Les indispensables

Vous vous sou­ve­nez d” »Alex, the lazy, chea­ting greek bas­tard » ? Le Projet Omikron pro­pose son 2 ème épi­sode sous titré en fran­çais : « Alex, le grec pares­seux ». Cette vidéo revient sur le mythe de la paresse grecque. Car les chiffres d’Eurostat le montrent : en Grèce, on tra­vaille plus, plus long­temps, avec moins de vacances et on est … moins bien payé.

Selon l’auteur Naomi Klein, l’utilisation sys­té­mique du choc et de la peur par les élites au pou­voir pour ébran­ler les com­mu­nau­tés vul­né­rables est très évi­dente dans la Grèce d’aujourd’hui. De la mon­tée du racisme à la vente du pétrole et des res­sources en gaz natu­rel du pays, beau­coup de ce qui va façon­ner le futur immé­diat de la Grèce sont des consé­quences pré­vi­sibles de la poli­tique d’austérité, explique Naomi Klein dans un entre­tien avec EnetEnglish.

Into The Fire, le docu­men­taire pro­duit par REELNEWS sort aujourd’hui. Réalisé par Guy Smallman et Kate Mara, en par­tie grâce au crowd-funding, le film a été tourné en 2012 et est dis­tri­bué dès aujourd’hui sous licence crea­tive com­mons. Un film sans conces­sion qui pré­sente la situa­tion dra­ma­tique des immi­grants illé­gaux et des réfu­giés en Grèce. Un film à voir, à faire connaitre et à par­ta­ger par­tout sur la toile.

Mark Mazower jouit d’une répu­ta­tion inter­na­tio­nale à la fois comme écri­vain de livres très impor­tants sur l’histoire moderne de l’Europe, en par­ti­cu­lier dans les Balkans et en tant que pro­fes­seur à l’Université Columbia à New York (titu­laire du siège his­toire Ira D.Wallach), où il est éga­le­ment admi­nis­tra­teur du Heyman Center for the Humanities. Sa biblio­gra­phie com­prend par exemple « la…

Athènes, fin 2011 : Etienne Haug com­mence son repor­tage radio­pho­nique « Chronique d’un Hiver Européen » en Grèce. De ses ren­contres, il en ter­mine une pre­mière série de 3 docu­men­taires radio­pho­niques sur la crise en Grèce cou­rant 2012. Cette nou­velle ver­sion  du deuxième épi­sode est issue d’une col­la­bo­ra­tion enga­gée au prin­temps 2012 avec les pho­to­graphes grecs Stefania Mizara et Achilleas…

Jacques Sapir a donné son accord pour le par­tage de son der­nier article sur la Grèce. Un constat clair sur une situa­tion qui devient une crise huma­ni­taire et sani­taire pour une par­tie de la popu­la­tion (à suivre dans quelques jours sur OkeaNews). Par Jacques Sapir L’agence de sta­tis­tique de la Grèce vient de publier ses der­nières données…

Imaginons un pays. Une crise finan­cière sans pré­cé­dent pro­ve­nant de Wall Street va désta­bi­li­ser son éco­no­mie. En moins d’un an, le pays plonge en réces­sion et la baisse de la pro­duc­tion com­bi­née à l’augmentation du chô­mage de 9 à 14% de la popu­la­tion active vont gra­ve­ment dété­rio­rer les finances de l’état. Ces finances étaient déjà fra­giles à cause d’une dette impor­tante contrac­tée de manière plu­tôt contes­table. Mais la nou­velle mon­tée en flèche de l’endettement due à la crise éco­no­mique inquiète les auto­ri­tés qui pro­cèdent à un chan­ge­ment de gou­ver­ne­ment et mettent au pou­voir un conser­va­teur issu de la bour­geoi­sie, éco­no­miste formé à la London School of Economics.

Le pre­mier épi­sode des chro­niques d’un hiver euro­péen a été mis à jour : le radio­do­cu­men­taire d’Etienne est désor­mais agré­menté de pho­to­gra­phies  : Pour regar­der cet épi­sode, lan­cez le lec­teur ci des­sus. Si votre débit inter­net le per­met, il est recom­mandé d’activer le mode plein écran et la Haute Définition (en sélec­tion­nant dans le menu « qua­lity » : « HD », une…

Khaos, le film de Ana Dumitrescu sort en salle aujourd’hui.  Allez le voir ! Programmation du mer­credi 10 au mardi 17 octobre Paris Cinéma La Clef (5e) mer­credi 10 - 14h / 20h (débat) jeudi 11 - 14h / 20h / 21h45 ven­dredi 12 - 14h / 20h (débat) samedi 13 - 14h / 20h dimanche 14 - 14h / 18h (débat) lundi…

Des vrais fas­cistes en vrais t-shirts noirs bran­dissent des swas­ti­kas et assas­sinent des mino­ri­tés eth­niques à Athènes Cet article est une tra­duc­tion en fran­çais de solidarity-greece d’un article paru au jour­nal bri­tan­nique « The Independent » le 20 août der­nier. Le texte ori­gi­nal en anglais est dis­po­nible ici et une tra­duc­tion en NL ici. « Après les immi­grés, vous êtes les pro­chains ». C’est le slogan…

Au fur et à mesure du temps, j’ai trouvé que non seule­ment nous nous enfon­cions dans la crise, mais que cela deve­nait une chose nor­male, voir banale. En 2011 j’ai décidé de faire un tra­vail sur ce sujet afin de redon­ner la parole aux per­sonnes concer­nées, qui subissent au quo­ti­dien ces muta­tions économiques.

A l’époque tout le monde par­lait de la Grèce mais fina­le­ment en France per­sonne ne savait exac­te­ment ce qui se pas­sait là bas. J’ai donc natu­rel­le­ment décidé de par­tir afin de voir la réa­lité des choses. Au final j’y suis allée 3 fois sur une période de 5 mois. Et Khaos est né…

A l’heure où la troïka et cer­tains gou­ver­ne­ments euro­péens (ou le nou­veau pré­sident fran­çais, voir ici, com­men­taires à suivre dans un futur article) conti­nuent à prô­ner l’austérité concer­nant la Grèce, il est inté­res­sant de regar­der la léga­lité du mémorandum.

Alors qu’Angela Merkel a admit que l’austérité imposé à la Grèce sert d’exemple pour les autres pays euro­péens (les masques tombent) le rat de labo­ra­toire grec a-t-il une chance de bazar­der ces textes et de recons­truire ce pays dans de meilleures condi­tions dans le cas d’une vic­toire de Syriza ?

Cet article est une tra­duc­tion (merci encore à Antoine) d’une publi­ca­tion de Keith Ewing, pro­fes­seur de droit public au King’s College de Londres. L’article en anglais est dis­po­nible chez nos amis de RadioBubble.

Depuis les résul­tats des der­nières élec­tions en Grèce et l’impossibilité de for­mer un gou­ver­ne­ment, TINA revient en force. TINA : « There Is No Alternative » — « Il n’y a pas d’autre alter­na­tive », « Si les grecs votent mal, ils sor­ti­ront de la zone euro, et … ».

Retour sur quelques sor­ties commentées.

Parmi les par­ti­ci­pants à cette réunion « pri­vée », on remarque la pré­sence du chef de la Fondation Adenauer, de l’Ambassadeur Allemand en poste à Athènes, d’un homme-clef, issu du lobby de l’Union des Industriels Allemands, et d’un cer­tain nombre de res­pon­sables grecs, tous ger­ma­no­phones, dont l’ex-ministre PASOK, Anna Diamantopoulou (ex-membre aussi de la Commission Européenne). Apparemment, et selon les infor­ma­tions de « la Souris », le lobby alle­mand tra­vaille très métho­di­que­ment depuis trois ans, sur­tout, depuis que le Mémorandum I a été para­phé. Ainsi, les créan­ciers de la Grèce, et sur­tout Berlin, font désor­mais valoir et « de droit », leur main­mise sur les avoirs et les res­sources poten­tielles du pays. Et pour mieux faire pas­ser la pilule, ils peuvent des­ser­rer légè­re­ment la corde du Mémorandum au len­de­main des élec­tions de juin, pour ainsi pré­pa­rer sans aucune entrave la pro­chaine étape.

Voici le pre­mier mythe : Cette crise vient de Grèce. Ce n’est pas le cas. Elle n’est que l’inévitable retom­bée de la crise mon­diale qui a débuté en 2008.

Y a-t-il des carac­té­ris­tiques de l’économie grecque qui l’a rendu par­ti­cu­liè­re­ment vul­né­rable? Oui — il y a une cor­rup­tion ram­pante, une mau­vaise ges­tion, des pro­blèmes sys­té­miques, un mar­ché noir. Tout cela a été explo­rée ad nau­seam. Il y a d’autres fac­teurs, aussi, rare­ment men­tion­nés. La crise est sur­ve­nue à un moment par­ti­cu­liè­re­ment mau­vais pour la Grèce — quatre ans après que cette petite éco­no­mie soit sur­char­gée pour mettre en place les Jeux Olympiques géant et prou­ver au monde qu’elle avait «réussi». Lorsque la crise est arri­vée, le pays ne dis­po­sait pas des méca­nismes moné­taires et bud­gé­taires pour y faire face, en rai­son de son appar­te­nance à la mon­naie unique.

Au lieu de trai­ter les res­pon­sables grecs comme des parias et leurs élec­teurs comme des pes­ti­fé­rés, les diri­geants euro­péens, alle­mands en tête, feraient mieux de les écou­ter. Car à force de faire pré­va­loir les exi­gences de l’économie sur la démo­cra­tie, ils sapent les fon­de­ments de l’Union.

Chroniques d’un hiver euro­péen est une série docu­men­taire radio­pho­nique racon­tant le quo­ti­dien de citoyens euro­péens pen­dant la crise éco­no­mique connue sous le nom de « crise de la dette euro­péenne ».
Cette série com­mence à Athènes en Décembre 2011 et n’a pas de fin déterminée.

19 avril 2012

Catastroïka

Catastroika dévoile les résul­tats à venir de l’actuelle revente des actifs publics grecs, exi­gée pour faire face à l’énorme dette sou­ve­raine du pays . En ce qui concerne les exemples de Londres, Paris, Berlin, Moscou et Rome, CATASTROIKA pré­dit ce qui va arri­ver, si le modèle imposé dans ce domaine est importé dans un pays sous la tutelle finan­cière inter­na­tio­nale. Slavoj Zizek, Naomi Klein, Luis Sepulveda, Ken Loach et Greg Palast parlent à la fois des mesures d’austérité, du gou­ver­ne­ment grec ainsi que de l’attaque contre la démo­cra­tie sur l’Europe, après la pro­pa­ga­tion géné­rale de la crise finan­cière. Des uni­ver­si­taires et des spé­cia­listes comme Dani Rodrik, Alex Callinicos, Ben Fine, Costas Douzinas, Dean Baker et Aditya Chakrabortty pré­sentent des aspects incon­nus de ces pro­grammes de pri­va­ti­sa­tion en Grèce et à l’étranger.

J’ai le grand plai­sir de vous pro­po­ser aujourd’hui un entre­tien exclu­sif avec Katerina Kitidi, jour­na­liste et auteur, avec Aris Hatzistefanou et leur équipe, du docu­men­taire deb­to­cracy qui, si vous ne l’avez pas vu, est le docu­men­taire qui explique le mieux l’origine de la crise en Grèce.

Extrait : « Chaque citoyen devrait com­prendre que nous sommes tous vic­times des mêmes poli­tiques et que chaque nou­veau prêt pro­posé à un pays endetté, comme la Grèce, rap­proche d’un pas de plus vers la sou­mis­sion finan­cière et poli­tique au dik­tat de la troïka. Ainsi, la meilleure façon pour chaque citoyen est de se sou­le­ver contre son propre gou­ver­ne­ment si celui-ci décide ce genre de politiques. »

Aujourd’hui, deuxième épi­sode de « Chroniques d’un Hiver Européen », un superbe web radio-documentaire citoyen. Ce docu­men­taire est à par­ta­ger, à dif­fu­ser, par­tout : il est l’ensemble des voix grecques qui sou­haitent que cette situa­tion soit par­ta­gée ailleurs. Vous y appren­drez de nom­breux détails sur la manière de vivre en Grèce en ces temps de crise. Vous y décou­vri­rez aussi quelques pistes de réflexion, notam­ment sur les rea­lity show grecs (moment savou­reux) et sur les banques (et maga­sins peu scru­pu­leux) qui ont imposé des cartes de cré­dit avant de pro­po­ser des cartes de débit, pous­sant beau­coup de citoyens dans un cercle vicieux du cré­dit à la consommation.

Le ministre a reçu le feu vert du conseil des ministres pour orga­ni­ser un centre de réten­tion de 14 hec­tares à Kozani, qui doit accueillir les mille pre­miers immi­grés arrê­tés dans Athènes, dans vingt jours.

La Grèce subit de plein fouet l’immigration clan­des­tine à des­ti­na­tion de l’Europe. Elle le point de tran­sit le plus impor­tant en Europe. Le gou­ver­ne­ment parle de plus d’un mil­lion de clan­des­tins dans un pays qui compte 11 mil­lions d’habitants. La plu­part des clan­des­tins ont la France, l’Allemagne ou l’Angleterre en point de mire, mais res­tent blo­qués en Grèce du fait des accords euro­péens sur l’immigration qui bloquent aux fron­tières les sans papiers. Les mal­heu­reux can­di­dats se retrouvent donc scot­chés dans un pays qui subit à la fois une crise poli­tique et sociale mais aussi une crise huma­ni­taire à l’égard de ceux qui recherchent un autre ter­ri­toire d’accueil. Pire : la règle veut que les clan­des­tins arrê­tés sur le ter­ri­toire euro­péen repartent dans le pays d’entrée dans l’Europe. La Grèce, donc. Comme porte d’entrée prin­ci­pale, le pays se retrouve donc entre deux fronts d’arrivées de clandestins.

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