Okeanos

Okeanos

Okeanos, Olivier Drot de son vrai nom, est diplômé en management des SI. Après une dizaine d'année de vie professionnelle "normale" en lien avec ses études, il redécouvre une Grèce meurtrie et décide de s'y installer pour de bon pour témoigner et casser les préjugés. Un beau jour de décembre 2011, Okeanews sort de terre...

Le profil d'Okeanos a été rédigé par Aleka, qui le connait bien et sait son aversion à parler de lui même. Car pour lui, le principal n'est pas le bonhomme mais le partage des informations venant de Grèce, les mauvaises (l'ancienne version du site okeanews en est remplie) comme les plus belles (et ça, c'est nouveau, et c'est à suivre bientot sur Okeanews!)

Vous ne vous en rendez peut-être pas compte depuis le confort de votre chaise de bureau, mais Okeanos abat tous les jours un boulot titanesque.

Révéler au public francophone toutes les informations sur la crise grecque, ça l’obsède, ça lui fait boire café grec sur café grec… Pour ça, il a tout sacrifié, les croissants au beurre, les baguettes, le magret bien saignant, tout, vous dit-on ! Promis à une brillante carrière (ou pas) dans l'informatique ou l’aéronautique, il décide de ne pas céder aux chants des séduisantes sirènes de la réussite, il balance tout et s’installe à Athènes.

Il faut dire que son affection pour ce pays plonge ses racines dans une lointaine genèse : des cours de grec ancien, un premier voyage en Grèce à seize ans, il n’en faut pas plus à Okeanos pour vouer un attachement inconditionnel à ce qui allait devenir son pays d’adoption.

La crise que subissent les grecs l’affecte profondément, et en 2011, tel un Lord Byron des temps modernes, il prend les armes (électroniques) pour la Grèce, s’engage dans une bataille sans merci pour défendre non pas le drapeau, mais le peuple grec contre toutes les images galvaudées colportés par les grands médias.

Son dévouement est tel qu’il tient de l’héroïsme : il monte seul le site « Okeanews », suit seul l’actualité, écrit seul ses articles, traduit seul ceux des autres, enquête sans arrêt, sélectionne les statistiques et les graphiques les plus fiables, trie seul l’information et travaille d’arrache-pied depuis maintenant deux ans, en moyenne 14 heures par jour, sans financement. Parfois, sensible à cette lutte courageuse, un ami ou un inconnu dépose ou traduit un article pour participer à l’effort de guerre.

« C’est de la folie » lui avait-on dit avant qu’il ne se lance dans cette périlleuse aventure « tu ne peux pas laisser tomber l’assurance du confort pour le risque de tout perdre ! » Mais Okeanos n’en a tenu aucun compte, et il a bien fait. Le 7 mai 2012, son effort est officiellement reconnu : il est couronné lauréat du prix « meilleur microblog francophone » des bobs 2013 organisés par la Deutsche Welle. Voilà qui devrait d’ores et déjà clouer le bec aux sceptiques.

Aujourd’hui, Okeanews passe payant, afin qu’Okeanos puisse continuer à arroser les francophones d’informations grecques, et s’entourer d’une équipe fixe dont chaque membre répond à un impératif : être au minimum philhellène. Eh oui, malheureusement, c’est bien le risque : si le nombre d’abonnements est insuffisant, l’épopée Okeanews s’arrête.

Don Okeanaute gagnera-t-il sa bataille contre les médias-à-vent ? Vous le saurez en suivant Okeanews !

Vous pouvez lui faire part de vos impressions et de vos commentaires à l’adresse suivante : okeanos[at]okeanews.fr

Citation préférée : « Happiness only real when shared. »  Christopher - Alexander Supertramp - McCandless

Ses derniers articles :

Dans un mes­sage de sou­tien à la popu­la­tion grecque, les Anonymous annoncent que les jour­na­listes grecs, concer­nant la fer­me­ture de ERT, «  sont témoins d’un régime auto­ri­taire qui n’a rien à envier au régime Erdogan  ». Ils pré­viennent qu’ils ont déjà un accès aux don­nées du par­le­ment grec et pré­viennent d’une attaque : «  Nous allons uti­li­ser nos puis­santes armes de sur­veillance contre les poli­ti­ciens immo­raux, contraires à l’éthique et infâmes et contre tous ceux qui les sou­tiennent avec tous les moyens pos­sibles, des banques aux entre­prises. »

Il y a beau­coup de manières de démon­trer que le gou­ver­ne­ment grec, en dépit de son assu­rance et de son arro­gance, a sus­pendu la radio-télévision grecque ERT sans la moindre idée de ce qu’il fera ensuite. Les petits détails vous feraient même plus rire que pleu­rer. Dans une ten­ta­tive de convaincre les gens qu’il y a un plan à long terme, le gou­ver­ne­ment a annoncé que le nou­veau dif­fu­seur serait appelé Nerit. La déci­sion a du se faire tel­le­ment rapi­de­ment, de manière si désor­ga­ni­sée, que per­sonne n’a pris le temps de réser­ver le nom de domaine nerit.gr.

Quelqu’un d’autre a donc pris la liberté de payer les quelques euros néces­saires pour ache­ter le nom de domaine et tourne le gou­ver­ne­ment en ridi­cule en une seule page internet.

Le gou­ver­ne­ment a décidé hier, à la sur­prise géné­rale, de fer­mer le radio­dif­fu­seur public ERT, en uti­li­sant un décret (lire ou relire ici). Les forces de l’ordre sont inter­ve­nues pour cou­per le signal des 3 chaînes de ERT et la Grèce est aujourd’hui sans télé­vi­sion publique. Une pre­mière en Europe. Okeanews se met en mode « LiveBlog ».

George Mouroutis est res­pon­sable de la com­mu­ni­ca­tion du pre­mier ministre Antonis Samaras. Il est éga­le­ment membre actif de la « truth team », une équipe qui obser­ve­ les par­tis de l’opposition et dis­cré­di­te­ leurs mes­sages poli­tiques, une équipe dédiée à la pro­pa­gande de la Nouvelle Démocratie (voir ici), le parti majo­ri­taire de la coa­li­tion gouvernementale.

Bulut Yayla, 24 ans, a été exfil­tré par les auto­ri­tés grecques vers la Turquie durant le week-end. En avril der­nier déjà, Okeanews se deman­dait si la Grèce allait com­men­cer à extra­der des réfu­giés poli­tiques turcs vers la Turquie. Il semble que nous avons aujourd’hui la réponse et Okeanews publie la lettre du groupe d’avocats pour le droit des immi­grants et des réfugiés.

Jeudi 30.05.2013, à 21h.30, Bulut Yayla, 24 ans, réfu­gié poli­tique d’ ori­gine turque, a été immo­bi­lisé, vio­lam­ment battu et enlevé en plein centre d’Athènes, et ce devant une mul­ti­tude de témoins.

Mardi 14 mai a eu lieu une réunion entre la GSEE (syn­di­cat grec du sec­teur privé) et trois asso­cia­tions patro­nales (la confé­dé­ra­tion géné­rale des pro­fes­sion­nels, arti­sans et com­mer­çants de Grèce, la Confédération natio­nale du com­merce et l’association des entre­prises grecques du tou­risme) qui a abouti à la signa­ture d’une nou­velle conven­tion col­lec­tive natio­nale de tra­vail, valable pour une durée de six mois.

Vous vous sou­ve­nez d” »Alex, the lazy, chea­ting greek bas­tard » ? Le Projet Omikron pro­pose son 2 ème épi­sode sous titré en fran­çais : « Alex, le grec pares­seux ». Cette vidéo revient sur le mythe de la paresse grecque. Car les chiffres d’Eurostat le montrent : en Grèce, on tra­vaille plus, plus long­temps, avec moins de vacances et on est … moins bien payé.

Selon l’auteur Naomi Klein, l’utilisation sys­té­mique du choc et de la peur par les élites au pou­voir pour ébran­ler les com­mu­nau­tés vul­né­rables est très évi­dente dans la Grèce d’aujourd’hui. De la mon­tée du racisme à la vente du pétrole et des res­sources en gaz natu­rel du pays, beau­coup de ce qui va façon­ner le futur immé­diat de la Grèce sont des consé­quences pré­vi­sibles de la poli­tique d’austérité, explique Naomi Klein dans un entre­tien avec EnetEnglish.

Pour per­mettre un nou­veau ver­se­ment cou­rant mai, le gou­ver­ne­ment grec s’était engagé envers la Troïka à faire de nou­veaux “efforts” et à mettre en place de nou­velles mesures. Le Parlement grec a voté cette nuit une loi visant la restruc­tu­ra­tion du ser­vice public et pré­voyant le ren­voi de 15 000 fonc­tion­naires d’ici 2014.

 

Quelques dizaines d’activistes dénon­çaient aujourd’hui la cen­sure en Grèce, dans le centre d’Athènes, en soli­da­rité avec Indymedia Athènes, suite à la fer­me­ture du site inter­net indé­pen­dant et de la radio indé­pen­dante Radio98fm par le gou­ver­ne­ment la semaine der­nière. La police a arrêté au moins 20 per­sonnes et menacé les jour­na­listes qui cou­vraient l’événement. Une nou­velle étape dans la dés­in­té­gra­tion de la liberté de la presse en Grèce.

Suite à la publi­ca­tion, le jour de l’anniversaire du coup d’Etat du 21 avril 1967, d’un son­dage sti­pu­lant que 30% des inter­ro­gés regret­te­raient la dic­ta­ture, beau­coup d’internautes ont pris l’initiative de racon­ter les injus­tices com­mises sous le régime dic­ta­to­rial et pré­viennent du dan­ger des amal­games dans cette période de crise.

L’ancien ministre Akis Tsochatzopoulos et 18 autres accu­sés, parmi les­quels sa fille, sa femme et d’anciens asso­ciés, seront jugés pour blan­chi­ment d’argent. Arrêté en avril 2012, l’ancien ministre de la défense était détenu dans la pri­son de Korydallos, dans la ban­lieue sud d’Athènes. Il était éga­le­ment visé par la bri­gade finan­cière dans le cadre des 36 per­son­na­li­tés poli­tiques sus­pec­tées d’enrichissement illé­gal. Ce pro­cès sera la pre­mière affaire cri­mi­nelle d’une figure clé de la poli­tique grecque depuis 22 ans.