ven. 18 mai

Troïka Versus Grèce : le match vers la catastrophe

7 février 2012
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Les nouvelles font bondir. Les négociations en cours entre la et le gouvernement grec sont tendues, difficiles. La population, elle, va devoir se serrer la ceinture, encore une fois. Une catastrophe risque d’en chasser une autre.

Retour sur les chiffres et les mesures de l’accord.

To Vima  cite un rapport du bureau de la comptabilité générale de l’État qui précise que les mesures visent à réduire le budget de l’Etat de 2,3 milliards d’euros, de la façon suivante :

  1. 1,07 milliards en moins pour les dépenses de médicaments (une hérésie !!!);
  2. 300 millions en moins pour la défense (un moindre mal -une bonne nouvelle- mais pas à la hauteur des possibilités de réduction du budget de la défense) ;
  3. 400 millions en moins dans les dépenses publiques (je suis assez curieux de savoir ce qu’ils entendent par dépenses publiques);
  4. 200 millions en moins dans les dépenses des institutions étatiques ;
  5. 50 millions en moins dans le paiment des heures supplémentaires des médecins publics (pour info, une infirmière a eut le bonheur de recevoir 2.80€ de salaire pour le mois de janvier, oui : 2.80€, à peine un café à Athènes);
  6. 250 millions de moins dans les frais généraux des ministères (quid du salaire des hommes politiques et des aides -publiques- des partis politiques ?!?) ;
  7. 40 millions de moins pour les familles nombreuses (autant réduire encore les aides octroyées aux plus faibles…);

Voilà pour les premiers chiffres. Ils ne concernent que des coupes dans le budget.

Venons-en aux mesures concrètes qui vont toucher, une fois de plus, ceux qui ont de plus en plus de mal a joindre les 2 bouts (source protothema ) :

  1. réduction de 20 à 25% des salaires, en commençant par le salaire minimum (actuellement de 761€ brut / mois, il serait donc autour de 470€ net / mois (pour les jeunes de moins de 25 ans, cela sera 10% de moins, soit autour de 400€ par mois) )
  2. réduction de 20% des retraites de plus de 1.000 euros par mois ;
  3. réductions de 20 à 30% dans les retraites complémentaires de plus de 150 euros par mois ;
  4. licenciements dans les forces armées, la santé et l’éducation pour les employés sans-statut permanent ;
  5. coupes drastiques dans les salaires élevés de l’état(les hommes et partis politiques aussi ?), abolition du droit des salariés pour un poste permanent et privatisations immédiates ;
  6. ouverture immédiate des professions fermées et des heures de travail ;
  7. mise en place de zones économiques spéciales assorties d’incitations fiscales pour l’investissement et le travail ;
  8. extension de la flexibilité du travail avec les entreprises et les contrats personnels.
[edit 08/02/2012 - 21h] Suite de la Bombe Troikienne (source  zerohedge grâce à des fuites obtenues par bloomberg):
  1.  suppression  de 15 000 postes dans la fonctions publiques pour 2012 ;
  2. vente de DEPA, DESFA, OPAP, EYDAP(compagnie des eaux d’Athènes), EYATH en 2012  ;
  3. vente de Hellenic Petroleum au premier semestre 2012 ;
  4.  réduction de la masse salariale de 150 000 salariés dans le secteur public entre 2012 et 2015 (l’équivalent, pour un pays comme les états unis, de 5 millions de salariés);
  5. le tout pour un retour à une croissance positive en 2013 (qui va croire à un retour de la croissance pour 2013 avec les mesures annoncées ?!?).

Après une réduction de salaire déjà constatée de 20 à 30% depuis 2009, l’ va s’offrir une main d’oeuvre bon marché qui aura grand mal à continuer à survivre devant les prix à la consommation en Grèce (grosso modo identiques à la France). Des salaires réduits de 50% en moins de 3 ans, chapeau la troïka et le gouvernement grec si cela passe.  Les nouvelles mesures ajouteront des retraités en difficulté à ceux qui font la queue à la soupe populaire. Le droit du travail, déjà si peu protecteur en Grèce, va devenir anecdotique. Et la « mise en place de zones économiques spéciales assorties d’incitations fiscales pour l’investissement et le travail » va sans doute attirer les investisseurs étranger (allemand et français en tête) qui auraient des allègements -donc des rentrées d’argent en moins pour l’Etat- fiscaux (comme cette zone franche -réservée à l’Allemagne- proposé par un maire d’une ville du Péloponnèse). Tout va bien dans de la troïka.

Mai 2011 - Les menottes sont prêtes La troïka demande un engagement écrit du gouvernement grec (leaders du PASOK(gauche), de ND(droite) et du LAOS(extrême droite)). Lucas Papademos va rencontrer ce soir les chef des partis de son gouvernement, [edit 19h20] autour de21h après 22h30 (20h 21h30 heure française). Il devrait s’exprimer ensuite en direct (à suivre dans la soirée quand l’info sera officielle chez OkeaNews).

[edit 19h25 : Il semble que la troïka doit rencontrer Lucas Papademos vers 21h30 (20h30 heure française) et que la rencontre avec les responsables des partis politiques soit décalée à demain].

Le match continue, mais les spectateurs grecs ont déjà compris depuis bien longtemps ce qui les attend encore, et encore, et encore. La sauce avec laquelle ils sont dévorés ne fige pas. Il semble même que la délectation des puissants à anéantir les derniers espoirs d’une population n’a pas de limite. A moins que Lucas Papademos surprenne tout le monde, mais cela semble plutôt mal parti, d’autant que Georges Papandréou (dont le père avait prévenu la population qu’il espérerait pour son pays ne jamais voir son fils à la tête du pays -on connait la suite-) aurait déjà évoqué de laisser l’actuel premier ministre en place jusqu’à la fin du mandat (soit 2013). Au revoir les élections d’avril ? Démocrassie absolue. Papadémocratie.

Les jeux sont-ils faits ?

[Edit du 08/02/2012 - 14h10] Il semble que le document officiel en négociation, arrivé dans les mains des leaders du gouvernement ce matin, en langue (et en droit probablement) Anglaise se compose d’une cinquantaine de page tandis que sa traduction grecque serait de 16 pages uniquement [Edit : la version grecque ici, se compose de 43 pages]. Comme à son habitude Georges Papandréou accepterait le texte dans son ensemble, au nom du PASOK (son frère suspecté de jouer avec les CDS depuis la Suisse va être content) tandis que le ND et le LAOS ont encore des réserves. La rencontre entre les responsables des partis et Lucas Papademos est reporté à 15h.

Pendant ce temps, les grecs commencent à faire leurs calculs sur les prévisions de leurs prochains salaires : avec un salaire minimum brut à 600€, ceux qui ont travaillé 10 ans vont se retrouver avec un revenu brut d’environ 780€. Belles perspectives.

[Edit du 08/02/2012 - 18h20] La réunion entre Lucas Papademos,  George Papandreou (PASOK), Antonis Samaras (Nea Dimokratia) and Giorgos Katatzaferis (LAOS) a débuté vers 17h heure grecque

[Edit du 09/02/2012 - 00h15] Lucas Papademos : « accord sur toutes les questions sauf une  [ndlr : les retraites, sera négocié par L. Papademos et la Troïka]. Nous continuons les négociations pour conclure à temps pour l’Eurogroupe« .

[Edit du 10/02/2012 - 01:38] Le match est terminé. Mémorandum validé (baisse des retraites incluse). Doit-on s’attendre à une revanche populaire ? En tout cas, certains médias s’y préparent déjà, car selon certaines informations de la presse grecque (mercredi 8/2/2012), la chaîne CNN serait en train de louer l’ensemble du 6ème étage au prestigieux hôtel « Grande Bretagne », place de la Constitution (Syntagma), en face du Parlement et ceci parait-il pour plusieurs semaines, « s’attendant à la bataille d’Athènes ». Lors de l’épisode Référendum, j’avais pu croiser plusieurs journalistes sur une place Syntagma -vide- qui me demandaient « Vous pensez qu’il y aura du monde aujourd’hui ? Des émeutes ? ». Les images d’émeutes, cela fait vendre. Une révolution aussi. Tenter de comprendre et d’expliquer une situation dans la durée, c’est sans doute moins rémunérateur. Revanche ou pas, la sauce est prête. La grande bouffe va continuer sont rouleau compresseur anti-social. Nos rêves s’étiolent. Bienvenue dans la jungle … démocrassique.

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12 commentaires à "Troïka Versus Grèce : le match vers la catastrophe"

  1. Le Blog d'Olivier Berruyer sur les crises actuelles le 8 février 2012 à 2 h 48 min

    [...] Versus Grèce : le match vers la catastrophe Okeanos vient de réaliser sur son blog (que je vous recommande) une synthèse des demandes de la [...]

  2. ai le 8 février 2012 à 10 h 44 min

    Bonjour Okeanews

    J’aime beaucoup votre blog mais je suis en désaccord avec vous sur le budget de la défense qui est vraiment le bouc émissaire de la crise pour certains surtout si on prend en compte les seuls achats de matériel, le fait que la grosse majorité de l’armement est d’occasion (beaucoup de chars vieux de 50 ans dans les îles).

    Quand vous dites « un moindre mal -une bonne nouvelle- mais pas à la hauteur des possibilités de réduction du budget de la défense », sur quelle analyse de spécialiste en affaires militaires, en stratégie, en sécurité, en géopolitique vous basez-vous?

    En rapport avec son PIB la Grèce avait un budget élevé, mais c’est surtout faute d’avoir un PIB à la hauteur des possibilités du pays et le fait que pour ces statistiques on ne prend pas en compte le PIB qui se fait au noir…

    Savez-vous que le budget de la défense a déjà énormément baissé et que les officiers et autres professionnels (pilotes etc) sont les moins bien payés d’Europe et ce depuis très longtemps?

    Que l’armée a du prendre des mesures pour nourrir davantage de militaires moyennant une participation car ils n’avaient plus les moyens de se nourrir chez eux?

    Croyez-vous que cela soit l’intérêt du peuple grec de ne pas avoir de forces capables d’opérer dans la zone économique exclusive où on espère découvrir du pétrole?

    Cela rendra la Grèce encore plus dépendante des pays créanciers.

    Si même la Belgique et le Portugal ont une armée ce n’est pas un hasard. C’est nécessaire dans le jeu international.

    Seul le Costa Rica n’a pas d’armée. mais est totalement dépendant des USA en cas de problème.

    Connaissez-vous ce que les officiers turcs attendant leur procès en Turquie préparaient contre la Grèce dan le cadre du plan Balyoz?

    Croyez-vous qu’un Grèce sans armée, ou avec une armée ridicule, saura mieux gérer la crise? NON

    Détruire l’armée grecque, c’est asservir un peu plus le peuple grec, le rendre encore plus dépendant du monde extérieur qu’il ne l’est.

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    • Okeanos le 8 février 2012 à 12 h 40 min

      Merci pour ce commentaire, nous avons le droit de ne pas être d’accord ;)

      Je trouve inconcevable de poursuivre l’achat d’armes de guerres quand la population subit cette catastrophe actuelle. Plus généralement, quand l’Europe impose de poursuivre des commandes d’armes comme un chantage pour obtenir des prêts, c’est juste scandaleux. Comme le disait Daniel Cohn Bendit : « nous leur donnons de l’argent pour qu’ils achètent nos armes ». Sans parler de la corruption généralisée autour de ces contrats juteux.

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      • fdoun le 9 février 2012 à 6 h 26 min

        bonjour,
        je suis absolument d’accord avec vous et avec Daniel Cohn Bendit.
        Je vous suis depuis quelques temps sur twitter et j’aime bien ce que vous ecrivez, je tenais a vous le dire

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        • Okeanos le 9 février 2012 à 10 h 40 min

          Merci :)

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  3. ai le 8 février 2012 à 12 h 32 min

    J’ajoute que le vrai scandale c’est l’attitude des entreprises allemandes sur les armements grecs: la Grèce a payé 4 sous-marins, l’Allemagne n’en a livré qu’un avec des pannes répétitives. En Allemagne Siemens a été condamnée pour corruption sur des hommes politiques grecs. L’armée grecque ne prévoit pas d’acquisition de matériel neuf et se tourne uniquement vers le marché de l’occasion actuellement et si possible vers les surplus gratuits. Les Allemands sont choqués que les Américains proposent des armes d’occasion de surplus sans faire payer (pratique courante pour les pays pauvres de l’OTAN dont la Turquie bénéficie aussi très souvent) uniquement parce qu’ils pensent que cela fera perdre des marchés aux entreprises allemandes sur des armes neuves et payantes, elles. Il y a une vraie volonté allemande de faire plier les Grecs sur la question de l’armée sauf quand il s’agit d’acheter allemand.

    Pour le reste, considérer qu’une armée c’est un luxe pour pays riche c’est vraiment une erreur et encore une fois, un pas supplémentaire vers l’asservissement total.

    Car si la Grèce en plus d’être dépendante économiquement dépend entièrement de pays tiers pour sa sécurité, sa défense, la surveillance de ses eaux maritimes et de sa future zone économique exclusive, elle sera encore plus exposée à tous les diktats et ce que la Troika impose actuellement sera considéré comme encore assez doux par rapport à ce qui pourrait attendre la Grèce.

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  4. Nihil le 8 février 2012 à 13 h 54 min

    Les deux points de vue sont défendables et justifiés, à mon avis. Comme souvent (toujours ?), quel est l’ordre de priorité que l’on attribue ? Et dans quelle mesure, sachant que les ressources sont plus que limitées ?
    Je rejoins tout à fait le dégoût pour l’hypocrisie et le cynisme des créanciers qui privilégient leur monnaie à la vie des autres. Dans une situation aussi désespérante, il doit venir un moment où les vraies valeurs (pas celles de la Bourse) sont respectées et défendues, même si cela implique un coût ou une perte financière. Le seuil critique est déjà atteint. L’urgence est à la vie, les procès pourront avoir lieu après (encore faudra-t-il ne pas se tromper d’accusés…).

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  5. ai le 8 février 2012 à 14 h 49 min

    à Okeanos :

    Merci pour la réponse.

    Mais, dites moi, combien d’achat d’armes pour les 5 prochaines années sont prévus?

    Entre les rumeurs et ce qui est prévu vous verrez que pratiquement rien n’est prévu pour les 5 prochaines années si ce n’est tout ce qui est dépenses de fonctionnement (nourrir la troupe, le carburant, l’entretien des locaux, installations, matériel).

    Par ailleurs dire « il est inconcevable de poursuivre des achats d’armes « dans la situation actuelle : en plus de la remarque que je viens de faire et de mes précédents messages, je crois que le débat ne peut pas se résumer à cela.

    Car votre remarque sous-entend qu’un pays pauvre a moins besoin d’un certain degré de défense d’un pays riche. Ou que plus pays est riche, plus il a la légitimité de se préoccuper de la sécurité et de la défense.

    Or cela n’a rien à voir : soit un pays a des besoins de défense soit il n’en a pas ou peu, c’est indépendant de son état de pauvreté.

    Donc il peut y avoir un débat technique de spécialistes sur les besoins, en fonction des buts politiques mais cela ne peut pas être en fonction uniquement de l’état de pauvreté du pays.

    L’état de pauvreté implique un débat technique sur les moyens les moins chers de parvenir mais cela ne peut pas signifier ne plus rien dépenser.

    Soyons clair : j’aimerais dire aussi que la Grèce ou d’autres pays (y compris la France) n’ont pas besoin de dépenser pour sa défense mais comme je viens de l’indiquer je pense que cela aurait plus de conséquences qu’on ne le croit.

    En Grèce deux gros besoins actuels semblent se faire sentir : il faut plus d’argent pour la police vu la montée de la délinquance et il faut que la Grèce soit capable de surveiller sa future zone économique exclusive.Si le but est de choisir définitivement d’être un pays satellite renonçant à sa souveraineté sur certains espaces maritimes ou aériens ou à une partie du contrôle de sa zone économique exclusive (qui pourtant constitue une ressource pour le peuple) alors effectivement il n’y a besoin de rien.

    Et puis avez-vous entendu parler du plan Balyoz en Turquie (en grec Variopoula, plans turcs en Thrace, révélations du journal turc Taraf, lisez le magazine français Assaut du mois de janvier 2012). Ou encore le plan Suga révélé par le journal turc Yeni Safak le 23 janvier 2011 sur des plans en mer Egée. Tout cela a été révélé par la presse turque dans le cadre des procès en cours contre des militaires turcs accusés d’avoir élaboré des scenarios pour imposer la loi martiale pour renverser le gouvernement islamiste modéré, en créant de la tension ciblée avec la Grèce (très ciblée sur certaines îles et le nord est de la Thrace grecque).

    Voyez là aussi : http://www.youtube.com/watch?v=Smej0ph8AJE

    Pour tout vous dire je ne comprends pas du tout l’attitude de la gauche grecque vis à vis des questions de défense alors qu’un peuple maître de sa défense est aussi un peuple moins opprimé (prenez l’exemple extrême d’un Hugo Chavez, admiré par certains gauchistes grecs par anti-américanisme primaire alors qu’il bétonne la défense du Vénézuéla… Moi j’ai renoncé à comprendre, je trouve que le débat politique est de faible qualité en Grèce y compris sur les problèmes de défense).

    Sur la baisse des capacités suite aux réductions du budget de la défense : article d’avril 2011, avance les dernières baisses :

    http://www.defencenet.gr/defence/index.php?option=com_content&task=view&id=18876&Itemid=40

    Là pour les baisses de début 2011 (-1,2 milliards):

    http://www.enet.gr/?i=news.el.article&id=277973

    Là sur 5 départs de fonctionnaires pour un engagé:

    http://www.onalert.gr/default.php?pname=Article&catid=2&art_id=10395

    Au fait à ce rythme l’augmentation du service militaire va devenir une nécessité mais on ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre c’est à dire moins de professionnels, mois de dépenses, et des effectifs… Ou pourquoi pas un système de réservistes à la Suisse (après tout la Suisse est une démocratie et le rôle qu’y jouent les citoyens dans la défense est assez proche de ce qui se passait dans l’Athènes antique).

    Ce qui est sur c’est qu’il faut être cohérent : la diminution de ces dépenses aura aussi des conséquences qui devront aussi être payées par le peuple grec d’une façon ou d’une autre.

    Le gouvernement grec se dirige vers les offres de cession gratuites de matériel de surplus américain pour remplacer le matériel qui a parfois 50 ans d’âge, je trouve que c’est une solution raisonnable.

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    • Okeanos le 9 février 2012 à 10 h 45 min

      voir ici : http://www.bicc.de/uploads/pdf/press/2012/Global%20Militarization%20Index%202012%20Fact%20Sheet_e.pdf

      La Grèce est au 9ème rang mondial de l’index de militarisation global :

      « What is the Global Militarization Index (GMI)?

      The Global Militarization Index (GMI) depicts the relative weight and importance of the military apparatus of one state in relation to its society as a whole. For this, the GMI records a number of indicators to represent the level of militarization of a country:
      • the comparison of military expenditures with its gross domestic product (GDP) and its health expenditure (as share of its GDP);
      • the ratio of the total number of (para)military forces to the number of physicians and to the overall population;
      • the ratio of the number of heavy weapons to the total population.

      The GMI is based on aggregated data from the Stockholm Peace Research Institute (SIPRI), the International Monetary Fund (IMF), the World Health Organization (WHO), the International Institute for Strategic studies (IISS) and BICC. It shows the level of militarization since 1990. BICC provides yearly updates.

      The latest yearly update, the GMI 2012, is based on data from the year 2010 (i.e. the most recent year for which data has been available) and comprises 149 states. »

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      • ai le 9 février 2012 à 12 h 34 min

        Bonjour

        Merci pour votre réponse.

        Cet élément est connu. J’en parlais plus haut concernant le % par rapport au PIB et j’y répondais.

        Mais d’abord il ne concerne pas les dernières baisses et surtout, il ne change rien à la question qui est posée : quels sont les besoins réels?

        Encore une fois les militaire grecs sont des crève la faim par rapport à leurs collègues européens.

        Bref ne pense avoir donné suffisamment d’éléments précis plus haut, nous ne sommes pas d’accord ce n’est pas grave : je continuerai à visiter votre site ! )

        Et ce que je souhaiterais c’est que ceux qui sont pour d’autres baisses en Grèce disent :

        1/ à combien ils estiment les effectifs et le matériel suffisants, quelles sont les solutions sur le terrain? C’est bien joli les statistiques mais concrètement que doit faire la Grèce

        2/ comment ils feront pour assurer les missions de sécurité et de défense dans les îles en mer, et du surveillance de l’espace aérien

        3/ quelles garanties ils peuvent apporter que les Européens qui en ont déjà marre de payer pour la Grèce n’en auront pas aussi marre de la défendre si elle n’a pas d’armée?

        Car quand je vois les réticences pour dépenser des euros, je n’imagine pas celles qu’il y aurait à payer le prix du sang.

        ps : le point 3/ est pour moi le plus important

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  6. ai le 9 février 2012 à 22 h 21 min

    Amis grecs

    Vous savez je vais vous dire un truc pour ne pas qu’il y ait d’ambiguité: vous vivez en Grèce, pas moi.

    Si vous voulez détruire votre armée faites le.

    Je ne peux pas être plus royaliste que le roi.

    Vous en subirez les conséquences, pas moi. Moi j’aurai juste un pincement au coeur.

    On ne peut pas vouloir le bien d’un peuple qu’on aime bien malgré lui.

    Et si on vous fait des promesses à cet égard à la Cohn Bendit, souvenez vous que ces promesses n’engagent que ceux qui les écoutent.

    ET LE PLUS IMPORTANT

    Par pitié, vraiment par pitié : une fois que cela sera fait, ne venez pas pleurer que personne n’assure votre sécurité ou ne défende vos intérêts après.

    Filika

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  7. ai le 11 février 2012 à 9 h 55 min

    Parallèles Grèce/Argentine

    http://www.defencenet.gr/defence/index.php?option=com_content&task=view&id=34000&Itemid=162

    http://www.telegraph.co.uk/finance/comment/jeremy-warner/8616747/Lessons-of-Argentina-crisis-ignored-in-handling-of-Greece.html

    Je ne sais pas mettre de sous titres sous video youtube…

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