Papandréou en 2011, avec la suite que l'on connait.

Plus grave, les démentis semblent montrer un désaccord total entre Merkel et Papoulias sur la question. Sommes nous au début d'une crise diplomatique entre l'Allemagne et la Grèce ?