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[Live] - Vers de nouvelles élections !

14 mai 2012

Live ! Politique élections Grèce

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Reprise du Live (dernières informations au début, pour faciliter la lecture)

La journée du 15 mai 2012 (heure grecque) :

15 Mai 2012 – 16:30

Fin du live.

15 Mai 2012 – 16:15

C'est officiel : de nouvelles élections seront programmées en Grèce. Un gouvernement de transition sera créé demain vers 13h le temps d'aller jusqu'aux nouvelles élections.

15 Mai 2012 – 16:10

Venizelos : "Ils ont positionné les intérêts des partis au dessus des intérêt de la nation".

15 Mai 2012 – 16:00

Fin de la rencontre entre les leaders des partis et le président. Il semble que Kammanos et Kouvelis soient sortis énervés. Venizelos souriait et Samaras est parti directement dans la voiture qui l'attendait.

Il semble (d'après la TV Net), que Kouvelis jette l'éponge : "C'est terminé"

Il semble que la consultation se termine. Pour des probables nouvelles élections.

Dans l'attente des premières déclarations.

15 Mai 2012 – 15:20

Les discussions avec le président sont toujours en cours.

15 Mai 2012 – 15:10

Les 25 marcheurs arrêtés plus tôt dans la journée et détenus sont accusés de "résistance aux autorités et pollution de l'environnement".

Selon le site Facebook de "MarchToAthens" : "Ils sont en attente d'un procès rapide qui devrait avoir lieux ce soir vers 18hIl y a eu des violences policières avec des marques de coups sur au moins trois détenus lors de l'expulsion. ".

15 Mai 2012 – 14:25

Samaras, Tsipras, Venizelos, Kouvelis et Kammenos sont assis à la même table, avec le président Papoulias.

15 Mai 2012 – 13:56

Arrivée de Samaras.

15 Mai 2012 – 13:55

Arrivée de Venizelos, Kouvelis et Tsipras au palace présidentiel.

15 Mai 2012 – 13:50

Finalement, Kammenos arrive au palace présidentiel.

15 Mai 2012 – 13:45

La rencontre entre le président et les responsables des partis politique devrait commencer d'une minute à l'autre.

15 Mai 2012 – 13:20

25 arrestations parmi les marcheurs de la "Marche vers Athènes". L'objet de l'arrestation serait : "dégradation de l'image de la nation". Des marcheurs qui n'avaient jusque là rencontré que des mouvements de soutien ont donc l'occasion de tester l'accueil de la police grecque.

Vidéo :

Les photos des arrestations (issues de babylonia.gr ):

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15 Mai 2012 – 12:35

Hier soir, à la télévision grecque, un journaliste a remis en cause les arguments de Kammenos en présentant une lettre de Kammenos proposant un plan B (lettre que Kammenos n'aurait jamais envoyé, selon ses dires).

Un jeu de poker menteur a commencé sur ce sujet, Kammenos ayant indiqué n'avoir envoyé qu'une lettre des points principaux. Le journaliste a répondu qu'il y aurait beaucoup plus dans cette lettre que ce que Kammenos  veut bien dire.

Depuis, il semble que la rencontre entre Kammenos et le président Papoulias est annulée.

[Hors élections]Il y aurait eu des émeutes entre grecs et immigrants hier à Athènes.

Arrestation d'activistes (la marche vers Athènes) à Athènes (images à suivre) :

15 Mai 2012 – 12:00

Reprise des évènements depuis le blog de Mehdi Zaaf :

Les négociations continuent donc aujourd'hui. Panos Kammenos (Grecs Indépendants) sera le premier à se rendre au palais présidentiel pour rencontrer Karolos Papoulias, le président de la république.

Une lettre obtenue hier par un journaliste de la TV Grecque NET affirmait que Kammenos pourrait soutenir le gouvernement, s'il obtenait une place de ministre de la défense. C'est, une fois de plus un coup de théatre, pour celui qui déclarait encore il y a quelques jours que même mort il ne négocierait pas.

Le contenu de la lettre a malgré tout été démentie par le leader nationaliste, affirmant par ailleurs qu'il avait perdu confiance. Sa participation au gouvernement pourrait donc être compromise.

Panos Kammenos sera à 13h (heure d'Athènes) au palais, et il sera suivi par tous les autres leaders excepté Nikolaos Michaloliakos (Chryssi Avghi, non invité) et Aleka Papariga (KKE, qui a refusé l'invitation).


La journée du 14 mai 2012 :

Question de mathématique combinatoire : combien de coalitions de 3 partis peut-on faire avec 7 partis ? Sachant que chaque tentative de coalition prend une journée, combien de journées avant d'arriver à la bonne solution ? [une salade grecque offerte place Syntagma au gagnant]

Il serait plus simple de reprogrammer des élections rapidement plutôt que de perdre un temps précieux...

Il semble que l'on se dirige vers un gouvernement de technocrates et de "personnalités". Je commence à partager le sentiment de Tom, irlandais, artiste un peu fou et attachant rencontré par hasard près de Syntagma ce week-end. Son choix pour les élections :

Tom

Tom's Art (proche de Syntagma) - photo OkeaNews (12/05/2012)

14 Mai 2012 – 22:25

Fin du live. A demain !

14 Mai 2012 – 22:10

La première proposition pour un choix de premier ministre "technocrate" vient de l'Aube dorée (via la chaine Net) : Elias Kasidiares propose Markezinis, un politicien de l'époque de la junte.

14 Mai 2012 – 20:55

Déclaration de Samaras : Après le refus de la gauche démocratique de confirmer un gouvernement PASOK, ND, et la gauche démocratique, ce que je trouve arrogant, nous nous rencontrerons tous à nouveau demain. Nous devons tous prendre notre responsabilité car la population nous a donné non seulement un message mais aussi un ordre de coopérer.

Panos Kammenos, des grecs indépendants a déclaré qu'il pourrait soutenir le gouvernement d'unité nationale s'il existe un risque de securité nationale. Il rencontrera le président une heure avant les autres leaders demain, à 13h.

14 Mai 2012 – 20:50

Début de la déclaration de Kouvelis. Les déclarations clefs :

"Un gouvernement de technocrates et de personnalités prouverait la défaite de la politique."

"Ce gouvernement devra de toute façon suivre le message de la population."

'Nous sommes d'accord pour un gouvernement de coalition, mais ce gouvernement doit représenter le choix de la population" [ndlr : ce qui implique la participation de Syriza]

La réunion devrait réunir demain ND (Samaras), PASOK(Venizelos), KKE(Papariga), SYRIZA(Tsipras, DIMAR (Kouvelis) et Grecs indépendants (Kammenos).

14 Mai 2012 – 20:45

Venizelos est d'accord pour participer à ce nouveau gouvernement de technocrates. Il a proposé de rassembler tous les partis demain pour que chacun avance toutes leurs propositions dans un dernier essai pour trouver une solution. Pour lui, c'est ce que la population demande.

[ndlr] Mais que dire d'un gouvernement formé d'experts si ceux-ci ont le même cursus que L. Papademos ?

14 Mai 2012 – 20:35

MEGA rapporte de nouvelles rencontres avec tous les leaders des partis politiques, (sauf l'Aube dorée). Il semble que l'idée soit de créer un gouvernement de technocrates et d'experts soutenus par les députés : la nouvelle invitation de tous les leaders des partis trouve son sens dans ce cadre.

14 Mai 2012 – 20:30

Fin de la réunion entre les leaders des partis et le président. Aucune annonce pour l'instant.

14 Mai 2012 – 19:45

Le président Papoulias rencontre actuellement Venizelos, Samaras et Kouvelis pour le dernier espoir de création d'un gouvernement de coalition. Tsipras a refusé l'invitation.

Reprise de l'interview Tsipras (je remercie Mehdi Zaaf au passage 🙂 )

Alexis Tsipras, leader de la coalition de gauche radicale, SyRizA a tenu une interview de près d'une heure sur internet. Ce fut une interview très intéressante, l'occasion pour lui de marquer ses positions, et rappeler son programme.

Il a commencé son intervention en rappellant la situation catastrophique de la Grèce, soulignant le rôle déterminant qu'ont tenu les deux grands partis pour amener le pays dans cet Etat. Il s'est indigné, rappellant qu'une échéance arrive demain, et que le gouvernement n'a pas décidé si le pays allait l'honorer ou non. C'est irresponsable a t-il dit.

Nous saurons ce soir s'il y aura un gouvernement de coalition PASOK, Nea Demokratia et DimAr, ils se sont apparament mis d'accord pour un plan de deux ans a t-il déclaré.

Confirmant qu'il ne participerait pas à la réunion prévue ce soir avec le président, et les leaders des grands partis, il a souligné l'incompatibilité de sa formation avec les autres partis. Notre slogan c'était "ils ont décidé sans nous, nous avançons sans eux" comment pourrions nous coopérer avec eux?.

Il a particulièrement insisté sur l'irresponsabilité des deux partis qui gouvernent actuellement au chantage, faute d'avoir un plan.

Tsipras a signalé une fois de plus que le mémorandum avait perdu toute légitimité lors des élections du 6 mai, et que nous devions maintenant trouver une solution pan-européenne. L'austérité détruit la Grèce, l'Euro, et l'Europe. Il a répondu à Samaras qui considère que son ennemi est à gauche, alors que son vrai ennemi, c'est lui-même qui l'avait violemment, et recuremment accusé ces derniers jours de vouloir sortir de l'euro.

Nous souhaitons rester dans l'euro, mais sans les mesures d'austérité desastreuses a t-il réaffirmé, avouant cependant qu'il ne pouvait pas garantir que les membres de l'Euro Zone (ne) prennent (pas) de décisions auto-destructrices.

En accord avec ses déclarations précédentes, Tsipras a continué son entreprise "d'européisation" du problème grec. Nous chercherons à convaincre nos partenaires de l'Euro Zone que ce que nous avons là est un problème européen, et que l'on doit donc y trouver une solution européenne.

Interrogé sur les déclarations récentes de Kouvélis, et de Papariga, il a regretté la mauvaise volonté de ses partenaires de gauche, insistant une nouvelle fois sur la nécessité d'une gauche forte en Grèce comme en Europe. Le pays doit être gouverné soit par des forces pro-memorandum, soit anti-memorandum, la gauche doit chercher à s'entendre!.

A propos des autres forces, il a souhaité bonne chance à Venizelos pour retablir le PASOK comme il le voudrait, assurant qu'il coopérerait avec lui si jamais il réalisait ce rétablissement. Quant aux électeurs de droite, il s'est montré plutôt clément, assurant que de nombreuses personnes de droite ont voté pour nous, nous vuolons construire une base électorale solide avec eux aussi. Il a particulièrement insisté sur le fait que la ligne de séparation dans la politique grecque n'était plus droite/gauche, mais anti ou pour mémorandum.

Parlant de son parti, il a précisé qu'il était en refondation. Ce sont ceux qui ont voté pour SyRizA qui sont le parti maintenant et c'est à cause du changement de base electoral que nous reconstruisons le parti. Nous attendons des votants qu'ils nous montrent la voie à suivre.

Tsipras a condamné la loi électorale (des 50 sièges) précisant qu'était actuellement en cours une transformation de la coallition SyRizA en parti, dans le but d'obtenir ces 50 sièges.

A propos de la politique française Tsipras a confirmé qu'il ésperait une coopération avec Hollande,il a confirmé avoir demandé dès le surlendemain des élections à rencontrer François Hollande qui a refusé sous pression du ministre des affaires étrangères allemandes. Il a précisé que son parti "frère" était le Front de Gauche (en français), ayant des relations proches avec Jean-Luc Mélenchon. Il a ajouté qu'il restait vigilant face au nouveau président français: Hollande a la possibilité de changer les choses. J'espère qu'il ne se transformera pas en "Hollandréou.

Sur la défaite de Sarkozy, et de Merkel en Rhénanie du Nord-Westphalie, il a salué la rupture entamée de l'axe franco-allemand.

Il s'est enfin montré ouvert, et pragmatique sur les questions d'immigration, précisant que cela restait un problème et qu'il fallait y réflechir tous ensemble, tout d'abord en revoyant la régulation de Dublin II. De même sur les questions nationales (Macedoine en particulier), appellant toujours au débat, et à la discussion posée et réflechie.

Alexis Tsipras s'est montré très humain et personnel dans ses réponses. Ce fut une interview vraiment interessante qui confirme une fois de plus son sérieu, et sa différence de niveau évidente avec les autres leaders.

Reprise de la dernière information de la soirée d'hier soir 22h30 (Mehdi Zaaf) :

Le président Papoulias reprend les discussions avec Venizelos, Samaras et Kouvelis. Tsipras a refuser de se rendre à l'invitation.

Reprise de la dernière information de la soirée d'hier soir 22h30 (via Mehdi Zaaf):
Kouvelis vient de terminer sa déclaration à l'issue de sa discussion avec le président.

Le président m'a déclaré que la formation d'un gouvernement oecuménique n'était pas possible a t-il déclaré.

Nous n'avons donc toujours pas, en ce soir du 13 mai, de gouvernement en Grèce.

Pour autant, Kouvélis a parlé de gouvernement oecuménique (qui devait inclure SyRizA), et laisse donc ouverte la possibilité d'un gouvernement de coalition Nea Demokratia - PASOK - Gauche Démocratique.