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« La pen­sée du jour » est un pro­gramme phare de l’ERT : un temps d’antenne avec des réflexions inté­res­santes sur la croyance, les affaires cou­rantes et la vie en géné­ral. On peut se deman­der cepen­dant, « quelle pen­sée du jour » a tra­versé le gou­ver­ne­ment lorsqu’il a décidé de fer­mer la société de dif­fu­sion hier et de mettre à la rue 2,700 individus.

Il s’est passé beau­coup de choses sus­pectes au sein de l’ERT, qui – comme la plu­part du sec­teur public– a long­temps été consi­déré comme un lieu de sou­tien élec­to­ral et où l’argent a été dépensé par les gou­ver­ne­ments suc­ces­sifs. Les 19 sta­tions régio­nales de radio qui la com­posent parlent même d’un excès tout sim­ple­ment insup­por­table. Par exemple, Thessalonique qui compte 800,000 habi­tants avait trois sta­tions de radio alors que Londres avec sa popu­la­tion de plus de 3 mil­lions d’habitants n’en a qu’une seule.

Synaspismos est le parti ayant la plus forte repré­sen­ta­tion au sein de la coa­li­tion SYRIZA et a confirmé dimanche lors d’un com­mu­ni­qué sa déci­sion de se dis­soudre afin d’aboutir à une unité plus forte au sein de SYRIZA. Cette déci­sion a été fina­li­sée durant la réunion du comité cen­tral poli­tique du parti dimanche après-midi.

La dépu­tée SYRIZA d’Achaïe a publié une décla­ra­tion en réponse au Métropolite de Kalavryta, M. Amvrosios, qui s’était déchaîné dans des pro­pos hai­neux et obs­cu­ran­tistes concer­nant le nou­veau pro­jet de loi de lutte contre le racisme.

Le congrès fon­da­teur du nou­veau parti d’Alekos Alavanos a eu lieu le week-end der­nier, ras­sem­blant les par­tis ANTARSYA et DEA (com­po­sante de SYRIZA) ainsi que des acti­vistes de gauche. Sous le nom de « Plan B », ce nou­veau parti se déclare en faveur d’un retour à la drachme.

Le Syriza, pre­mier parti d’opposition grec, est à nou­veau la cible d’attaques des par­tis au gou­ver­ne­ment, Nouvelle Démocratie et PASOK. A l’origine de la polé­mique, les pro­pos tenus à Zagreb par le phi­lo­sophe slo­vène Slavoj Žižek, dans le cadre d’un débat avec Alexis Tsipras, pré­sident du Syriza.

Au len­de­main de l’intervention contro­ver­sée de l’Aube Dorée pen­dant la séance du Parlement, Alexis Tsipras règle main­te­nant ses comptes avec la Nouvelle Démocratie, le parti au pou­voir. Thème par thème, il démonte la poli­tique menée par le gou­ver­ne­ment. Sur les ruines des actions gou­ver­ne­men­tales, il construit une nou­velle stra­té­gie poli­tique qu’il pré­sente depuis le siège du Syriza.

Une séance par­le­men­taire hou­leuse, une expul­sion, « Heil Hitler » pro­noncé plu­sieurs fois et des dépu­tés de l’Aube Dorée et du SYRIZA qui se ren­voient les res­pon­sa­bi­li­tés. La vidéo des évé­ne­ments au par­le­ment ne per­met mal­heu­reu­se­ment pas de prou­ver qui a pro­noncé les pro­pos nazis. Okeanews revient sur les faits et les décla­ra­tion après ce nou­veau coup d’éclat théâ­tral du par­le­ment grec.

La contro­verse rela­tive aux acti­vi­tés d’orpaillage en Chalcidique, une pro­vince dotée d’une beauté natu­relle rare dans le nord de la Grèce, est domi­née par le spectre de des­truc­tions envi­ron­ne­men­tales vastes et durables. Mais des manœuvres poli­tiques dou­teuses entre repré­sen­tants du gou­ver­ne­ment grec et socié­tés pri­vées, des accords scan­da­leux contre les inté­rêts de l’Etat grec, et une vio­lente répres­sion poli­cière contre les rive­rains qui pro­testent contre les mines pèsent aussi sur cette ques­tion pro­fon­dé­ment dis­pu­tée. Aujourd’hui, nous appre­nons qu’Eldorado Gold, le prin­ci­pal inves­tis­seur, a un plan rusé pour conso­li­der son inves­tis­se­ment : recou­rir à l’article 107 de la Constitution grecque sur la pro­tec­tion du capi­tal étran­ger. Le gou­ver­ne­ment grec, de son côté, est prêt à sou­te­nir l’entreprise. Mais la ques­tion reste entière : l’investissement sera-t-il glo­ba­le­ment pro­fi­table à la Grèce ? Les élé­ments dis­po­nibles sug­gèrent que non.

Des dépu­tés du Syriza se sont plaints du com­por­te­ment de la police lors de la mani­fes­ta­tion contre la mine d’or de Halkidiki.  Traduction (incom­plète) du com­mu­ni­qué du Syriza publié hier : La mobi­li­sa­tion mas­sive de dimanche à Halkidiki a mon­tré la déter­mi­na­tion de la popu­la­tion locale de ne pas per­mettre que le site devienne l’objet de destruction…

« Les poli­tiques sont cor­rom­pus », déclare Stathis Mithroleos, trente ans. « Nous sommes la géné­ra­tion qui devrait culmi­ner aujourd’hui. J’ai deux enfants et je m’inquiète pour eux. Si j’avais su que les choses pren­draient cette tour­nure, je ne me serais pas marié. »

C’est alors que se pro­duit quelque chose d’anormal. Dans la cha­leur étouf­fante et les vapeurs de bière, ils déclinent un à un le parti pour lequel ils vote­ront: « Syriza, Syriza, Syriza, Syriza… »

Sont-ils conscients du fait que le Syriza est un parti mar­xiste [ndlr : Le Syriza est-il un parti mar­xiste ?] et que son lea­der n’a aucune expé­rience gouvernementale ?

« SYRIZA a la res­pon­sa­bi­lité prin­ci­pale de l’atmosphère créée dans le pays, dans un passé récent et aujourd’hui. Syriza a une sérieuse part de res­pon­sa­bi­lité pour l’atmosphère qui créé des ten­sions dans le pays », a déclaré sur Real Fm M. Datseris.

Les der­niers son­dages et les der­nières élec­tions montrent que la bataille élec­to­rale va se jouer entre la Nouvelle Démocratie (droite his­to­rique) et le Syriza (gauche radi­cale). La PASOK semble en phase ter­mi­nale et ne devrait pas peser dans les débat (où en tout cas dans les votes).
OkeaNews vous pro­pose donc un com­pa­ra­tif des deux pro­grammes réa­li­sés par RadioBubble (ver­sion anglaise ici) et tra­duit –de manière impar­faite– par nos soins.

Parmi les par­ti­ci­pants à cette réunion « pri­vée », on remarque la pré­sence du chef de la Fondation Adenauer, de l’Ambassadeur Allemand en poste à Athènes, d’un homme-clef, issu du lobby de l’Union des Industriels Allemands, et d’un cer­tain nombre de res­pon­sables grecs, tous ger­ma­no­phones, dont l’ex-ministre PASOK, Anna Diamantopoulou (ex-membre aussi de la Commission Européenne). Apparemment, et selon les infor­ma­tions de « la Souris », le lobby alle­mand tra­vaille très métho­di­que­ment depuis trois ans, sur­tout, depuis que le Mémorandum I a été para­phé. Ainsi, les créan­ciers de la Grèce, et sur­tout Berlin, font désor­mais valoir et « de droit », leur main­mise sur les avoirs et les res­sources poten­tielles du pays. Et pour mieux faire pas­ser la pilule, ils peuvent des­ser­rer légè­re­ment la corde du Mémorandum au len­de­main des élec­tions de juin, pour ainsi pré­pa­rer sans aucune entrave la pro­chaine étape.

Le mani­feste du SYRIZA sur les poli­tiques sociales et éco­no­miques se com­pose de neuf points prin­ci­paux et est à la base du pro­gramme éco­no­mique mis à jour et amé­lioré par le parti de la Coalition de la gauche.

Une pré­sen­ta­tion com­plète du pro­gramme par Alexis Tsipras a eu lieu le ven­dredi 1 Juin, à midi, à Athinaida.

Voici les prin­ci­paux points et les «ques­tions essen­tielles» dans le détail :

Cela ne fait que deux semaine qu’Alexis Tsipras est sous les feux de l’actualité inter­na­tio­nale, depuis que SYRZA, sa coa­li­tion de gauche radi­cale, a créé la sur­prise en arri­vant en deuxième posi­tion aux élec­tions du 6 mai. Les gros médias euro­péens et amé­ri­cains publient donc une ava­lanche d’articles sur lui pour ten­ter de pré­sen­ter son his­toire de façon compréhensible.

Le chef du parti de gauche, âgé de 38 ans, y est pré­senté comme une star mon­tante et un ora­teur talen­tueux, un jeune char­meur qui ne porte jamais de cra­vate, et refuse l’ultimatum de l’Europe, selon lequel la Grèce ne pourra res­ter dans la zone euro que si elle accepte l’austérité. En même temps, on cri­tique son pro­gramme qua­li­fié d’irréaliste pour sor­tir la Grèce de la crise, cer­tains titres allant jusqu’à railler les ren­contres de Tsipras avec ses alliés poli­tiques de Paris et Berlin en vue de for­mer un front anti-austérité uni.

Nous enten­dons beau­coup par­ler d’Alexis Tsipras ces der­niers temps, après son voyage en France et en Allemagne, après le fameux « Hollandréou » qui a fait gro­gner A. Samaras et E. Venizelos.

Normal, il est le lea­der de la for­ma­tion poli­tique qui fait trem­bler l’Europe et qui pour­suit sa conquête en Grèce (voir l’historique des son­dages) : le Syriza.

Brève : le Syriza a déposé les docu­ments à la court suprême afin de se décla­rer en tant que parti, et non plus comme un ras­sem­ble­ment de diverses cou­leurs poli­tiques. C’est la seule manière pour la for­ma­tion de la gauche radi­cale de pou­voir obte­nir les 50 sièges de « bonus » réservé au pre­mier lors des élec­tions et espé­rer obte­nir une majo­rité au parlement.

Seul para­doxe : le Syriza sou­haite jus­te­ment sup­pri­mer cette loi qui favo­rise le pre­mier parti élu aux élec­tions. Il semble donc que pour que cette loi soit remise en cause, il est néces­saire d’en être (le der­nier ?) bénéficiaire.