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Grèce : les tests VIH forcés confortés par une décision de justice

24 mars 2014

Droits de l'homme Justice femmes Grèce RUINES SIDA tests forcés VIH

Les avocats vont faire appel de la décision dans les prochaines semaines.


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Un procureur a rejeté la plainte co-signée par 5 femmes séropositives et des ONG, contre les médecins et les agents de police qui ont procédé à des examens médicaux à l'intérieur des centres de détention, mais aussi contre la direction du centre hellénique de contrôle et de prévention des maladies (KEELPNO), et le département de lutte contre la traite de l'état-major général de la police d'Athènes.

Une femme séropositive vilipendée à la télévision grecque

Une femme séropositive vilipendée à la télévision grecque

Initiée après la persécution d'une trentaine de femmes séropositives présentées comme des prostituées par les médias et une partie de la classe politique, la plainte avait pour objectif de dénoncer ces tests forcés et de rendre un semblant de justice à ces femmes qui ont été enfermées pendant plusieurs mois sur le simple fait d'être séropositives.

La décision envoie un message clair au nom du système de justice qu'il n'y avait rien d'illégal dans cette opération méprisable et que les tests forcés contre les personnes séropositives et les membres vulnérables de la population sont une pratique acceptable en Grèce aujourd'hui.

Les avocats vont faire appel de la décision dans les prochaines semaines.

Le 28 Mars, onze autres femmes seront jugées pour le même délit.

Vous pouvez faire un don au fond juridique qui aide ces femmes en cliquant ici.