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Grèce : des conditions de vie désastreuses dans les centres de détention pour migrants

21 février 2014

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Le documentaire de GlobalPost montre des images tournées dans le camp de Corinthe.


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En signe de protestation contre les conditions de détention épouvantables, des migrants du camp de détention de Corinthe s'étaient cousu leurs bouches et avaient entamé une grève de la faim. Une vidéo produite pour GlobalPost offre un rare aperçu de ce que le gouvernement grec offre aux migrants.

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Dans la vidéo, produite pour GlobalPost , un afghan nommé Farhad, détenu pendant 14 mois au centre de détention de Corinthe, a déclaré que les détenus étaient parqués dans une pièce et souvent battus par la police. En signe de protestation contre les conditions épouvantables, lui et d'autres s'étaient cousus leurs bouches et avaient entamé une grève de la faim.

"Nous n'avons pas eu le choix donc nous avons commencé une grève de la faim, nous nous sommes cousu la bouche et nous avons arrêté de manger et de boire. N'importe qui fera tout ce qu'il faut pour obtenir sa liberté. Certaines personnes ont tenté de se suicider pour se libérer, d'autres sont devenus fous là-dedans", a déclaré Farhad à Anna Giralt Gris , qui a réalisé le documentaire.

"En général, vous avez peur là bas, terrifié. Quand la police nous attaquait ils ne se souciaient pas de qui est qui, n'importe qui en face d'eux pourrait devenir une victime. Nous avions peur et tout le monde se cachait sous le lit".

Farhad, qui n'avait que 17 ans quand il est arrivé en Grèce, a obtenu l'asile politique en décembre dernier.

Un autre demandeur d'asile afghan, M. Abbas, a déclaré qu'il n'a pas vu la lumière du jour pendant six mois dans un centre de détention à Aspropyrgos, en dehors d'Athènes.

Quelques 6.500 migrants sont actuellement détenus dans les centres de détention de migrants en Grèce, qui sont co-financés par l'Union Européenne dans le cadre d'un effort pour limiter l'immigration.

La Cour européenne des droits de l'homme, la Commission de l'Union européenne pour la prévention de la torture et des ONG ont dénoncé à plusieurs reprises les conditions de vie dans ces centres inhumains et dégradants.