Grèce : cherche "femmes de chambre sans salaire, contre nourriture et gîte"


Le travail "volontaire" dans l'hôtellerie


29 novembre 2013 - 341 mots  
1402     dernière mise à jour le 13/12/2013   Comments

Une petite annonce à peine croyable parue dans un journal à Athènes a soulevé les fortes réactions de l’Union des employés du secteur hôtelier d’Héraklion et de la Fédération panhellénique du secteur HORECA. Comme l’explique le communiqué de l’Union, signé par le président, Giorgos Aretinis, et le secrétaire général, Nikos Kokolakis, la petite annonce demandait des « femmes de chambre sans salaire, contre l’offre de nourriture et de gîte. »

(photo d'archives : Reuters)

(photo d'archives : Reuters)

«Il s’agit bien entendu d’un incident extrême mais il est révélateur des intentions de nombreux employeurs et de la façon dont ils envisagent et vers où ils veulent mener le travail salarié. Ils demandent des esclaves dont le travail sera rémunéré par de la nourriture et un lit ! La dignité humaine et le besoin de survivre à l’échafaud » note le communiqué de la Confédération panhellénique des employés HORECA.

Dans tous les cas, l’ambiance ne semble pas bonne en Crète. Selon les déclarations du président de la Fédération panhellénique des employés HORECA, M. Panagiotis Proutzos : « Il existe un problème en Crète. L’on a l’intention d’abolir les conventions locales de travail. Certains estiment qu’il faudrait suivre l’exemple de Corfou. Mais, nous avons confiance aux unions des employés hôteliers de Crète. Elles sont en mesure de lutter et d’obtenir de bons résultats. La Fédération les soutiendra dans leur lutte. L’année dernière, les hôteliers de l’île était à nouveau particulièrement négatifs mais ils ont fini par signer la convention locale».

À propos de l’incident impliquant la petite-annonce, selon le président de la Fédération panhellénique, elle révèle l’intention qui existe de développer le travail volontaire dans le domaine du tourisme, ce qui est à condamner.