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On les aurait « cueillies » au centre-ville, on les aurait conduites au com­mis­sa­riat de police, on les aurait jetées dans une cel­lule, on les aurait dépouillées de leurs vête­ments, on les aurait insul­tées, on leur aurait refusé le droit à un avo­cat et à un tra­duc­teur jusqu’à ce qu’on pro­nonce les accu­sa­tions de refus d’obtempérer, d’outrage et de résis­tance aux auto­ri­tés. Chloé est pho­to­graphe, gréco-française. Iliriane, 23 ans, est étu­diante des Pays-Bas. Leur crime ? Premièrement, elles sont étran­gères. Deuxièmement, elles auraient osé tour­ner un mini-documentaire dans le cadre d’un tra­vail de recherche uni­ver­si­taire dont le sujet est « Accueil et immi­gra­tion, en Grèce. ».

La Fédération pan­hel­lé­nique des jour­na­listes (POESY) se plaint que les forces de l’ordre, accom­pa­gnés par la police anti-émeute, ont for­cés les employés en ET3 à éva­cuer leurs lieux de tra­vail à Thessalonique,. ET3 est une des chaines publique de ERT. POESY invite le ministre de l’ordre public, M. Dendias à faire par­tir les forces de l’ordre et à per­mettre à leurs…

Le gou­ver­ne­ment et, en par­ti­cu­lier, le Ministère de pro­tec­tion du citoyen, a beau faire les gros yeux quant au rapt dans le plus pur style mafieux du réfu­gié poli­tique Bulut Yayla, les faits montrent que nous n’avons pas sim­ple­ment affaire à « un sérieux minage de l’état de droit », ainsi que le sou­ligne le Haut-commissaire de l’ONU.

«Nous avons à faire à une opé­ra­tion poli­cière illé­gale, en col­la­bo­ra­tion on ne peut plus par­faite entre auto­ri­tés grecques et turques, dans le but d’exécuter des man­dants contre des réfu­giés Turcs qui se trouvent dans notre pays», expliquent des sources bien ren­sei­gnées. Déjà, depuis mer­credi der­nier, le Parquet de la Cour de pre­mière ins­tance enquête sur l’implication des ser­vices secrets dans l’affaire.

Hier, lundi 3 juin, le maté­riel de l’exposition de l’Union des pho­to­re­por­ters Grecs (EFE) « les nou­velles per­sé­cu­tées » devait être trans­fé­rée au Parlement Européen. Toutefois, sous pré­texte d’obstacles bureau­cra­tiques, selon la com­mu­ni­ca­tion de l’EFE, l’exposition a été annu­lée. L’exposition était pré­vue de longue date et okea­news avait suivi la confé­rence de presse qui reve­nait sur les rai­sons de sa créa­tion. Les ins­tance euro­péennes auraient-elles du mal à voir l’un des résul­tats de l’austérité en Grèce ?

Alors que les oppo­sants au pro­jet d’exploitation minière d’or et de cuivre expriment tou­jours plus leur désac­cord concer­nant le pro­jet qui aura des consé­quences éco­lo­giques et envi­ron­ne­men­tales désas­treuses, la vio­lente répres­sion conti­nue et le manque d’information ainsi que la décré­di­bi­li­sa­tion des mani­fes­tants dans les prin­ci­paux médias grecs sont de plus en plus flagrants.

Nathalie Simonnot est caté­go­rique, il n’y a pas de crise huma­ni­taire en Europe et la situa­tion de la Grèce est loin d’être aussi alar­mante qu’un pays réel­le­ment frappé de crise huma­ni­taire. Cependant, les trai­te­ments infli­gés aux immi­grés et le com­por­te­ment de la police sont autant de points qui l’alertent et qu’elle dénonce.

L’initiative pour les droit des pri­son­niers mani­fes­tait hier à Athènes, en Grèce, pour avoir des réponses suite à des évé­ne­ments inquié­tants qui auraient eu lieu la semaine der­nière dans la pri­son de Grevena, où le taser nor­ma­le­ment inter­dit aurait été uti­lisé de manière abu­sive contre des déte­nus lors d’une des­cente de l’EKAM, l’unite anti-terroriste des forces de l’ordre.

Dans le cadre de l’enquête sur l’incendie cri­mi­nel des ins­tal­la­tions de l’entreprise cana­dienne Eldorado Gold dans la forêt de Skouries (a lire ici), la police pour­suit ses inves­ti­ga­tions et a arrêté deux per­sonnes à 3h du matin dans le vil­lage de Ierissos. Le com­mu­ni­qué de la police pré­cise que l’opération s’est dérou­lée « en confor­mité avec les dis­po­si­tions du Code de pro­cé­dure pénale », ce que plu­sieurs témoi­gnages d’habitants et de l’avocat d’un des sus­pects semblent démen­tir. Nouvel épi­sode dans la der­nière bataille de Grèce entre les forces de l’ordre et la popu­la­tion locale.  

Skouries est la plus impor­tante his­toire grecque dont vous pour­riez entendre par­ler. Il s’agit d’une ancienne forêt dans le nord de la Grèce, où une entre­prise cana­dienne mam­mouth de l’exploitation auri­fère reven­dique sa place. Mines d’or, pré­oc­cu­pa­tions envi­ron­ne­men­tales, répres­sion de l’Etat, vio­lence de la police et un mou­ve­ment anti-mine local solide et orga­nisé ont fait de Skouries un véri­table champ de bataille dans la poli­tique grecque, un champ de bataille qui n’a pour­tant reçu que très peu de cou­ver­ture inter­na­tio­nale, clai­re­ment éclipsé par l’escalade de la crise grecque.

Grèce. 2013. La police tor­ture. Dans un pays de l’Union Européenne. La police tor­ture et le ministre de l’ordre de public N. Dendias n’a pas lu le rap­port d’Amnesty International concer­nant la vio­lence de la police mais avait menacé d’attaquer The Gardian en jus­tice pour avoir publié un article sur des tor­tures de la police envers des mili­tants anti-fascistes en 2012. Il y a quelques semaines, la police a retou­ché les pho­tos de déte­nus tor­tu­rés. Le ministre avait à l’époque indi­qué qu” »il avait fallu retou­cher les pho­tos pour que les déte­nus soient recon­nais­sables » tout en indi­quant que les traces de vio­lence lais­sées sur les déte­nus étaient issues de l’arrestation. OkeaNews par­tage aujourd’hui cet appel à péti­tion du Comité Grec contre la tor­ture pour que ces tor­tures cessent en Grèce. Merci à l’ini­tia­tive des étu­diants et tra­vailleurs grecs à Paris pour m’avoir informé de cette pétition. 

Charlie Hebdo a une nou­velle eu fois la gen­tillesse d’autoriser OkeaNews à publier cet article d’Angélique Kourounis sur la mine d’or de Skouries. Un scan­dale finan­cier et éco­lo­gique qui se trans­forme depuis quelques semaines en pou­drière dans laquelle la répres­sion atteint des som­mets. Prises d’ADN for­cées, vio­lences poli­cières ou tor­tures phy­siques et psy­cho­lo­giques lors d’interrogatoires : dans la Grèce d’aujourd’hui, des gaz lacry­mo­gènes peuvent atter­rir dans une école et des jeunes filles de 15 ans être déte­nues par la police. Pour une ruée vers l’or à coup de gaz lacrymogènes.

La mine d’or de Skouries, en Chalcidique, est tou­jours au coeur de l’actualité (indé­pen­dante). Hier, durant le défilé de la fête natio­nale d’indépendance dans le vil­lage de Ierissos, les étu­diants por­taient des t-shirts qui rap­pe­laient que la police avait envoyé des gaz lacry­mo­gènes dans leur école le 7 mars der­nier. Aujourd’hui, Amnesty International a publié une décla­ra­tion sur son site inter­net. Revenant sur les der­niers évè­ne­ments, dont l’assaut de la police dans le vil­lage de Ierissos et les prises for­cées d’échantillons d’ADN sur cer­tains citoyens, Amnesty International exprime ses « plus vives pré­oc­cu­pa­tions » et demande une enquête sur le com­por­te­ment de la police face aux oppo­sants à la mine d’or. OkeaNews pro­pose la tra­duc­tion de cette publication.

Plus de 1000 Athéniens se sont ras­sem­blés devant le Parlement grec, sur la place Syntagma avec le slo­gan « Ça suf­fit ! », pour pro­tes­ter contre les poli­tiques bud­gé­taires du gou­ver­ne­ment et les mémo­ran­dums impo­sés par la troïka, l’UE et du Fond Monétaire International. Avec 2 arres­ta­tions très mus­clées et des gaz lacry­mo­gènes, il semble que le gou­ver­ne­ment grec ne sou­haite pas voir le mou­ve­ment des indi­gnés reprendre en Grèce.

La situa­tion conti­nue de se dégra­der dans le vil­lage de Ierissos, dans le nord est de la Grèce, où la popu­la­tion subit une répres­sion sévère de la police, avec des arres­ta­tions et des déten­tions arbi­traires depuis déjà plus de deux semaines. La police avait forcé des rési­dents à don­ner des pré­lè­ve­ments d’ADN et détenu des jeunes de moins de 18 ans. Une nou­velle étape vient d’être fran­chie aujourd’hui  dans la région qui lutte tou­jours contre la mine d’or de Skouries : la police anti-émeute est venue en force dans le vil­lage et y a lancé des gaz lacry­mo­gènes. Elle a pro­cédé de la même manière dans une … école. Récit d’une nou­velle esca­lade d’un Etat autoritaire.

Les inti­mi­da­tions de la police se pour­suivent à Skouries, en Chalcidique, où la popu­la­tion pro­teste tou­jours contre la mine d’or. Une autre mani­fes­ta­tion contre les mines a eu lieu le 4 Mars à Alexandroúpolis, en Thrace, une autre région du nord de la Grèce mena­cée par l’extraction du mine­rai. Une mani­fes­ta­tion com­mune des mou­ve­ments contre les mines en Chalcidique, à Kilkis et en Thrace semble se pré­pa­rer à Thessalonique le 9 Mars. Retour sur les évè­ne­ments des der­nières semaines qui montrent que dans cette région, l’intimidation a laissé sa place à la terreur.

« Batsi, gou­rou­nia, dolo­foni !  » (en grec : « Μπάτσοι — Γουρούνια — Δολοφόνοι  ») est le slo­gan clas­sique lors des mani­fes­ta­tions. Suite à l’actualité des der­niers jours qui a –encore– mon­tré les dérives dans le fonc­tion­ne­ment de la police en Grèce, petit retour sur des exemples de ce slo­gan. Mais tout d’abord, la cari­ca­ture de la semaine :…

Kathimerini a publié hier un édi­to­rial inti­tulé « Le tra­vail de la police ». Un seul para­graphe, court, qui « rap­pelle » que « la police grecque a mon­tré ces der­nières années qu’elle sait bien faire son tra­vail ». Traduction (merci à AR) : « La police grecque a mon­tré ces der­nières années qu’elle sait bien faire son tra­vail. Il est impres­sion­nant de consta­ter com­bien d’affaires sérieuses…

La police a dif­fusé les pho­tos de 4 sus­pects arrê­tés après un double vol à main armée. Deux Grecs avaient été arrê­tés pour avoir par­ti­cipé à des hold-up dans des banques près de Kozani, une ville du nord-ouest de la Grèce, et sont soup­çon­nés d’appartenance à un groupe extré­miste, a annoncé samedi le direc­teur de la police locale. Les deux sus­pects, âgés res­pec­ti­ve­ment de 22…