La Grèce pourrait exclure Siemens, Eurocopter et Rheinmetall des marchés publics

27 février 2015

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Le ministre suppléant de la Défense Kostas Ysichos (SYRIZA) a dit que ces trois entreprises doivent être exclues des marchés en raison de pratiques illégales et de « transactions frauduleuses prouvées »


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Un NH-90 de l'armée Allemande (photo sous licence CC BY-SA 3.0 Wikimedia Commons)

Un NH-90 de l'armée Allemande (photo sous licence CC BY-SA 3.0 Wikimedia Commons)

La Grèce envisage d'exclure les entreprises allemandes Siemens et Rheinmetall ainsi que le constructeur franco-allemand Airbus Helicopters (ex Eurocopter) des marchés publics. En outre, le nouveau gouvernement grec entend porter la question des pratiques de ces trois entreprises à l'ordre du jour du Parlement européen.

S'exprimant sur ​​le site d'informations concernant la défense Onalert.gr, le Ministre de la Défense suppléant Kostas Ysichos (SYRIZA) a dit que ces trois entreprises doivent être exclues des marchés en raison de pratiques illégales, "les transactions frauduleuses prouvées qu'ils ont faites afin de se garantir des marchés publics".

"Rheinmetall a déjà été condamné en Allemagne pour des pots de vin" a dit Ysichos, ajoutant que les autorités grecques vont également enquêter sur la question.

Enquête concernant des contrats pour les hélicoptères NH90

Kostas Ysichos a également révélé que le ministère de la Défense va investiguer sur l'achat de 20 hélicoptères militaires NH90 commandés à NHIndustries.

En Août 2003, la Grèce a commandé 20 NH90 avec une option pour 14 autres. En Avril 2014, huit appareils NH90 avait été livrés. Les neuvième et dixième ont été livrés en novembre 2014.

Ysichos a précisé que malgré le fait que la Grèce avait un acompte de 263 million d'euros (42% du montant total), "les deux premiers hélicoptères ont été livrés en 2011, huit ans après la commande et le paiement".

L'enquête en cours se réfère principalement à des scandales possibles et au manque de transparence : "Nous étudions la question et en particulier les clauses du contrat. Il y a des clauses qui protègent le fabricant et pas l'acheteur. Pourquoi ?" a souligné le ministre suppléant de la Défense Ysichos, ajoutant que les conclusions de l'enquête devraient être soumises au parlement grec après 20 jours.

Ces nouvelles révélations sont la suite donnée à la volonté du nouveau ministre de la défense Panos Kammenos de rouvrir tous les dossiers liés aux contrats passés entre la Grèce et les entreprises de l'armement.